Correction des exercices 1 à 22 — Logique
1re Bac Sciences Expérimentales · Parcours Maths Maroc
Objectifs et parcours de résolution
Les exercices 1 à 22 travaillent la formulation des propositions, les quantificateurs et les différentes façons de démontrer ou de réfuter un énoncé. Le premier exercice distingue une propriété dépendant de paramètres d’une proposition obtenue après leur fixation. Cette attention aux variables prépare les preuves suivantes : avant de calculer, il faut savoir ce qui est supposé, ce qui est recherché et sur quel ensemble porte l’affirmation.
Repères de cours utiles
La valeur de vérité d’un énoncé dépend de l’ensemble dans lequel ses variables sont prises. Une proposition ne comporte plus de variable libre ; une propriété contenant un paramètre peut devenir vraie ou fausse suivant la valeur de ce paramètre.
La négation de « pour tout \(x\) dans \(E\), \(P(x)\) » est « il existe \(x\) dans \(E\) tel que \(P(x)\) soit fausse ». La négation d’une existence est une affirmation universelle portant sur la propriété contraire. L’ensemble \(E\) reste le même.
Pour démontrer une implication, partir de son hypothèse et obtenir sa conclusion. Pour une équivalence, établir les deux implications. Un seul contre-exemple suffit à réfuter une affirmation universelle, mais plusieurs exemples favorables ne la démontrent pas.
Méthode de travail sur ce sujet
Pour une négation, changer le quantificateur et nier la propriété, en conservant son domaine. Pour une implication, écrire explicitement l’hypothèse de départ.
Pour une affirmation universelle fausse, choisir un contre-exemple appartenant à l’ensemble annoncé. Pour une équivalence vraie, vérifier les deux sens et les conditions d’existence des expressions.
Exercice 1
Soit \(a\in\mathbb R\). On considère :
\[ P(a): \quad \forall x\in\mathbb R,\qquad x^2+(a-2)x+a\ge0. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Considérons :
\[ R(a,x): \quad x^2+(a-2)x+a\ge0. \]Comme cet énoncé dépend de \(a\) et de \(x\), \(R(a,x)\) est une fonction propositionnelle.
Dans
\[ P(a): \quad \forall x\in\mathbb R,\ R(a,x), \]la variable \(x\) est liée par le quantificateur universel. Il reste donc le paramètre \(a\). Ainsi \(P(a)\) est une fonction propositionnelle dépendant de \(a\).
Pour chaque valeur fixée de \(a\), \(P(a)\) devient une proposition vraie ou fausse.
Fixons maintenant \(a\). L’expression
\[ x^2+(a-2)x+a \]est un trinôme du second degré en \(x\), dont le coefficient dominant est \(1>0\).
Pour que \(P(a)\) soit vraie, ce trinôme doit être positif ou nul pour tout réel \(x\).
Calculons son discriminant par rapport à \(x\) :
\[ \Delta_x = (a-2)^2-4a = a^2-8a+4. \]La proposition \(P(a)\) est donc vraie si et seulement si :
\[ a^2-8a+4\le0. \]Le discriminant de \(a^2-8a+4\) est :
\[ \Delta_a = 64-16 = 48. \] Ses deux racines sont : \[ a_1=4-2\sqrt3, \qquad a_2=4+2\sqrt3. \]Son coefficient dominant étant positif :
\[ a^2-8a+4\le0 \] si et seulement si \[ 4-2\sqrt3 \le a\le 4+2\sqrt3. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
La négation de
\[ \forall x\in E,\quad R(x) \]est
\[ \exists x\in E,\quad \neg R(x). \]De plus, la négation de
\[ x^2+(a-2)x+a\ge0 \]est
\[ x^2+(a-2)x+a<0. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
D’après la question 1 :
\[ P(a) \text{ est vraie} \iff a\in [\,4-2\sqrt3,\;4+2\sqrt3\,]. \]Par conséquent :
Afficher la correction + Masquer la correction −
Lorsque \(P(a)\) est fausse :
\[ \Delta_x>0. \] Écrivons : \[ x^2+(a-2)x+a = \left( x+\frac{a-2}{2} \right)^2 - \frac{\Delta_x}{4}. \]Choisissons :
\[ x_0 = \frac{2-a}{2}. \]Le carré s’annule et :
\[ x_0^2+(a-2)x_0+a = -\frac{\Delta_x}{4} <0. \]Exercice 2
Soit \(a\in\mathbb R\). On considère :
\[ P(a): \quad \forall x\in\mathbb R,\ \exists y\in\mathbb R, \quad y^2=x^2+a, \] et \[ Q(a): \quad \exists y\in\mathbb R,\ \forall x\in\mathbb R, \quad y^2=x^2+a. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Dans \(P(a)\), le quantificateur \(\forall x\) vient avant \(\exists y\). Cela signifie que, pour chaque valeur de \(x\), on est autorisé à choisir une valeur de \(y\) adaptée à ce \(x\).
Pour \(x\) fixé, l’équation
\[ y^2=x^2+a \]admet une solution réelle si et seulement si :
\[ x^2+a\ge0. \]Cette condition doit être satisfaite pour tout \(x\). Or la plus petite valeur de \(x^2\) est \(0\), obtenue pour \(x=0\).
Il faut donc et il suffit que :
\[ a\ge0. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(P(a)\) est fausse, alors \(a<0\).
Pour réfuter la proposition universelle, choisissons :
\[ x=0. \] L’équation devient : \[ y^2=a. \]Comme \(a<0\), aucun réel \(y\) ne convient.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Dans \(Q(a)\), on doit d’abord choisir un seul réel \(y\). Ce même \(y\) doit ensuite convenir pour tous les réels \(x\).
Supposons qu’un tel \(y\) existe.
Pour \(x=0\) : \[ y^2=a. \] Pour \(x=1\) : \[ y^2=a+1. \] On aurait donc : \[ a=a+1, \] ce qui est impossible.Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour \(a\ge0\), on a :
\[ x^2+a\ge0. \]On peut donc choisir :
\[ \boxed{ y=\sqrt{x^2+a}. } \]Ce choix montre bien que le réel \(y\) peut dépendre du réel \(x\), ce qui correspond exactement à l’ordre \(\forall x\,\exists y\).
Exercice 3
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(x\in\mathbb Q\), alors \(2x+3\in\mathbb Q\) et \(x+1\in\mathbb Q^*\).
Le quotient de deux rationnels dont le dénominateur est non nul est rationnel.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Supposons :
\[ T(x)=r, \qquad r\in\mathbb Q. \] Alors : \[ r=\frac{2x+3}{x+1}. \] Donc : \[ (r-2)x=3-r. \]On ne peut pas avoir \(r=2\), car cela conduirait à \(3=2\).
Ainsi : \[ x=\frac{3-r}{r-2}. \] Comme \(r\in\mathbb Q\) :Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Exercice 4
Soient \(a,b\in\mathbb Z\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour travailler sur la parité, on distingue naturellement les deux possibilités : un entier est pair ou impair. Le carré d’un entier a la même parité que cet entier.
Ainsi, \(a^2+b^2\) est impair exactement lorsqu’un des deux carrés est pair et l’autre impair.
Afficher la correction + Masquer la correction −
D’après la question précédente, si \(a\) et \(b\) avaient des parités différentes, alors \(a^2+b^2\) serait impair.
Donc, si \(a^2+b^2\) est pair, \(a\) et \(b\) ont nécessairement la même parité.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le carré d’un entier impair laisse le reste \(1\) dans la division par \(4\).
Ainsi : \[ a^2\equiv1\,[4], \qquad b^2\equiv1\,[4]. \] Donc : \[ a^2+b^2\equiv2\,[4]. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Comme on doit établir une équivalence, il faut démontrer les deux implications.
Supposons d’abord :
\[ 4\mid(a^2+b^2). \]Alors \(a^2+b^2\) est pair, donc \(a\) et \(b\) ont la même parité. Ils ne peuvent pas être tous les deux impairs d’après la question 3. Ils sont donc tous les deux pairs.
Réciproquement, si
\[ a=2p, \qquad b=2q, \] alors : \[ a^2+b^2 = 4(p^2+q^2). \] Donc : \[ 4\mid(a^2+b^2). \]Exercice 5
Pour \(n\in\mathbb N\), on pose :
\[ S_n=\frac{n(n+1)(2n+1)}6. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Les entiers \(n\) et \(n+1\) sont consécutifs. L’un des deux est donc pair.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Tout entier donne l’un des trois restes \(0\), \(1\) ou \(2\) dans la division par \(3\). On étudie donc séparément ces trois cas.
Si \(n=3k\), le facteur \(n\) est divisible par \(3\).
Si \(n=3k+1\), alors :
\[ 2n+1=6k+3=3(2k+1). \]Si \(n=3k+2\), alors :
\[ n+1=3(k+1). \]Dans tous les cas, le produit possède un facteur divisible par \(3\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le produit est divisible par \(2\) et par \(3\). Comme \(2\) et \(3\) sont premiers entre eux, il est divisible par \(6\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
On calcule directement la différence entre deux termes consécutifs :
\[ \begin{aligned} S_{n+1}-S_n &= \frac{(n+1)(n+2)(2n+3) - n(n+1)(2n+1)}6\\ &= \frac{n+1}{6} \left[ (n+2)(2n+3)-n(2n+1) \right]. \end{aligned} \] Or : \[ (n+2)(2n+3)-n(2n+1) = 6(n+1). \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Une démonstration par récurrence comporte une initialisation, une hypothèse de récurrence, l’hérédité, puis la conclusion.
Pour \(n=1\) :
\[ 1^2 = 1 = \frac{1\times2\times3}{6}. \]La propriété est vraie au rang \(1\).
Supposons maintenant :
\[ 1^2+\cdots+n^2=S_n. \] Alors : \[ 1^2+\cdots+n^2+(n+1)^2 = S_n+(n+1)^2. \]Or, d’après la question précédente :
\[ S_n+(n+1)^2 = S_{n+1}. \]La propriété est donc héréditaire.
Exercice 6
Soient \(A,B,C\) trois parties d’un ensemble \(E\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Dire que \(x\in B\cap C\) signifie simultanément :
\[ x\in B \quad\text{et}\quad x\in C. \]L’inclusion précédente revient donc à exiger que tout élément de \(A\) appartienne à \(B\) et à \(C\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(B\cup C\subseteq A\), alors tout élément de \(B\) et tout élément de \(C\) appartient à \(A\). Donc :
\[ B\subseteq A \qquad\text{et}\qquad C\subseteq A. \]Réciproquement, si ces deux inclusions sont vraies, tout élément de \(B\cup C\) appartient à \(A\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le passage au complémentaire inverse l’inclusion :
\[ A\subseteq B\cap C \iff \overline{B\cap C}\subseteq\overline A. \]Puis :
\[ \overline{B\cap C} = \overline B\cup\overline C. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Exercice 7
Soient \(x,y\in\mathbb R\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
On utilise la positivité d’un carré :
\[ (x-y)^2\ge0. \] Ainsi : \[ x^2-2xy+y^2\ge0, \] donc : \[ 2xy\le x^2+y^2. \] En ajoutant \(x^2+y^2\) :Afficher la correction + Masquer la correction −
Sous l’hypothèse \(x+y=2\) :
\[ (x+y)^2=4. \] Donc : \[ 4\le2(x^2+y^2). \]Afficher la correction + Masquer la correction −
L’égalité a lieu lorsque le carré utilisé au départ s’annule :
\[ (x-y)^2=0. \] Donc : \[ x=y. \] Avec \(x+y=2\) :Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
La première question fournit une information plus précise que la simple contraposée :
\[ (x+y)^2 \le 2(x^2+y^2). \] Si : \[ x^2+y^2<2, \] alors : \[ (x+y)^2<4. \]Exercice 8
On travaille dans \(\mathbb Z\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Un entier est de l’une des formes \(3k\), \(3k+1\) ou \(3k+2\). Sous l’hypothèse \(3\nmid n\), il reste donc seulement les deux derniers cas.
Si :
\[ n=3k+1, \] alors : \[ n^2 = 3(3k^2+2k)+1. \]Si :
\[ n=3k+2, \] alors : \[ n^2 = 3(3k^2+4k+1)+1. \]Dans les deux cas, \(n^2\) n’est pas divisible par \(3\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Un carré entier laisse dans la division par \(3\) le reste \(0\) ou \(1\).
Si :
\[ a^2+b^2\equiv0\,[3], \]la seule possibilité est :
\[ a^2\equiv0\,[3], \qquad b^2\equiv0\,[3]. \]La question précédente permet alors de revenir des carrés aux entiers eux-mêmes :
Afficher la correction + Masquer la correction −
Supposons :
\[ 3\mid a \qquad\text{et}\qquad 3\mid b. \]Il existe \(p,q\in\mathbb Z\) tels que :
\[ a=3p, \qquad b=3q. \] Alors : \[ a^2+b^2=9(p^2+q^2). \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Exercice 9
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
On doit démontrer une proposition universelle : l’inégalité doit être vraie pour tout réel \(x\). La forme obtenue à la question précédente rend cette vérification immédiate grâce à la positivité d’un carré.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Soit donc \(y\ge2\).
On cherche : \[ (x-1)^2+2=y. \] Donc : \[ (x-1)^2=y-2. \]Comme \(y-2\ge0\), on peut choisir :
\[ x=1+\sqrt{y-2}. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
On sait que :
\[ f(x)\ge2 \]pour tout réel \(x\).
Prenons \(y=0\). Il n’existe aucun réel \(x\) tel que \(f(x)=0\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le choix \(y=0\) vérifie cette proposition.
Exercice 10
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour avoir :
\[ [a-2,a+2]\subseteq[-5,5], \] il faut et il suffit que : \[ a-2\ge-5 \] et \[ a+2\le5. \] Donc :Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(a>3\), choisissons l’extrémité droite :
\[ x=a+2. \] Alors : \[ |x-a|=2, \qquad |x|>5. \]Si \(a<-3\), choisissons l’extrémité gauche :
\[ x=a-2. \] Alors : \[ |x-a|=2, \qquad |x|>5. \]Exercice 11
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour \(x\ge1\), \(x+1>0\). Calculons la différence :
\[ \frac{x^2}{x+1} - \frac12 = \frac{(2x+1)(x-1)} {2(x+1)}. \]Tous les facteurs ont alors le signe nécessaire pour obtenir :
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour \(x\ge1\) :
\[ x^2+a(x+1)\ge0 \] équivaut à : \[ a\ge-\frac{x^2}{x+1}. \]La question précédente donne :
\[ -\frac{x^2}{x+1} \le -\frac12. \]La valeur la plus contraignante est atteinte pour \(x=1\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si :
\[ a<-\frac12, \] prenons : \[ x=1. \] Alors : \[ 1+2a<0. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Prenons :
\[ x=-1. \] Alors : \[ x^2+a(x+1) = 1\ge0, \] mais : \[ -1\ge1 \] est faux.Afficher la correction + Masquer la correction −
Comme \(Q(a)\) est toujours fausse, l’équivalence est vraie lorsque \(P(a)\) est également fausse.
Exercice 12
Afficher la correction + Masquer la correction −
On factorise :
\[ x^2-5x+6=(x-2)(x-3). \]Le trinôme est négatif ou nul entre ses deux racines.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Cela se produit pour :
\[ x\in[2,3[. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Cette implication est fausse lorsque \(Q(x)\) est vraie et \(P(x)\) est fausse.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Elles sont toutes les deux vraies pour \(x=3\).
Elles sont toutes les deux fausses pour :
\[ x\in]-1,2[. \]Exercice 13
On souhaite démontrer :
\[ 3^n>n^2 \]pour tout entier \(n\ge1\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour comparer les deux membres, étudions leur différence :
\[ 3n^2-(n+1)^2 = 2n(n-1)-1. \]Pour \(n\ge2\) :
\[ n(n-1)\ge2. \] Donc : \[ 2n(n-1)-1>0. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
On suppose la propriété vraie au rang \(n\), puis on cherche à la démontrer au rang \(n+1\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
On vient de montrer que l’inégalité est stricte pour tout entier positif \(n\). L’égalité est donc impossible.
Exercice 14
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
On cherche une relation reliant deux termes consécutifs.
\[ A_{n+1} = 2^{2n+3}+1 = 4\cdot2^{2n+1}+1. \] Or : \[ 2^{2n+1} = A_n-1. \] Donc :Afficher la correction + Masquer la correction −
L’initialisation a déjà été faite avec \(A_0=3\). Il reste à établir l’hérédité.
Supposons :
\[ 3\mid A_n. \] Il existe donc \(k\in\mathbb Z\) tel que : \[ A_n=3k. \] Grâce à la relation précédente : \[ A_{n+1} = 4A_n-3 = 12k-3 = 3(4k-1). \] Donc : \[ 3\mid A_{n+1}. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
On sait déjà que \(A_n\) est divisible par \(3\). Supposons que le quotient \(A_n/3\) soit pair et cherchons la contradiction.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Un entier divisible par \(6\) est notamment divisible par \(2\). Or \(A_n\) est impair.
Exercice 15
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le signe de \(x-2\) change en \(2\), et celui de \(x+2\) change en \(-2\). On doit donc distinguer les trois intervalles déterminés par \(-2\) et \(2\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
L’étude par cas montre que, pour tout réel \(x\) :
\[ |x-2|+|x+2|\ge4. \]Le membre de gauche ne peut donc jamais prendre une valeur strictement inférieure à \(4\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Sur l’intervalle \([-2,2]\), le membre de gauche vaut exactement \(4\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour \(x\le-2\), l’équation devient :
\[ -2x=m, \] donc : \[ x=-\frac m2. \]Pour \(x\ge2\), elle devient :
\[ 2x=m, \] donc : \[ x=\frac m2. \]Comme \(m>4\), les deux solutions vérifient bien les conditions des cas correspondants.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Cette proposition est vraie exactement lorsque \(m<4\).
Exercice 16
On cherche les réels \(x>0\) vérifiant :
\[ x+\frac4x=m. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
On utilise la positivité d’un carré :
\[ (x-2)^2\ge0. \] Donc : \[ x^2-4x+4\ge0. \] Comme \(x>0\), on peut diviser par \(x\) :Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le membre de gauche est toujours supérieur ou égal à \(4\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Comme \(x>0\), on a \(x\ne0\), donc on peut multiplier par \(x\).
\[ x+\frac4x=m \iff x^2-mx+4=0. \] Le discriminant vaut : \[ \Delta=m^2-16. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(m=4\), le discriminant est nul et l’unique solution est :
\[ x=2. \]Si \(m>4\), le discriminant est positif. Les deux racines vérifient :
\[ x_1+x_2=m>0, \qquad x_1x_2=4>0. \]Le produit étant positif, elles ont le même signe. La somme étant positive, elles sont toutes les deux positives.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Exercice 17
Soient \(a,b>0\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
On utilise une quantité dont le signe est connu :
\[ (a-b)^2\ge0. \] Donc : \[ a^2-2ab+b^2\ge0. \] Ainsi :Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
La négation de \(ab\le\frac14\) est \(ab>\frac14\).
La négation de \(a+b\le1\) est \(a+b>1\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
La réciproque serait :
\[ ab\le\frac14 \Rightarrow a+b\le1. \] Prenons : \[ a=1, \qquad b=\frac15. \] Alors : \[ ab=\frac15\le\frac14, \] mais : \[ a+b=\frac65>1. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
On revient à l’identité utilisée dans la première question :
\[ (a-b)^2 = (a+b)^2-4ab. \] Donc : \[ (a-b)^2 = 1-1 = 0. \] Ainsi : \[ a=b. \] Comme \(a+b=1\) :Exercice 18
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Le dénominateur \(1+|x|\) est positif, donc \(f(x)\) et \(x\) ont le même signe. Le signe de \(y\) permet donc de déterminer le signe de \(x\) et de supprimer la valeur absolue.
Si \(y\ge0\), alors \(x\ge0\), donc :
\[ \frac{x}{1+x}=y. \] Ainsi : \[ x=\frac{y}{1-y}. \]Si \(y<0\), alors \(x<0\), donc :
\[ \frac{x}{1-x}=y. \] Ainsi : \[ x=\frac{y}{1+y}. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Dans chacun des deux cas étudiés à la question précédente, l’équation fournit une seule valeur possible de \(x\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Supposons :
\[ f(x)=f(t)=y. \]Alors \(x\) et \(t\) sont deux antécédents de la même valeur \(y\). Or la question précédente montre que cet antécédent est unique.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Cette proposition est fausse, d’après la question précédente.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Or :
\[ |f(x)|<1 \]pour tout réel \(x\). La valeur \(y=1\) ne peut donc jamais être obtenue.
La proposition est fausse. Sa négation est :
Le choix \(y=1\) convient.
Exercice 19
Soient \(A,B\) deux parties d’un ensemble \(E\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
On prend la négation de l’équivalence précédente.
Exercice 20
On considère :
\[ P(m): \quad \exists x>0 \text{ solution de }(E_m), \] et \[ Q(m): \quad \exists x<0 \text{ solution de }(E_m). \]Afficher la correction + Masquer la correction −
L’équation est du second degré. Son discriminant est :
\[ \Delta = 4(1-m). \]Elle possède des racines réelles si \(m\le1\).
Lorsque les racines \(x_1,x_2\) existent :
\[ x_1+x_2=-2, \qquad x_1x_2=m. \]Le produit est donc négatif :
\[ m<0. \]Réciproquement, si \(m<0\), les deux racines sont de signes contraires : il existe donc une racine positive.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour avoir des racines réelles :
\[ m\le1. \]Dans ce cas :
\[ x_1+x_2=-2<0. \]Les deux racines ne peuvent donc pas être toutes les deux positives ou nulles. Il existe au moins une racine strictement négative.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(P(m)\) est vraie, alors \(m<0\). Donc \(m\le1\), et par conséquent \(Q(m)\) est vraie.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Deux racines réelles sont de signes opposés exactement lorsque leur produit est négatif.
Or : \[ x_1x_2=m. \]Exercice 21
Soit \(k\in\mathbb Z\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
On factorise :
\[ n^3-n = n(n-1)(n+1). \]Ces trois facteurs sont trois entiers consécutifs. L’un d’eux est nécessairement divisible par \(3\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Supposons :
\[ k=3q+1. \] Alors : \[ n^3-kn = (n^3-n)-3qn. \]Le premier terme est divisible par \(3\) d’après la question 1, et le second l’est également.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(P(k)\) est fausse :
\[ k\not\equiv1\,[3]. \]La même valeur qui a servi à obtenir la condition nécessaire fournit alors immédiatement le contre-exemple.
Prenons : \[ n=1. \] Alors : \[ 1-k \] n’est pas divisible par \(3\).Exercice 22
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
Pour que tout élément de \(A_m\) appartienne à \(B\), il faut que les deux extrémités de \(A_m\) restent à l’intérieur de \(B\).
Ainsi : \[ m-1\ge-2 \] et \[ m+1\le3. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Il faudrait simultanément :
\[ m-1\le-2 \] et \[ m+1\ge3. \] Donc : \[ m\le-1 \] et \[ m\ge2. \]Ces deux conditions sont incompatibles.
Afficher la correction + Masquer la correction −
Deux intervalles sont disjoints ici si \(A_m\) est entièrement à gauche de \(B\), ou entièrement à droite de \(B\).
Afficher la correction + Masquer la correction −
Afficher la correction + Masquer la correction −
La négation de :
\[ -2\le x\le3 \] est : \[ x<-2 \quad\text{ou}\quad x>3. \]Afficher la correction + Masquer la correction −
Si \(m<-1\), choisissons :
\[ x=m-1. \] Alors \(x\in A_m\), mais : \[ x<-2. \]Si \(m>2\), choisissons :
\[ x=m+1. \] Alors \(x\in A_m\), mais : \[ x>3. \]Une fonction propositionnelle devient une proposition lorsque ses variables libres sont fixées ou liées par des quantificateurs.
Pour nier une proposition quantifiée, on échange \(\forall\) et \(\exists\), puis on nie la propriété.
La négation de \(P\Rightarrow Q\) est \(P\land\neg Q\).
La contraposée de \(P\Rightarrow Q\) est \(\neg Q\Rightarrow\neg P\).
Une équivalence peut être démontrée en établissant une implication et sa réciproque.
Pour montrer qu’une proposition universelle est fausse, un seul contre-exemple suffit.
Selon la nature du problème, on peut utiliser un raisonnement direct, une contraposée, un raisonnement par l’absurde, une disjonction de cas ou une récurrence.
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