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Nombres complexes : forme algébrique et opérations — Exercices 1 à 3

Nombres complexes : forme algébrique et opérations — Exercices 1 à 3

Manuel Al Moufid · 2e Bac Sciences Mathématiques

Ces trois exercices consolident les premiers réflexes indispensables dans le calcul sur les nombres complexes. Il faut savoir remplacer un nombre complexe par sa valeur, développer des produits et des puissances en utilisant \(i^2=-1\), puis regrouper correctement les termes réels et les termes imaginaires pour obtenir la forme algébrique \(a+ib\). Les quotients demandent une attention supplémentaire : lorsque le dénominateur est complexe, son conjugué permet de transformer le dénominateur en un nombre réel. Enfin, lorsqu’un complexe dépend de \(z=x+iy\), l’écriture sous la forme \(A+iB\) permet de lire directement sa partie réelle et sa partie imaginaire. L’objectif est donc moins de mémoriser des calculs particuliers que de reconnaître la transformation adaptée à chaque expression.

Repère de cours — Forme algébrique et conjugué

Tout nombre complexe peut s’écrire sous la forme \[ z=x+iy, \] où \(x\) et \(y\) sont réels et \(i^2=-1\).

Lorsque \[ z=x+iy, \] on a \[ \operatorname{Re}(z)=x \qquad\text{et}\qquad \operatorname{Im}(z)=y. \] La partie imaginaire est donc le coefficient réel de \(i\), et non le terme \(iy\).

Pour mettre un quotient sous forme algébrique, on vérifie d’abord que son dénominateur est non nul. On peut ensuite multiplier le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur. En effet, si \(a\) et \(b\) sont réels, \[ (a+ib)(a-ib)=a^2+b^2, \] ce qui donne un dénominateur réel.

Exercice 1

Énoncé Pour tout \(z\in\mathbb C\), on pose : \[ z_1=3+iz \qquad \text{et} \qquad z_2=z+i(z^2+5). \] Écrire \(z_1\) et \(z_2\) sous la forme algébrique dans chacun des cas suivants : \[ 1)\ z=-i,\qquad 2)\ z=3+2i,\qquad 3)\ z=\frac{2+i}{2-i}. \]
Idée à reconnaître. Les expressions de \(z_1\) et \(z_2\) sont déjà données en fonction de \(z\). Dans les deux premiers cas, il suffit donc de remplacer \(z\) par la valeur indiquée, puis de développer en utilisant \(i^2=-1\). Dans le troisième cas, \(z\) est lui-même un quotient complexe : il est préférable de commencer par écrire ce quotient sous forme algébrique avant de le réutiliser dans \(z_1\) et \(z_2\).
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1) Cas \(z=-i\)

On commence par remplacer \(z\) par \(-i\). La seule règle algébrique particulière à utiliser est \(i^2=-1\).

On calcule : \[ z_1=3+i(-i)=3-i^2. \] Comme \(i^2=-1\), on obtient : \[ z_1=3+1=4. \]

Pour \(z_2\), il faut d’abord calculer \(z^2\), car ce terme intervient dans l’expression donnée.

Pour \(z_2\), on a : \[ z^2=(-i)^2=-1. \] Donc : \[ z_2=-i+i(-1+5)=-i+4i=3i. \]
\[ \boxed{z_1=4} \qquad \text{et} \qquad \boxed{z_2=3i}. \]
Les deux résultats sont bien sous forme algébrique : \(4=4+0i\) et \(3i=0+3i\).

2) Cas \(z=3+2i\)

Cette fois, \(z\) est déjà sous forme algébrique. On développe donc directement les expressions, puis on remplace chaque occurrence de \(i^2\) par \(-1\).

On calcule : \[ z_1=3+i(3+2i)=3+3i+2i^2. \] Comme \(i^2=-1\), alors : \[ z_1=3+3i-2=1+3i. \]

Dans \(z_2\), le terme \(z^2\) doit être déterminé avant d’effectuer l’addition et la multiplication par \(i\).

Calculons \(z^2\) : \[ z^2=(3+2i)^2=9+12i+4i^2. \] Donc : \[ z^2=9+12i-4=5+12i. \] Ainsi : \[ z^2+5=10+12i. \]
Alors : \[ i(z^2+5)=i(10+12i)=10i+12i^2. \] Donc : \[ i(z^2+5)=-12+10i. \] Par suite : \[ z_2=3+2i-12+10i=-9+12i. \]
\[ \boxed{z_1=1+3i} \qquad \text{et} \qquad \boxed{z_2=-9+12i}. \]
Le réflexe essentiel est de regrouper séparément les termes réels et les coefficients de \(i\). C’est cette organisation qui permet d’obtenir immédiatement la forme \(a+ib\).

3) Cas \(\displaystyle z=\frac{2+i}{2-i}\)

Avant de remplacer \(z\) dans \(z_1\) et \(z_2\), il est utile de mettre \(z\) lui-même sous forme algébrique. Le dénominateur est un nombre complexe non réel : on utilise donc son conjugué.

Le dénominateur est non nul : \[ 2-i\neq0. \] La division est donc définie.
On multiplie par le conjugué du dénominateur : \[ z=\frac{2+i}{2-i}\times\frac{2+i}{2+i}. \] Donc : \[ z=\frac{(2+i)^2}{2^2+1^2}. \]
Or : \[ (2+i)^2=4+4i+i^2=3+4i. \] Ainsi : \[ z=\frac{3+4i}{5} =\frac35+\frac45 i. \]

Maintenant que \(z\) est sous forme algébrique, on peut reprendre exactement les expressions définissant \(z_1\) et \(z_2\).

Calculons \(z_1\) : \[ z_1=3+i\left(\frac35+\frac45i\right). \] Donc : \[ z_1=3+\frac35 i+\frac45 i^2. \] Comme \(i^2=-1\), on obtient : \[ z_1=3-\frac45+\frac35 i =\frac{11}{5}+\frac35 i. \]
Calculons maintenant \(z_2\). On a : \[ z^2=\left(\frac35+\frac45i\right)^2. \] Donc : \[ z^2=\frac9{25}+\frac{24}{25}i+\frac{16}{25}i^2 =-\frac7{25}+\frac{24}{25}i. \] Par suite : \[ z^2+5=\frac{118}{25}+\frac{24}{25}i. \]
Alors : \[ i(z^2+5) =i\left(\frac{118}{25}+\frac{24}{25}i\right) =-\frac{24}{25}+\frac{118}{25}i. \] Donc : \[ z_2=\frac35+\frac45i-\frac{24}{25}+\frac{118}{25}i. \] Ainsi : \[ z_2=\frac{15-24}{25}+\frac{20+118}{25}i =-\frac9{25}+\frac{138}{25}i. \]
\[ \boxed{z_1=\frac{11}{5}+\frac35 i} \qquad \text{et} \qquad \boxed{z_2=-\frac9{25}+\frac{138}{25}i}. \]
Ce troisième cas ajoute un réflexe important : lorsqu’une valeur de \(z\) est donnée sous forme de quotient, la simplifier d’abord évite de transporter inutilement une fraction complexe dans tous les calculs suivants.

Exercice 2

Énoncé Déterminer la forme algébrique de chacun des nombres complexes suivants : \[ A=(1-10i)(5+3i), \] \[ B=\sqrt3+i-(5i+\sqrt3)^2, \] \[ C=\left(\frac{\sqrt3}{2}-\frac12 i\right)^2, \] \[ D=\left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)^3, \] \[ U=\frac{3+i\sqrt5}{3-i\sqrt5}, \quad V=\frac1{\sqrt3-2i}, \quad W=\frac{-1+7i}{2-3i}, \] \[ X=\frac{(4-6i)^2}{(2+i)(1+3i)}, \quad Y=\frac{(i+1)(i+2)(5-7i)}{2i^8}. \]
Idée à reconnaître. Toutes les expressions doivent finalement prendre la forme \(a+ib\), mais elles ne demandent pas exactement la même transformation. Pour les produits et les puissances, on développe puis on utilise \(i^2=-1\). Pour les quotients dont le dénominateur est complexe, on vérifie d’abord que celui-ci est non nul puis on utilise son conjugué. Enfin, pour une puissance de \(i\), il est utile d’exploiter la périodicité donnée par \(i^4=1\).
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1) Calcul de \(A\)

Il s’agit d’un produit de deux nombres complexes déjà sous forme algébrique. On développe donc comme un produit algébrique ordinaire, puis on remplace \(i^2\).

\[ A=(1-10i)(5+3i). \] En développant : \[ A=5+3i-50i-30i^2. \] Comme \(i^2=-1\), on obtient : \[ A=5-47i+30=35-47i. \]
\[ \boxed{A=35-47i}. \]

2) Calcul de \(B\)

On calcule d’abord le carré placé entre parenthèses. Il faudra ensuite faire attention au signe « moins » situé devant ce carré.

\[ B=\sqrt3+i-(5i+\sqrt3)^2. \] On calcule : \[ (5i+\sqrt3)^2=25i^2+10\sqrt3 i+3. \] Donc : \[ (5i+\sqrt3)^2=-25+3+10\sqrt3 i =-22+10\sqrt3 i. \]
Par suite : \[ B=\sqrt3+i-(-22+10\sqrt3 i). \] Ainsi : \[ B=22+\sqrt3+(1-10\sqrt3)i. \]
\[ \boxed{B=22+\sqrt3+(1-10\sqrt3)i}. \]

3) Calcul de \(C\)

Le nombre \(C\) est le carré d’un complexe. Après développement, les termes sans \(i\) sont regroupés pour faire apparaître directement la forme algébrique.

\[ C=\left(\frac{\sqrt3}{2}-\frac12 i\right)^2. \] Donc : \[ C=\frac34-\frac{\sqrt3}{2}i+\frac14i^2. \] Comme \(i^2=-1\), alors : \[ C=\frac34-\frac14-\frac{\sqrt3}{2}i. \] Ainsi : \[ C=\frac12-\frac{\sqrt3}{2}i. \]
\[ \boxed{C=\frac12-\frac{\sqrt3}{2}i}. \]

4) Calcul de \(D\)

Pour calculer le cube, la correction commence par déterminer le carré. La valeur obtenue est précisément le conjugué du facteur restant : leur produit devient alors réel.

\[ D=\left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)^3. \] Calculons d’abord le carré : \[ \left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)^2 = \frac14-\frac{\sqrt3}{2}i+\frac34i^2. \] Donc : \[ \left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)^2 = -\frac12-\frac{\sqrt3}{2}i. \]
Alors : \[ D=\left(-\frac12-\frac{\sqrt3}{2}i\right) \left(-\frac12+\frac{\sqrt3}{2}i\right). \] C’est le produit d’un complexe par son conjugué : \[ D=\frac14+\frac34=1. \]
\[ \boxed{D=1}. \]

5) Calcul de \(U\)

Le dénominateur contient une partie imaginaire. Pour obtenir un dénominateur réel, on le multiplie par son conjugué, après avoir vérifié qu’il n’est pas nul.

Le dénominateur est non nul : \[ 3-i\sqrt5\neq0. \]
\[ U=\frac{3+i\sqrt5}{3-i\sqrt5}. \] On multiplie par le conjugué du dénominateur : \[ U=\frac{3+i\sqrt5}{3-i\sqrt5} \times \frac{3+i\sqrt5}{3+i\sqrt5}. \] Donc : \[ U=\frac{(3+i\sqrt5)^2}{3^2+(\sqrt5)^2}. \]
Or : \[ (3+i\sqrt5)^2=9+6i\sqrt5+5i^2=4+6i\sqrt5. \] Et : \[ 3^2+(\sqrt5)^2=14. \] Donc : \[ U=\frac{4+6i\sqrt5}{14} =\frac27+\frac{3\sqrt5}{7}i. \]
\[ \boxed{U=\frac27+\frac{3\sqrt5}{7}i}. \]

6) Calcul de \(V\)

On applique le même principe : le conjugué transforme le dénominateur \(\sqrt3-2i\) en la somme réelle \(3+4\).

Le dénominateur est non nul : \[ \sqrt3-2i\neq0. \]
\[ V=\frac1{\sqrt3-2i}. \] On multiplie par le conjugué : \[ V=\frac1{\sqrt3-2i} \times \frac{\sqrt3+2i}{\sqrt3+2i}. \] Donc : \[ V=\frac{\sqrt3+2i}{3+4} =\frac{\sqrt3}{7}+\frac27i. \]
\[ \boxed{V=\frac{\sqrt3}{7}+\frac27i}. \]

7) Calcul de \(W\)

Le quotient est traité de la même manière, mais cette fois le numérateur doit également être développé après multiplication par le conjugué.

Le dénominateur est non nul : \[ 2-3i\neq0. \]
\[ W=\frac{-1+7i}{2-3i}. \] On multiplie par le conjugué : \[ W=\frac{-1+7i}{2-3i} \times \frac{2+3i}{2+3i}. \]
Au numérateur : \[ (-1+7i)(2+3i) = -2-3i+14i+21i^2. \] Donc : \[ (-1+7i)(2+3i)=-23+11i. \] Au dénominateur : \[ (2-3i)(2+3i)=4+9=13. \] Ainsi : \[ W=-\frac{23}{13}+\frac{11}{13}i. \]
\[ \boxed{W=-\frac{23}{13}+\frac{11}{13}i}. \]

8) Calcul de \(X\)

Ici, il est plus lisible de calculer d’abord séparément le numérateur et le dénominateur. Une fois ces deux expressions simplifiées, on retrouve un quotient de deux nombres complexes auquel on peut appliquer la règle précédente.

\[ X=\frac{(4-6i)^2}{(2+i)(1+3i)}. \] On calcule : \[ (4-6i)^2=16-48i+36i^2=-20-48i. \] Et : \[ (2+i)(1+3i)=2+6i+i+3i^2=-1+7i. \] Donc : \[ X=\frac{-20-48i}{-1+7i}. \]
Le dénominateur \(-1+7i\) est non nul.
On multiplie par son conjugué : \[ X=\frac{(-20-48i)(-1-7i)}{(-1)^2+7^2}. \] Au numérateur : \[ (-20-48i)(-1-7i) = 20+140i+48i+336i^2. \] Donc : \[ (-20-48i)(-1-7i)=-316+188i. \] Au dénominateur : \[ (-1)^2+7^2=50. \] Ainsi : \[ X=\frac{-316+188i}{50} =-\frac{158}{25}+\frac{94}{25}i. \]
\[ \boxed{X=-\frac{158}{25}+\frac{94}{25}i}. \]

9) Calcul de \(Y\)

Le dénominateur contient une puissance de \(i\). Avant de développer le numérateur, on simplifie donc cette puissance à l’aide de \(i^4=1\).

\[ Y=\frac{(i+1)(i+2)(5-7i)}{2i^8}. \] Comme : \[ i^4=1, \] alors : \[ i^8=(i^4)^2=1. \] Donc : \[ 2i^8=2. \]
Calculons le numérateur : \[ (i+1)(i+2)=(1+i)(2+i). \] Donc : \[ (1+i)(2+i)=2+i+2i+i^2=1+3i. \] Ainsi : \[ (1+3i)(5-7i)=5-7i+15i-21i^2. \] Donc : \[ (1+3i)(5-7i)=26+8i. \]
Par suite : \[ Y=\frac{26+8i}{2}=13+4i. \]
\[ \boxed{Y=13+4i}. \]
Dans cet exercice, plusieurs écritures différentes conduisent au même objectif : obtenir \(a+ib\). Le type de l’expression indique la transformation prioritaire : développement pour un produit, réduction des puissances de \(i\), ou utilisation du conjugué lorsqu’un complexe apparaît au dénominateur.

Exercice 3

Énoncé Soit \(z\) un nombre complexe différent de \(-1\). On pose : \[ z=x+iy \quad \text{avec} \quad (x;y)\in\mathbb R^2. \] Déterminer la partie réelle et la partie imaginaire du nombre \(Z\) dans chacun des cas suivants : \[ Z=z^2-2iz-1, \] \[ Z=\frac{4iz+3}{z+1}. \]
Idée à reconnaître. Pour déterminer \(\operatorname{Re}(Z)\) et \(\operatorname{Im}(Z)\), l’objectif est d’écrire \(Z\) sous la forme \(A+iB\), avec \(A\) et \(B\) réels. Dans le premier cas, un développement suffit. Dans le second, le dénominateur dépend de \(x\) et \(y\) : on utilise son conjugué pour obtenir au dénominateur une quantité réelle.
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1er cas : \(Z=z^2-2iz-1\)

Comme \(z=x+iy\), on développe séparément \(z^2\) et \(-2iz\), puis on regroupe les termes réels d’un côté et les coefficients de \(i\) de l’autre.

On a : \[ z=x+iy. \] Donc : \[ z^2=(x+iy)^2=x^2-y^2+2xyi. \]
Calculons : \[ -2iz=-2i(x+iy). \] Donc : \[ -2iz=-2xi-2i^2y. \] Comme \(i^2=-1\), on obtient : \[ -2iz=2y-2xi. \]

Il reste maintenant à rassembler les termes. Cette étape est essentielle puisque la partie réelle et la partie imaginaire se lisent uniquement lorsque \(Z\) est écrit sous la forme \(A+iB\).

Ainsi : \[ Z=x^2-y^2+2xyi+2y-2xi-1. \] En regroupant la partie réelle et la partie imaginaire : \[ Z=x^2-y^2+2y-1+i(2xy-2x). \]
\[ \boxed{\operatorname{Re}(Z)=x^2-y^2+2y-1} \] et \[ \boxed{\operatorname{Im}(Z)=2xy-2x=2x(y-1)}. \]
L’expression est désormais sous la forme \(A+iB\). La partie réelle est donc le terme qui ne contient pas \(i\), tandis que la partie imaginaire est le coefficient réel de \(i\).

2ème cas : \(\displaystyle Z=\frac{4iz+3}{z+1}\)

Avant toute manipulation du quotient, on utilise l’hypothèse \(z\neq-1\). Elle garantit précisément que le dénominateur \(z+1\) n’est pas nul.

Comme \(z\neq -1\), on a : \[ z+1\neq0. \] Le quotient est donc bien défini.
On écrit : \[ z+1=x+1+iy. \] De plus : \[ 4iz+3=4i(x+iy)+3. \] Donc : \[ 4iz+3=3-4y+4xi. \] Ainsi : \[ Z=\frac{3-4y+4xi}{x+1+iy}. \]

Le dénominateur possède encore une partie imaginaire. On multiplie donc par son conjugué \(x+1-iy\). Le produit obtenu au dénominateur est réel.

On multiplie par le conjugué du dénominateur : \[ Z= \frac{(3-4y+4xi)(x+1-iy)} {(x+1)^2+y^2}. \] Comme \(z\neq -1\), alors : \[ (x+1)^2+y^2\neq0. \]

Pour identifier \(\operatorname{Re}(Z)\) et \(\operatorname{Im}(Z)\), on sépare maintenant les deux parties du numérateur.

Calculons le numérateur : \[ (3-4y+4xi)(x+1-iy). \] Sa partie réelle est : \[ (3-4y)(x+1)+4xy. \] Donc : \[ (3-4y)(x+1)+4xy = 3x+3-4xy-4y+4xy. \] Ainsi, la partie réelle du numérateur est : \[ 3x-4y+3. \]
Sa partie imaginaire est : \[ -(3-4y)y+4x(x+1). \] Donc : \[ -(3-4y)y+4x(x+1) = -3y+4y^2+4x^2+4x. \] Ainsi, la partie imaginaire du numérateur est : \[ 4x^2+4x+4y^2-3y. \]
Par conséquent : \[ Z= \frac{3x-4y+3}{(x+1)^2+y^2} + i\frac{4x^2+4x+4y^2-3y}{(x+1)^2+y^2}. \]
\[ \boxed{ \operatorname{Re}(Z)= \frac{3x-4y+3}{(x+1)^2+y^2} } \] et \[ \boxed{ \operatorname{Im}(Z)= \frac{4x^2+4x+4y^2-3y}{(x+1)^2+y^2} }. \]
La condition \(z\neq-1\) joue donc deux rôles dans le raisonnement : elle assure que le quotient initial est défini et garantit également que \((x+1)^2+y^2\) n’est pas nul. Une fois le dénominateur rendu réel, la lecture des parties réelle et imaginaire devient directe.
À retenir.

Ces trois exercices mettent en place les réflexes algébriques fondamentaux du chapitre. Pour obtenir la forme algébrique d’un nombre complexe, on développe, on utilise \(i^2=-1\), puis on regroupe séparément la partie réelle et le coefficient de \(i\). Lorsqu’un quotient possède un dénominateur complexe non réel, il faut d’abord vérifier que ce dénominateur est non nul puis utiliser son conjugué afin d’obtenir un dénominateur réel.

Enfin, pour déterminer une partie réelle et une partie imaginaire, le but est toujours d’atteindre une écriture \(A+iB\). On peut alors lire directement \(\operatorname{Re}(Z)=A\) et \(\operatorname{Im}(Z)=B\). Ces réflexes seront réutilisés dans la suite du chapitre, notamment dès que les calculs sur les complexes deviennent plus élaborés.

Correction rédigée par Professeur Hammou Boudraa — Parcours Maths Maroc (PMM)
Lycée Oum Erbiaâ — M’rirt

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