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Nombres complexes : conjugué d’un nombre complexe — Exercices 18 à 20

Nombres complexes : conjugué d'un nombre complexe — Exercices 18 à 20

2e Bac Sciences Mathématiques — Al Moufid

Le conjugué d'un nombre complexe est un outil fondamental pour effectuer des calculs, simplifier des expressions et reconnaître si un nombre complexe est réel ou imaginaire pur. Ses propriétés permettent souvent d'éviter de longs développements et de choisir la méthode la plus efficace.

Dans l'exercice 18, nous calculerons de deux façons différentes les conjugués de cinq nombres complexes : d'abord en passant par la forme algébrique, puis en appliquant directement les propriétés du conjugué. L'exercice 19 demandera de simplifier une expression contenant plusieurs conjugaisons et des quotients. Enfin, l'exercice 20 montrera comment démontrer qu'une expression complexe est réelle, sans nécessairement calculer sa partie imaginaire. Chaque correction présentera la règle utilisée, ses conditions d'application, les étapes du calcul et leur justification.

Rappel de cours — Le conjugué d'un nombre complexe

Soit \(z=x+iy\), avec \(x,y\in\mathbb R\). Le conjugué de \(z\) est :

\[ \boxed{\overline z=x-iy}. \]

La conjugaison conserve la partie réelle et change le signe de la partie imaginaire. Pour tous \(z,z'\in\mathbb C\), on dispose des propriétés :

\[ \overline{z+z'}=\overline z+\overline{z'}, \] \[ \overline{zz'}=\overline z\,\overline{z'}, \] \[ \overline{z^n}=(\overline z)^n, \qquad n\in\mathbb N. \]

Lorsque \(z'\neq0\), on peut également conjuguer un quotient :

\[ \overline{\left(\frac z{z'}\right)} = \frac{\overline z}{\overline{z'}}. \]

Enfin, deux critères permettent de reconnaître la nature d'un nombre complexe :

\[ z\in\mathbb R \Longleftrightarrow \overline z=z, \] \[ z\in i\mathbb R \Longleftrightarrow \overline z=-z. \]

Exercice 18 — Calcul de conjugués

Énoncé

Calculer de deux façons différentes le conjugué de chacun des nombres complexes suivants :

\[ z_1=(3+i)(2-3i),\qquad z_2=\frac{2+i}{3-i},\qquad z_3=\frac{-5}{3+4i}, \] \[ z_4=(1+2i)^3-(1-i)^4,\qquad z_5=\frac{(1+5i)i}{(4-i)^2}. \]
Stratégie générale. Deux démarches sont possibles. La première consiste à effectuer les opérations pour obtenir \(z=a+ib\), puis à écrire \(\overline z=a-ib\). La deuxième consiste à conjuguer directement les termes de l'expression en utilisant les propriétés du cours. Pour les quotients, nous vérifierons d'abord que les dénominateurs sont non nuls.

1) Calculer \(\overline{z_1}\)

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Repère de cours. Le conjugué d'un produit est égal au produit des conjugués : \[ \overline{ab}=\overline a\,\overline b. \] Cette propriété permet de conjuguer séparément les deux facteurs.
Méthode. Nous allons comparer deux procédures : développer le produit avant de conjuguer, ou conjuguer les facteurs avant de les multiplier.

Première façon : calculer \(z_1\), puis conjuguer.

On développe le produit en utilisant la distributivité et la relation \(i^2=-1\) :

\[ z_1=(3+i)(2-3i)=6-9i+2i-3i^2=9-7i. \]

La partie réelle vaut \(9\) et la partie imaginaire vaut \(-7\). La conjugaison change uniquement le signe de cette dernière :

\[ \overline{z_1}=9+7i. \]

Deuxième façon : utiliser le conjugué d'un produit.

Chaque facteur peut être conjugué séparément. Nous obtenons :

\[ \overline{z_1} =\overline{(3+i)}\,\overline{(2-3i)} =(3-i)(2+3i)=9+7i. \]
\[ \boxed{\overline{z_1}=9+7i}. \]
Interprétation. Les deux méthodes donnent le même résultat. La deuxième présente un avantage lorsque les facteurs sont simples à conjuguer : il n'est pas nécessaire de développer l'expression initiale.

2) Calculer \(\overline{z_2}\)

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Repère de cours. Pour deux nombres complexes \(a\) et \(b\), avec \(b\neq0\), on a : \[ \overline{\left(\frac ab\right)} =\frac{\overline a}{\overline b}. \] Pour écrire un quotient sous forme algébrique, on multiplie par le conjugué du dénominateur.
Conditions et méthode. Le dénominateur \(3-i\) est non nul. Nous pouvons donc utiliser les propriétés du quotient. Dans la première méthode, nous calculerons \(z_2\) ; dans la seconde, nous conjuguerons directement le quotient.

Première façon : écrire \(z_2\) sous forme algébrique.

On multiplie le numérateur et le dénominateur par \(3+i\). Le dénominateur devient réel puisque : \((3-i)(3+i)=10\).

\[ z_2=\frac{2+i}{3-i}\times\frac{3+i}{3+i} =\frac{(2+i)(3+i)}{10} =\frac{5+5i}{10} =\frac{1+i}{2}. \]

On conjugue alors la forme algébrique :

\[ \overline{z_2}=\frac{1-i}{2}. \]

Deuxième façon : utiliser le conjugué d'un quotient.

La propriété du cours permet de conjuguer séparément le numérateur et le dénominateur.

\[ \overline{z_2} =\frac{\overline{2+i}}{\overline{3-i}} =\frac{2-i}{3+i} =\frac{(2-i)(3-i)}{10} =\frac{1-i}{2}. \]
\[ \boxed{\overline{z_2}=\frac{1-i}{2}}. \]
Interprétation. La conjugaison d'un quotient ne consiste pas à changer uniquement le signe du dénominateur. Il faut conjuguer le numérateur et le dénominateur simultanément.

3) Calculer \(\overline{z_3}\)

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Repère de cours. Le conjugué d'un réel est ce réel lui-même. En particulier, \(\overline{-5}=-5\). Pour conjuguer un quotient, le dénominateur doit être non nul.
Méthode. Nous utilisons à nouveau deux démarches : simplifier le quotient initial, puis conjuguer ; ou conjuguer directement le quotient en conservant le numérateur réel.

Le dénominateur \(3+4i\) est non nul. Les calculs qui suivent sont donc définis.

Première façon : écrire \(z_3\) sous forme algébrique.

On multiplie par \(3-4i\). Le produit des deux nombres conjugués au dénominateur vaut \(3^2+4^2=25\).

\[ z_3=\frac{-5}{3+4i}\times\frac{3-4i}{3-4i} =\frac{-15+20i}{25} =-\frac35+\frac45 i. \]

On conserve la partie réelle et on change le signe de la partie imaginaire :

\[ \overline{z_3}=-\frac35-\frac45 i. \]

Deuxième façon : utiliser le conjugué d'un quotient.

Comme le numérateur est réel, son conjugué est encore \(-5\). On conjugue donc le dénominateur :

\[ \overline{z_3} =\frac{-5}{3-4i}\times\frac{3+4i}{3+4i} =\frac{-15-20i}{25} =-\frac35-\frac45 i. \]
\[ \boxed{\overline{z_3}=-\frac35-\frac45 i}. \]
Interprétation. Cet exemple montre que conjuguer un quotient de numérateur réel revient à conjuguer son dénominateur. Les deux méthodes restent équivalentes.

4) Calculer \(\overline{z_4}\)

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Repère de cours. La conjugaison est compatible avec les puissances naturelles : \[ \overline{z^n}=(\overline z)^n. \] Elle est également compatible avec la soustraction : \[ \overline{a-b}=\overline a-\overline b. \]
Méthode. La première méthode consiste à calculer les deux puissances avant de les soustraire. La deuxième consiste à appliquer les propriétés du conjugué directement à l'expression initiale.

Première façon : calculer \(z_4\).

Nous commençons par les puissances du nombre \(1+2i\) :

\[ (1+2i)^2=-3+4i, \]

donc :

\[ (1+2i)^3=(-3+4i)(1+2i)=-11-2i. \]

Pour le deuxième terme, nous calculons d'abord le carré, puis nous l'élevons à nouveau au carré :

\[ (1-i)^2=-2i \quad\text{et}\quad (1-i)^4=(-2i)^2=-4. \]

Ainsi :

\[ z_4=(-11-2i)-(-4)=-7-2i. \]

On conjugue le résultat obtenu :

\[ \overline{z_4}=-7+2i. \]

Deuxième façon : conjuguer directement l'expression.

Nous conjuguons chaque base tout en conservant ses puissances et le signe de soustraction :

\[ \overline{z_4} =(1-2i)^3-(1+i)^4 =(-11+2i)-(-4) =-7+2i. \]
\[ \boxed{\overline{z_4}=-7+2i}. \]
Interprétation. Le conjugué d'une puissance est la même puissance du conjugué. Cette propriété évite de refaire le développement complet de l'expression lorsque les puissances ont déjà été étudiées.

5) Calculer \(\overline{z_5}\)

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Repère de cours. Cette expression combine trois propriétés : le conjugué d'un produit, le conjugué d'un quotient et le conjugué d'une puissance. Il faut également rappeler que : \[ \overline i=-i. \]
Conditions et méthode. Comme \(4-i\neq0\), le dénominateur \((4-i)^2\) est non nul. Nous calculons d'abord le quotient, puis nous le conjuguerons. Ensuite, nous conjuguerons directement les différents facteurs pour obtenir une seconde vérification.

Première façon : écrire \(z_5\) sous forme algébrique.

Nous simplifions séparément le numérateur et le dénominateur. En utilisant \(i^2=-1\), on trouve :

\[ (1+5i)i=-5+i \quad\text{et}\quad (4-i)^2=15-8i. \]

Le quotient prend ainsi une forme dont le dénominateur peut être rendu réel grâce à son conjugué :

\[ z_5=\frac{-5+i}{15-8i} \times\frac{15+8i}{15+8i} =\frac{-83-25i}{289}. \]

On conserve la partie réelle et on change le signe de la partie imaginaire :

\[ \overline{z_5} =-\frac{83}{289}+\frac{25}{289}i. \]

Deuxième façon : utiliser les propriétés du conjugué.

On applique simultanément les propriétés du produit, de la puissance et du quotient. Le facteur \(i\) devient \(-i\).

\[ \overline{z_5} =\frac{\overline{(1+5i)i}}{\overline{(4-i)^2}} =\frac{(1-5i)(-i)}{(4+i)^2} =\frac{-5-i}{15+8i}. \]

Pour terminer, on multiplie le numérateur et le dénominateur par \(15-8i\) :

\[ \overline{z_5} =\frac{-5-i}{15+8i} \times\frac{15-8i}{15-8i} =\frac{-83+25i}{289}. \]
\[ \boxed{ \overline{z_5} =-\frac{83}{289}+\frac{25}{289}i }. \]
Interprétation. Les deux méthodes aboutissent au même nombre complexe. La deuxième est particulièrement instructive : une expression formée de plusieurs opérations peut être conjuguée en respectant chacune des propriétés correspondantes.
À retenir — Exercice 18. Lorsqu'on demande de calculer un conjugué de deux façons différentes, il faut distinguer les deux stratégies : calculer d'abord le nombre puis conjuguer, ou conjuguer directement l'expression avant de simplifier. Les propriétés du conjugué permettent de comparer les deux démarches.

Exercice 19 — Simplification d'une expression complexe

Énoncé

Soit \(z\) un nombre complexe différent de \(-1\). Simplifier l'expression :

\[ A=\overline{\left(\frac{-z}{i(z+1)}\right)} +i\,\frac{\overline{1-i(z+1)}}{\overline z+1}. \]
Stratégie. L'expression est constituée de deux termes contenant des conjugués. Nous allons d'abord vérifier que les quotients sont définis, puis simplifier chaque terme séparément. Une fois les deux termes exprimés avec le même dénominateur, nous pourrons les regrouper et rechercher une écriture plus simple.

Simplifier l'expression \(A\)

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Repère de cours. La conjugaison d'un quotient est autorisée lorsque le dénominateur est non nul. Il faut utiliser les relations : \[ \overline i=-i, \qquad \overline{ab}=\overline a\,\overline b, \qquad \overline{a+b}=\overline a+\overline b. \] Nous emploierons également \(i^2=-1\) et \(\frac1i=-i\).
Vérification des conditions. L'hypothèse \(z\neq-1\) implique \(z+1\neq0\). Par conjugaison, on a également \(\overline z+1\neq0\). Les deux termes de l'expression sont donc bien définis.

Première étape — Conjuguer le premier terme.

Nous utilisons le conjugué d'un quotient. Comme \(\overline i=-i\), le dénominateur conjugué contient le facteur \(-i\).

\[ \overline{\left(\frac{-z}{i(z+1)}\right)} =\frac{-\overline z}{\overline{i(z+1)}} =\frac{-\overline z}{-i(\overline z+1)} =\frac{\overline z}{i(\overline z+1)}. \]

Puisque \(\dfrac1i=-i\), cette expression devient :

\[ \overline{\left(\frac{-z}{i(z+1)}\right)} =-\frac{i\overline z}{\overline z+1}. \]

Deuxième étape — Simplifier le second terme.

Nous commençons par conjuguer le numérateur. La conjugaison change le signe du facteur \(i\).

\[ \overline{1-i(z+1)} =1+i(\overline z+1). \]

Nous remplaçons cette expression dans le deuxième terme :

\[ i\,\frac{\overline{1-i(z+1)}}{\overline z+1} =i\,\frac{1+i(\overline z+1)}{\overline z+1} =\frac{i+i^2(\overline z+1)}{\overline z+1}. \]

En utilisant \(i^2=-1\), nous obtenons :

\[ i\,\frac{\overline{1-i(z+1)}}{\overline z+1} =\frac{i-(\overline z+1)}{\overline z+1}. \]

Troisième étape — Regrouper les deux termes.

Les dénominateurs étant maintenant identiques, nous pouvons additionner les numérateurs.

\[ A=-\frac{i\overline z}{\overline z+1} +\frac{i-(\overline z+1)}{\overline z+1}. \]

Donc :

\[ A=\frac{-i\overline z+i-\overline z-1}{\overline z+1} =\frac{-(1+i)\overline z+i-1}{\overline z+1}. \]

Pour obtenir une écriture plus lisible, nous cherchons à faire apparaître le facteur \(\overline z+1\) dans le numérateur.

Or :

\[ -(1+i)+\frac{2i}{\overline z+1} =\frac{-(1+i)(\overline z+1)+2i}{\overline z+1} =\frac{-(1+i)\overline z+i-1}{\overline z+1}. \]

Cette dernière expression est identique à celle que nous avons obtenue après regroupement des deux termes.

\[ \boxed{ A=-(1+i)+\frac{2i}{\overline z+1} }. \]
Interprétation. L'expression initiale, qui contenait plusieurs conjugaisons, a été ramenée à la somme d'une constante complexe et d'un seul quotient. La condition \(z\neq-1\) reste nécessaire dans l'écriture finale.
Astuce. Pour simplifier une somme de fractions complexes, il est souvent avantageux de traiter les conjugaisons d'abord, puis de chercher un dénominateur commun. Une factorisation du numérateur peut ensuite faire apparaître une expression plus simple.

Exercice 20 — Montrer qu'un complexe est réel

Énoncé

Soit \(u\) un nombre complexe tel que \(u\ne1\) et \(u\overline u=1\). Soit \(z\) un nombre complexe non réel. Montrer que :

\[ Z=\frac{z-u\overline z}{1-u} \]

est réel.

Repère de cours — Caractérisation des complexes réels

Pour démontrer qu'un nombre complexe \(Z\) est réel, on peut utiliser :

\[ \boxed{ Z\in\mathbb R \Longleftrightarrow \overline Z=Z }. \]

Cette caractérisation est particulièrement utile lorsque \(Z\) est écrit à l'aide de plusieurs complexes et de leurs conjugués.

Nous utiliserons aussi la relation :

\[ u\overline u=1. \]

Elle montre que \(u\) est non nul et permet d'exprimer son conjugué en fonction de \(u\).

Démontrer que \(Z\in\mathbb R\)

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Stratégie. Pour montrer que \(Z\) est réel, nous allons calculer \(\overline Z\) et chercher à retrouver l'expression initiale de \(Z\). Avant d'effectuer ce calcul, nous vérifierons que les quotients utilisés sont définis.

Première étape — Exploiter les hypothèses.

On sait que :

\[ u\overline u=1. \]

Ce produit étant non nul, ses deux facteurs sont non nuls. En particulier, \(u\neq0\), ce qui permet de diviser par \(u\).

On en déduit :

\[ \overline u=\frac1u. \]

De plus, l'énoncé impose \(u\neq1\). Par conséquent :

\[ 1-u\neq0. \]

Le nombre complexe :

\[ Z=\frac{z-u\overline z}{1-u} \]

est donc bien défini.

Deuxième étape — Calculer \(\overline Z\).

Nous appliquons la propriété du conjugué d'un quotient. Le conjugué de \(z\) est \(\overline z\), et le conjugué de \(\overline z\) est \(z\).

\[ \overline Z =\overline{\left( \frac{z-u\overline z}{1-u} \right)} =\frac{\overline z-\overline u z}{1-\overline u}. \]

Nous utilisons alors le résultat de la première étape :

\[ \overline u=\frac1u. \]

En remplaçant, il vient :

\[ \overline Z =\frac{\overline z-\dfrac zu} {1-\dfrac1u}. \]

Comme \(u\neq0\), nous pouvons multiplier le numérateur et le dénominateur par \(u\).

\[ \overline Z =\frac{u\overline z-z}{u-1}. \]

Troisième étape — Retrouver l'expression initiale.

Le numérateur et le dénominateur sont les opposés de ceux de \(Z\). Or un quotient ne change pas lorsqu'on multiplie ses deux termes par \(-1\).

\[ \frac{u\overline z-z}{u-1} =\frac{-(z-u\overline z)}{-(1-u)} =\frac{z-u\overline z}{1-u} =Z. \]

Nous avons donc démontré que :

\[ \overline Z=Z. \]

D'après la caractérisation des nombres complexes réels, cette égalité entraîne :

\[ \boxed{Z\in\mathbb R}. \]
Interprétation. Nous n'avons pas eu besoin de calculer explicitement les parties réelle et imaginaire de \(Z\). La comparaison de \(Z\) avec son conjugué a permis de démontrer directement que sa partie imaginaire est nulle.
À retenir. Lorsqu'une expression contient à la fois des nombres complexes et leurs conjugués, le calcul de son propre conjugué constitue souvent une méthode plus naturelle que le passage à la forme algébrique. Il faut cependant justifier toutes les divisions effectuées.

À retenir

Le conjugué d'un nombre complexe permet de modifier le signe de sa partie imaginaire sans changer sa partie réelle. Les propriétés de conjugaison s'appliquent aux sommes, aux produits, aux puissances et aux quotients définis.

Dans un calcul de conjugué, deux méthodes sont possibles : calculer d'abord le complexe sous forme algébrique, puis conjuguer, ou appliquer directement les propriétés du cours. Le choix dépend de la structure de l'expression proposée.

Lorsqu'une expression contient plusieurs conjugués, il est généralement efficace de simplifier séparément ses termes avant de les regrouper. Les dénominateurs doivent toujours être vérifiés avant toute transformation.

Enfin, pour démontrer qu'un nombre complexe \(Z\) est réel, on peut établir l'égalité \(\overline Z=Z\). Cette méthode est particulièrement adaptée aux expressions qui font intervenir des nombres complexes et leurs conjugués.

Professeur Hammou Boudraa
Parcours Maths Maroc — PMM

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