Correction détaillée des exercices 15 à 17 — Arithmétique dans Z — Algorithme d’Euclide et PGCD — Manuel Al Moufid
Correction détaillée des exercices 15 à 17 — Arithmétique dans \(\mathbb Z\)
Manuel Al Moufid · 2e Bac Sciences Mathématiques
Les exercices 15 à 17 utilisent l’algorithme d’Euclide pour calculer un PGCD et produire une relation de Bézout. Ils passent de calculs numériques avec de grands entiers à la construction de solutions particulières d’équations linéaires dans ℤ².
Une rédaction bien organisée garde, à chaque division, l’expression du reste en fonction des deux nombres initiaux. Ce suivi réduit les erreurs de signes et évite de refaire tout le calcul à la fin. Pour les équations, la dernière vérification doit toujours utiliser les coefficients de l’énoncé.
Repères de cours — Algorithme d’Euclide et relation de Bézout
L’égalité \(a=bq+r\) donne \(\gcd(a,b)=\gcd(b,r)\). En répétant les divisions, le dernier reste non nul est le PGCD. Pour des entiers négatifs, le PGCD est celui de leurs valeurs absolues.
À chaque étape, écrire le reste sous la forme \(r=ua+vb\) permet d’obtenir, au dernier reste non nul, \(\gcd(a,b)=u_0a+v_0b\). Les coefficients \(u_0,v_0\) sont entiers, peuvent être négatifs et ne sont pas uniques.
Pour \((a,b)\ne(0,0)\), l’équation \(ax+by=c\) admet des solutions entières si et seulement si \(\gcd(a,b)\mid c\). Une relation de Bézout multipliée par \(c/\gcd(a,b)\) donne une solution particulière. La propriété \(\gcd(ka,kb)=|k|\gcd(a,b)\) permet de simplifier les coefficients communs.
Exercice 15
En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer \(a\wedge b\) dans chacun des cas suivants :
Lire la correction + Masquer la correction −
D’après la proposition 2, le PGCD est le dernier reste non nul de l’algorithme d’Euclide.
\[ \begin{aligned} a&=3b+r_1 &&\Longrightarrow\quad r_1=a-3b,\\[2mm] b&=2r_1+r_2 &&\Longrightarrow\quad r_2=b-2r_1=7b-2a,\\[2mm] r_1&=3r_2+r_3 &&\Longrightarrow\quad r_3=r_1-3r_2=7a-24b,\\[2mm] r_2&=8r_3+r_4 &&\Longrightarrow\quad r_4=r_2-8r_3=199b-58a,\\[2mm] r_3&=2r_4+r_5 &&\Longrightarrow\quad r_5=r_3-2r_4=123a-422b,\\[2mm] r_4&=5r_5+r_6 &&\Longrightarrow\quad r_6=r_4-5r_5=2309b-673a=120,\\[2mm] r_5&=2r_6. \end{aligned} \]Le dernier reste non nul est \(r_6=120\).
Lire la correction + Masquer la correction −
D’après la proposition 2, le PGCD est le dernier reste non nul de l’algorithme d’Euclide.
\[ \begin{aligned} a&=2b+r_1 &&\Longrightarrow\quad r_1=a-2b,\\[2mm] b&=3r_1+r_2 &&\Longrightarrow\quad r_2=b-3r_1=7b-3a,\\[2mm] r_1&=2r_2+r_3 &&\Longrightarrow\quad r_3=r_1-2r_2=7a-16b,\\[2mm] r_2&=3r_3+r_4 &&\Longrightarrow\quad r_4=r_2-3r_3=55b-24a=10395,\\[2mm] r_3&=2r_4. \end{aligned} \]Le dernier reste non nul est \(r_4=10395\).
Exercice 16
Déterminer \(b\) tel que :
\[ 600<b<1100 \qquad\text{et}\qquad 630\wedge b=105. \]Lire la correction + Masquer la correction −
Comme \(630\wedge b=105\), on a en particulier \(105/b\). Il existe donc \(k\in\mathbb N^*\) tel que :
\[ b=105k. \]D’autre part :
\[ 630=105\times6. \]D’après les propriétés du PGCD :
\[ 630\wedge b =(105\times6)\wedge(105k) =105(6\wedge k). \]Comme \(630\wedge b=105\), on obtient :
\[ 6\wedge k=1. \]Par ailleurs, les inégalités \(600<b<1100\) donnent :
\[ 600<105k<1100. \]D’où :
\[ k\in\{6;7;8;9;10\}. \]Parmi ces entiers, seul \(7\) est premier avec \(6\). Ainsi :
\[ k=7 \qquad\text{et}\qquad b=105\times7=735. \]Exercice 17
Les questions 1), 2) et 3) sont indépendantes.
On pose \(a=257\) et \(b=45\).
En utilisant l’algorithme d’Euclide, calculer \(a\wedge b\).
Lire la correction + Masquer la correction −
D’après la proposition 2, le PGCD est le dernier reste non nul de l’algorithme d’Euclide.
\[ \begin{aligned} a&=5b+r_1 &&\Longrightarrow\quad r_1=a-5b,\\[2mm] b&=r_1+r_2 &&\Longrightarrow\quad r_2=b-r_1=6b-a,\\[2mm] r_1&=2r_2+r_3 &&\Longrightarrow\quad r_3=r_1-2r_2=3a-17b,\\[2mm] r_2&=2r_3+r_4 &&\Longrightarrow\quad r_4=r_2-2r_3=40b-7a=1,\\[2mm] r_3&=6r_4. \end{aligned} \]Le dernier reste non nul est \(r_4=1\).
En déduire qu’il existe un couple \((\alpha;\beta)\in\mathbb Z^2\) tel que :
\[ a\alpha+\beta b=a\wedge b, \]où \(\alpha\) et \(\beta\) sont à déterminer.
Lire la correction + Masquer la correction −
La question précédente donne déjà le dernier reste sous la forme :
\[ 1=r_4=40b-7a. \]Donc :
\[ 1=-7a+40b=a\wedge b. \]En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer deux entiers relatifs \(x\) et \(y\) tels que :
\[ 1050x+735y=1050\wedge735. \]Lire la correction + Masquer la correction −
Le dernier reste non nul est \(r_2=105\). Ainsi :
\[ a\wedge b=105 \qquad\text{et}\qquad 105=-2a+3b. \]En revenant aux valeurs de \(a\) et \(b\), on obtient :
\[ 105=-2\times1050+3\times735. \]En utilisant l’algorithme d’Euclide, calculer \(137\wedge726\), puis déterminer \((x_0;y_0)\in\mathbb Z^2\) tel que :
\[ 726x_0+137y_0=1. \]Lire la correction + Masquer la correction −
Le dernier reste non nul est \(r_4=1\). Donc :
\[ a\wedge b=1. \]La même ligne donne directement :
\[ 1=-10a+53b =-10\times726+53\times137. \]
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