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Correction complète — Sciences Mathématiques — Session de rattrapage 2026

Correction complète — Mathématiques — Session de rattrapage 2026

Sciences Mathématiques — résolution détaillée, structurée et vérifiée des cinq exercices.

Prof Maths Maroc

Exercice 1 — Analyse

Fonction auxiliaire, théorème de Rolle, étude d’une fonction et suite définie implicitement.

Données utiles

Partie I. Sur \(]0;+\infty[\), on considère \(g(t)=\ln t-(t-1)\). Pour \(x\in]0;+\infty[\setminus\{1\}\), on définit, pour \(t>0\),

\[ h(t)=\frac{g(x)}{(x-1)^2}(t-1)^2-g(t). \]

Partie II. La fonction \(f\) est définie sur \(]0;+\infty[\) par \(f(1)=1\) et, pour \(x\ne1\),

\[ f(x)=\left(\frac{\ln x}{x-1}\right)^2. \]
Exercice 1 — Partie I — Question 1

Montrer que \(h\) est dérivable sur \(]0;+\infty[\) et établir :

\[ h'(t)=\left(\frac{2g(x)}{(x-1)^2}+\frac1t\right)(t-1). \]
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Dérivabilité et calcul de \(h'(t)\)

On fixe \(x\gt0\) avec \(x\ne1\), puis on pose :

\[ A=\frac{g(x)}{(x-1)^2}. \]

La dérivation se fait par rapport à \(t\). Le réel \(x\) étant fixé, \(A\) est une constante.

Règles utilisées \[ (\ln t)'=\frac1t, \qquad \bigl((t-1)^2\bigr)'=2(t-1). \]
Application

Comme \(g(t)=\ln t-(t-1)\), on a :

\[ g'(t)=\frac1t-1=-\frac{t-1}{t}. \]

Or :

\[ h(t)=A(t-1)^2-g(t). \]

Donc :

\[ h'(t)=2A(t-1)-g'(t) =2A(t-1)+\frac{t-1}{t}. \]

En factorisant par \(t-1\) :

\[ h'(t)=\left(2A+\frac1t\right)(t-1). \]

En remplaçant \(A\) par sa valeur :

\[ h'(t)= \left( \frac{2g(x)}{(x-1)^2}+\frac1t \right)(t-1). \]
Conclusion \[ \boxed{ \forall t\in]0;+\infty[,\quad h'(t)= \left( \frac{2g(x)}{(x-1)^2}+\frac1t \right)(t-1) }. \]
Exercice 1 — Partie I — Question 2

Appliquer le théorème de Rolle à \(h\) pour montrer qu’il existe un réel \(\theta\), strictement compris entre \(x\) et \(1\), tel que :

\[ \frac{g(x)}{(x-1)^2}=-\frac1{2\theta}. \]
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Application du théorème de Rolle

Théorème de Rolle

Une fonction continue sur un segment, dérivable sur l’intervalle ouvert associé et prenant la même valeur aux deux extrémités possède au moins un point intérieur où sa dérivée s’annule.

Vérification des hypothèses

La fonction \(h\) est dérivable sur \(]0;+\infty[\), donc continue sur tout segment inclus dans cet intervalle.

\[ h(x)=\frac{g(x)}{(x-1)^2}(x-1)^2-g(x)=0. \]

De plus, \(g(1)=0\), donc :

\[ h(1)=0. \]

Le théorème de Rolle s’applique sur \([x;1]\) si \(0\lt x\lt1\), et sur \([1;x]\) si \(x\gt1\). Il existe donc un réel \(\theta\), strictement compris entre \(x\) et \(1\), tel que :

\[ h'(\theta)=0. \]

Comme \(\theta\ne1\), on a \(\theta-1\ne0\). Ainsi :

\[ \left( \frac{2g(x)}{(x-1)^2}+\frac1\theta \right)(\theta-1)=0 \]

entraîne :

\[ \frac{2g(x)}{(x-1)^2}+\frac1\theta=0. \]
Conclusion \[ \boxed{ \frac{g(x)}{(x-1)^2}=-\frac1{2\theta} }. \]
Exercice 1 — Partie I — Question 3

Montrer que le réel \(\theta\) obtenu vérifie :

\[ \frac{x+1-|x-1|}{2}<\theta<\frac{x+1+|x-1|}{2}. \]
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Encadrement de \(\theta\)

Propriété utilisée

Puisque \(\theta\) est strictement compris entre \(x\) et \(1\) :

\[ \min(x,1)\lt\theta\lt\max(x,1). \]
Application

Pour deux réels \(a\) et \(b\) :

\[ \min(a,b)=\frac{a+b-|a-b|}{2}, \qquad \max(a,b)=\frac{a+b+|a-b|}{2}. \]

En prenant \(a=x\) et \(b=1\) :

\[ \min(x,1)=\frac{x+1-|x-1|}{2}, \qquad \max(x,1)=\frac{x+1+|x-1|}{2}. \]
Conclusion \[ \boxed{ \frac{x+1-|x-1|}{2} \lt\theta\lt \frac{x+1+|x-1|}{2} }. \]
Exercice 1 — Partie I — Question 4

Déduire des questions précédentes un encadrement de \(\dfrac{g(x)}{(x-1)^2}\).

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Encadrement de \(\dfrac{g(x)}{(x-1)^2}\)

Posons :

\[ a=\frac{x+1-|x-1|}{2}, \qquad b=\frac{x+1+|x-1|}{2}. \]

Comme \(x\gt0\), on a \(a\gt0\) et \(b\gt0\).

Propriété utilisée

La fonction \(u\longmapsto\dfrac1u\) est strictement décroissante sur \(]0;+\infty[\).

Application

De \(a\lt\theta\lt b\), on déduit :

\[ \frac1b\lt\frac1\theta\lt\frac1a. \]

En multipliant par \(-\dfrac12\), le sens des inégalités s’inverse :

\[ -\frac1{2a} \lt -\frac1{2\theta} \lt -\frac1{2b}. \]

Or :

\[ \frac{g(x)}{(x-1)^2}=-\frac1{2\theta}, \qquad 2a=x+1-|x-1|, \qquad 2b=x+1+|x-1|. \]
Conclusion \[ \boxed{ \frac{-1}{x+1-|x-1|} \lt \frac{g(x)}{(x-1)^2} \lt \frac{-1}{x+1+|x-1|} }. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 1-a

Calculer les limites de \(f\) lorsque \(x\to0^+\) et lorsque \(x\to+\infty\), puis interpréter graphiquement les résultats.

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Limites aux bornes de l’intervalle

Résultats utilisés \[ \lim_{x\to0^+}\ln x=-\infty, \qquad \lim_{x\to+\infty}\frac{\ln x}{x}=0. \]
Application

Lorsque \(x\to0^+\), on a \(x-1\to-1\). Ainsi :

\[ \frac{\ln x}{x-1}\longrightarrow+\infty, \]

d’où :

\[ f(x)=\left(\frac{\ln x}{x-1}\right)^2\longrightarrow+\infty. \]

Lorsque \(x\to+\infty\) :

\[ \frac{\ln x}{x-1} = \frac{\frac{\ln x}{x}}{1-\frac1x} \longrightarrow0. \]

Donc :

\[ f(x)\longrightarrow0. \]
Conclusion et interprétation graphique \[ \boxed{\lim_{x\to0^+}f(x)=+\infty} \qquad\text{et}\qquad \boxed{\lim_{x\to+\infty}f(x)=0}. \]

La droite \(x=0\) est une asymptote verticale à \((C)\), et la droite \(y=0\) est une asymptote horizontale au voisinage de \(+\infty\).

Exercice 1 — Partie II — Question 1-b

Montrer que la fonction \(f\) est continue au point \(1\).

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Continuité de \(f\) en \(1\)

Limite fondamentale \[ \lim_{x\to1}\frac{\ln x}{x-1}=1. \]
Application \[ \lim_{x\to1}f(x) = \lim_{x\to1} \left(\frac{\ln x}{x-1}\right)^2 =1. \]

Or \(f(1)=1\).

Conclusion \[ \boxed{\lim_{x\to1}f(x)=f(1)}. \]

La fonction \(f\) est continue en \(1\).

Exercice 1 — Partie II — Question 2-a

Pour \(x\ne1\), montrer que :

\[ \frac{f(x)-1}{x-1}=\left(1+\frac{\ln x}{x-1}\right)\frac{g(x)}{(x-1)^2}. \]
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Transformation du taux d’accroissement

Identité algébrique \[ A^2-1=(A-1)(A+1). \]
Application

Pour \(x\ne1\), posons :

\[ A=\frac{\ln x}{x-1}. \]

Alors :

\[ \frac{f(x)-1}{x-1} = \frac{A^2-1}{x-1} = (A+1)\frac{A-1}{x-1}. \]

Or :

\[ A-1 = \frac{\ln x-(x-1)}{x-1} = \frac{g(x)}{x-1}. \]

Donc :

\[ \frac{A-1}{x-1} = \frac{g(x)}{(x-1)^2}. \]
Conclusion \[ \boxed{ \frac{f(x)-1}{x-1} = \left( 1+\frac{\ln x}{x-1} \right) \frac{g(x)}{(x-1)^2} }. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 2-b

En déduire que \(f\) est dérivable en \(1\), puis déterminer \(f'(1)\).

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Dérivabilité de \(f\) en \(1\)

Résultat précis utilisé

D’après la question 4 de la Partie I, pour \(x>0\) et \(x\ne1\),

\[ \frac{-1}{x+1-|x-1|}<\frac{g(x)}{(x-1)^2}<\frac{-1}{x+1+|x-1|}. \]

Lorsque \(x\to1\), les deux membres extrêmes tendent vers \(-\dfrac12\). Le théorème des gendarmes donne donc :

\[ \lim_{x\to1}\frac{g(x)}{(x-1)^2}=-\frac12. \]
Application au taux d’accroissement

D’après la question 2-a de la Partie II,

\[ \frac{f(x)-f(1)}{x-1}=\left(1+\frac{\ln x}{x-1}\right)\frac{g(x)}{(x-1)^2}. \]

Or :

\[ \lim_{x\to1}\left(1+\frac{\ln x}{x-1}\right)=2. \]

Par produit des limites :

\[ \lim_{x\to1}\frac{f(x)-f(1)}{x-1}=2\left(-\frac12\right)=-1. \]
Conclusion \[ \boxed{f'(1)=-1}. \]

La limite du taux d’accroissement étant finie, \(f\) est dérivable en \(1\).

Exercice 1 — Partie II — Question 2-c

Déterminer l’équation de la tangente \((T)\) à la courbe de \(f\) au point d’abscisse \(1\).

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Équation de la tangente en \(1\)

Formule de la tangente \[ y=f(a)+f'(a)(x-a). \]
Application

Avec \(a=1\), \(f(1)=1\) et \(f'(1)=-1\) :

\[ y=1-(x-1). \]
Conclusion \[ \boxed{(T):\ y=2-x}. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 3-a

Montrer que \(f\) est dérivable sur \(]0;+\infty[\) et que, pour \(x\ne1\),

\[ f'(x)=\frac{2\ln x}{x-1}\frac{g\left(\frac1x\right)}{(x-1)^2}. \]
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Calcul de la dérivée sur \(]0;+\infty[\)

Règle utilisée

Si \(f=u^2\), alors \(f'=2uu'\).

Application pour \(x\ne1\)

Posons :

\[ u(x)=\frac{\ln x}{x-1}. \]

Alors :

\[ u'(x) = \frac{\frac{x-1}{x}-\ln x}{(x-1)^2}. \]

Or :

\[ \frac{x-1}{x}-\ln x = 1-\frac1x-\ln x = g\left(\frac1x\right). \]

Donc :

\[ u'(x)= \frac{g\left(\frac1x\right)}{(x-1)^2}. \]

Par conséquent :

\[ f'(x) = 2\frac{\ln x}{x-1} \frac{g\left(\frac1x\right)}{(x-1)^2}. \]

D’après la question 2-b de la Partie II, \(f'(1)=-1\).

Conclusion \[ \boxed{ \forall x\in]0;+\infty[\setminus\{1\},\quad f'(x) = \frac{2\ln x}{x-1} \frac{g\left(\frac1x\right)}{(x-1)^2} }. \]

Ainsi, \(f\) est dérivable sur \(]0;+\infty[\).

Exercice 1 — Partie II — Question 3-b

Montrer que, pour tout \(x\in]0;1[\cup]1;+\infty[\),

\[ \frac{\ln x}{x-1}>0. \]
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Signe de \(\dfrac{\ln x}{x-1}\)

Signe du logarithme \[ 0\lt x\lt1\Longrightarrow\ln x\lt0, \qquad x\gt1\Longrightarrow\ln x\gt0. \]
Application
  • Si \(0\lt x\lt1\), alors \(\ln x\lt0\) et \(x-1\lt0\).
  • Si \(x\gt1\), alors \(\ln x\gt0\) et \(x-1\gt0\).

Dans les deux cas, le numérateur et le dénominateur ont le même signe.

Conclusion \[ \boxed{ \forall x\in]0;1[\cup]1;+\infty[,\quad \frac{\ln x}{x-1}\gt0 }. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 3-c

Montrer que \(g\) est négative sur \(]0;+\infty[\), puis déterminer le sens de variation de \(f\).

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Signe de \(g\) et variations de \(f\)

Étude de la fonction \(g\) \[ g'(t)=\frac1t-1=\frac{1-t}{t}. \]

Comme \(t>0\), le signe de \(g'(t)\) est celui de \(1-t\). Ainsi, \(g\) est strictement croissante sur \(]0;1]\), puis strictement décroissante sur \([1;+\infty[\).

De plus, \(g(1)=0\). La fonction \(g\) atteint donc en \(1\) son maximum égal à \(0\). Par conséquent :

\[ \forall t>0,\qquad g(t)\le0, \]

avec égalité seulement pour \(t=1\).

Signe de \(f'\)

Soit \(x>0\), \(x\ne1\). Alors \(\dfrac1x\ne1\), donc :

\[ g\left(\frac1x\right)<0. \]

D’après la question 3-b de la Partie II,

\[ \frac{\ln x}{x-1}>0, \]

et \((x-1)^2>0\). La formule de la question 3-a de la Partie II donne donc :

\[ f'(x)<0. \]

En outre, d’après la question 2-b de la Partie II, \(f'(1)=-1<0\).

Ainsi, \(f'(x)<0\) pour tout \(x\in]0;+\infty[\). Par conséquent, \(f\) est strictement décroissante sur cet intervalle.

D’après la question 1-a de la Partie II, \(f(x)\) décroît de \(+\infty\) vers \(1\) lorsque \(x\) parcourt \(]0;1]\), puis elle décroît de \(1\) vers \(0\) lorsque \(x\) parcourt \([1;+\infty[\).

Conclusion \[ \boxed{f\text{ est strictement décroissante sur } ]0;+\infty[}. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 4

Montrer que \(1\) est l’unique solution de l’équation \(f(x)=x\) sur \(]0;+\infty[\).

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Unicité de la solution de \(f(x)=x\)

Résultat utilisé

D’après la question 3-c de la Partie II, la fonction \(f\) est strictement décroissante sur \(]0;+\infty[\). De plus, \(f(1)=1\).

Application
  • Si \(0\lt x\lt1\), alors \(f(x)\gt f(1)=1\gt x\).
  • Si \(x\gt1\), alors \(f(x)\lt f(1)=1\lt x\).

L’égalité \(f(x)=x\) est donc impossible pour \(x\ne1\).

Conclusion \[ \boxed{x=1\text{ est l’unique solution de }f(x)=x}. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 5

Représenter la tangente \((T)\) et la courbe \((C)\) de \(f\) dans un repère orthonormé.

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Représentation de la tangente et de la courbe

Éléments de construction et leur origine
  • d’après la question 1-a de la Partie II, \(x=0\) est une asymptote verticale et \(y=0\) une asymptote horizontale au voisinage de \(+\infty\) ;
  • d’après la question 3-c de la Partie II, \(f\) est strictement décroissante sur \(]0;+\infty[\) ;
  • par définition, \(f(1)=1\), donc la courbe passe par \(A(1;1)\) ;
  • d’après la question 2-c de la Partie II, la tangente en \(A\) a pour équation \(y=2-x\).
Figure mathématiquement vérifiée
Courbe de f et tangente au point d’abscisse 1 Courbe strictement décroissante passant par A de coordonnées 1 et 1, avec la tangente y égale 2 moins x. 12345123456 x y O A(1;1) (C) (T)

Courbe \((C)\) de \(f\) et tangente \((T)\) d’équation \(y=2-x\).

Conclusion

La courbe descend de \(+\infty\) vers \(0\), passe par \(A(1;1)\) et y admet une tangente de pente \(-1\).

Exercice 1 — Partie II — Question 6-a

Pour \(n\in\mathbb N^*\), montrer que l’équation \(f(x)=n\) admet une unique solution \(x_n\) dans \(]0;1]\).

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Existence et unicité de \(x_n\)

Résultats précis utilisés

D’après la question 1-b de la Partie II, \(f\) est continue en \(1\), et elle est continue sur \(]0;1[\) par sa formule. Elle est donc continue sur \(]0;1]\).

D’après la question 3-c de la Partie II, \(f\) est strictement décroissante sur \(]0;1]\). Enfin, d’après la question 1-a de la Partie II,

\[ \lim_{x\to0^+}f(x)=+\infty, \qquad f(1)=1. \]
Application

L’image de \(]0;1]\) par \(f\) est :

\[ [1;+\infty[. \]

Pour tout \(n\in\mathbb N^*\), le théorème des valeurs intermédiaires assure l’existence d’une solution \(x_n\in]0;1]\), et la stricte décroissance de \(f\) assure son unicité.

Conclusion \[ \boxed{ \forall n\in\mathbb N^*,\quad \exists!\,x_n\in]0;1]\text{ tel que }f(x_n)=n }. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 6-b

Montrer que la suite \((x_n)\) converge vers \(0\).

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Limite de la suite \((x_n)\)

Monotonie sur l’intervalle approprié

D’après la question 6-a de la Partie II, pour tout \(n\in\mathbb N^*\),

\[ x_n\in]0;1] \qquad\text{et}\qquad x_{n+1}\in]0;1]. \]

D’après la question 3-c de la Partie II, la fonction \(f\) est strictement décroissante sur \(]0;1]\).

Or :

\[ f(x_{n+1})=n+1>n=f(x_n). \]

Comme \(f\) est strictement décroissante sur l’intervalle auquel appartiennent \(x_n\) et \(x_{n+1}\), l’ordre est inversé :

\[ x_{n+1}La suite \((x_n)\) est donc strictement décroissante.
Convergence et identification de la limite

La suite est minorée par \(0\). Elle converge donc vers un réel \(\ell\ge0\).

Supposons \(\ell>0\). Comme tous les termes appartiennent à \(]0;1]\), on aurait \(\ell\in]0;1]\). La fonction \(f\) étant continue en \(\ell\),

\[ f(x_n)\longrightarrow f(\ell)\in\mathbb R. \]

Mais \(f(x_n)=n\to+\infty\), ce qui est impossible. Ainsi, \(\ell=0\).

Conclusion \[ \boxed{\lim_{n\to+\infty}x_n=0}. \]
Exercice 1 — Partie II — Question 6-c

Relier \(\sqrt n\) à \(\dfrac{\ln x_n}{x_n-1}\), puis déterminer :

\[ \lim_{n\to+\infty}x_n\sqrt n. \]
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Relation avec \(\sqrt n\) et limite finale

Précision indispensable

Pour \(n=1\), on a \(x_1=1\), et le quotient \(\dfrac{\ln x_1}{x_1-1}\) n’est pas défini sous sa forme brute. La relation demandée est directement valable pour \(n\ge2\). Pour \(n=1\), elle ne peut être comprise qu’après prolongement par continuité du quotient en \(1\).

Signe du quotient

D’après la question 6-a de la Partie II, \(x_n\in]0;1]\). Pour \(n\ge2\), l’égalité \(f(x_n)=n>1=f(1)\), combinée à la stricte décroissance de \(f\) sur \(]0;1]\), donne \(x_n<1\). Ainsi, \(x_n\in]0;1[\), donc :

\[ \frac{\ln x_n}{x_n-1}\gt0. \]
Application

Comme \(f(x_n)=n\) :

\[ \left( \frac{\ln x_n}{x_n-1} \right)^2=n. \]

Le quotient étant positif :

\[ \sqrt n= \frac{\ln x_n}{x_n-1}. \]

Ainsi :

\[ x_n\sqrt n = \frac{x_n\ln x_n}{x_n-1}. \]

D’après la question 6-b de la Partie II,

\[ x_n\longrightarrow0^+, \qquad x_n\ln x_n\longrightarrow0, \qquad x_n-1\longrightarrow-1. \]
Conclusion \[ \boxed{ \sqrt n= \frac{\ln x_n}{x_n-1} \quad(n\ge2) } \]

et :

\[ \boxed{ \lim_{n\to+\infty}x_n\sqrt n=0 }. \]

Exercice 2 — Intégrales et suites

Formule intégrale, majoration uniforme et application à deux suites.

Données utiles

La fonction \(\varphi\) est dérivable sur \([0;1]\) et sa dérivée \(\varphi'\) est continue sur \([0;1]\). Pour la dernière question, on considère :

\[ u_n=\int_0^1\frac{nt^n}{1+2t}\,dt, \qquad v_n=2^{n+1}n\int_0^{1/2}x^n\operatorname{Arctan}(2x)\,dx. \]
Exercice 2 — Question 1

Pour tout entier naturel non nul \(n\), établir la décomposition :

\[ \int_0^1x^n\varphi(x)\,dx=\frac{\varphi(1)}{n+1}+\int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx. \]
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Décomposition de l’intégrale

Décomposition utilisée \[ \varphi(x)=\varphi(1)+\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr). \]
Application

Pour tout entier naturel non nul \(n\) :

\[ \int_0^1x^n\varphi(x)\,dx = \int_0^1x^n\varphi(1)\,dx + \int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx. \]

Comme \(\varphi(1)\) est constante :

\[ \int_0^1x^n\varphi(1)\,dx = \varphi(1)\int_0^1x^n\,dx = \frac{\varphi(1)}{n+1}. \]
Conclusion \[ \boxed{ \int_0^1x^n\varphi(x)\,dx = \frac{\varphi(1)}{n+1} + \int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx }. \]
Exercice 2 — Question 2

Montrer qu’il existe \(M\in\mathbb R_+\) tel que :

\[ \forall x\in[0;1],\qquad |\varphi'(x)|\le M. \]
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Majoration uniforme de \(|\varphi'|\)

Image d’un segment par une fonction continue

Toute fonction continue sur un segment est bornée et atteint son minimum et son maximum sur ce segment.

Application

La fonction \(\varphi'\) est continue sur \([0;1]\). Comme la fonction valeur absolue est continue, la fonction :

\[ x\longmapsto |\varphi'(x)| \]

est continue sur le segment \([0;1]\). Elle y atteint donc un maximum. Posons :

\[ M=\max_{x\in[0;1]}|\varphi'(x)|. \]

On a \(M\in\mathbb R_+\) et, par définition du maximum :

\[ \forall x\in[0;1],\qquad |\varphi'(x)|\le M. \]
Conclusion \[ \boxed{\exists M\in\mathbb R_+,\ \forall x\in[0;1],\ |\varphi'(x)|\le M}. \]
Exercice 2 — Question 3

Montrer que, pour tout \(x\in[0;1]\),

\[ |\varphi(x)-\varphi(1)|\le M(1-x). \]
Afficher la réponse Masquer la réponse

Majoration de \(|\varphi(x)-\varphi(1)|\)

Conditions du théorème des accroissements finis

Soit \(x\in[0;1[\). Puisque \(\varphi\) est dérivable sur \([0;1]\), elle est continue sur le segment \([x;1]\) et dérivable sur l’intervalle ouvert \(]x;1[\).

Le théorème des accroissements finis s’applique donc sur \([x;1]\).

Application

Il existe \(c_x\in]x;1[\) tel que :

\[ \varphi(1)-\varphi(x)=\varphi'(c_x)(1-x). \]

En prenant les valeurs absolues, et puisque \(1-x\ge0\),

\[ |\varphi(x)-\varphi(1)|=|\varphi'(c_x)|(1-x). \]

D’après la question 2, \(|\varphi'(c_x)|\le M\). Ainsi :

\[ |\varphi(x)-\varphi(1)|\le M(1-x). \]

Pour \(x=1\), les deux membres sont nuls ; l’inégalité reste donc vraie.

Conclusion \[ \boxed{\forall x\in[0;1],\quad |\varphi(x)-\varphi(1)|\le M(1-x)}. \]
Exercice 2 — Question 4

Déduire des questions précédentes :

\[ \lim_{n\to+\infty}n\int_0^1x^n\varphi(x)\,dx=\varphi(1). \]
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Limite de \(n\displaystyle\int_0^1x^n\varphi(x)\,dx\)

Posons :

\[ I_n=\int_0^1x^n\varphi(x)\,dx. \]
Résultats précis utilisés

D’après la question 1,

\[ I_n=\frac{\varphi(1)}{n+1}+\int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx. \]

D’après la question 3, pour tout \(x\in[0;1]\),

\[ |\varphi(x)-\varphi(1)|\le M(1-x). \]
Majoration du reste intégral

Comme \(x^n\ge0\) sur \([0;1]\),

\[ \left|x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\right|\le Mx^n(1-x). \]

La valeur absolue d’une intégrale est majorée par l’intégrale de la valeur absolue. De plus, l’intégration sur \([0;1]\) conserve l’ordre puisque \(0<1\). On obtient donc :

\[ \left|\int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx\right| \le M\int_0^1x^n(1-x)\,dx. \]

Or :

\[ \int_0^1x^n(1-x)\,dx=\frac1{n+1}-\frac1{n+2}=\frac1{(n+1)(n+2)}. \]

Ainsi :

\[ \left|n\int_0^1x^n\bigl(\varphi(x)-\varphi(1)\bigr)\,dx\right| \le\frac{nM}{(n+1)(n+2)}\longrightarrow0. \]

Par ailleurs :

\[ \frac{n}{n+1}\varphi(1)\longrightarrow\varphi(1). \]
Conclusion \[ \boxed{\lim_{n\to+\infty}n\int_0^1x^n\varphi(x)\,dx=\varphi(1)}. \]
Exercice 2 — Question 5

En utilisant le résultat de la question 4, calculer les limites des suites \((u_n)\) et \((v_n)\) définies dans les données de l’exercice.

Afficher la réponse Masquer la réponse

Limites des suites \((u_n)\) et \((v_n)\)

Résultat utilisé

D’après la question 4, si \(\psi\) est dérivable sur \([0;1]\) et si \(\psi'\) est continue sur \([0;1]\), alors :

\[ n\int_0^1t^n\psi(t)\,dt\longrightarrow\psi(1). \]
Suite \((u_n)\)

On prend \(\psi_1(t)=\dfrac1{1+2t}\). Cette fonction est dérivable sur \([0;1]\) et sa dérivée est continue sur \([0;1]\). Comme :

\[ u_n=n\int_0^1t^n\psi_1(t)\,dt, \]

la question 4 donne :

\[ u_n\longrightarrow\psi_1(1)=\frac13. \]
Suite \((v_n)\)

Dans l’intégrale définissant \(v_n\), posons \(t=2x\). Alors \(x=\dfrac t2\), \(dx=\dfrac{dt}{2}\), et les bornes \(0\) et \(\dfrac12\) deviennent \(0\) et \(1\). Ainsi :

\[ v_n=2^{n+1}n\int_0^{1/2}x^n\operatorname{Arctan}(2x)\,dx =n\int_0^1t^n\operatorname{Arctan}(t)\,dt. \]

La fonction \(\psi_2(t)=\operatorname{Arctan}(t)\) est dérivable sur \([0;1]\) et sa dérivée est continue. La question 4 donne donc :

\[ v_n\longrightarrow\operatorname{Arctan}(1)=\frac\pi4. \]
Conclusion \[ \boxed{\lim_{n\to+\infty}u_n=\frac13} \qquad\text{et}\qquad \boxed{\lim_{n\to+\infty}v_n=\frac\pi4}. \]

Exercice 3 — Nombres complexes

Factorisation d’un polynôme, nombres réels ou imaginaires purs, alignement, perpendicularité et cocyclicité.

Données utiles

Partie I. Pour \(m\in\mathbb C^*\setminus\{1,-i\}\), on étudie le polynôme :

\[ P_m(z)=z^3-\bigl(1+(1+i)m\bigr)z^2+\bigl((1+i)m+im^2\bigr)z-im^2. \]

Partie II. On suppose \(|m|=1\) et \(m\notin\{-i,i,-1,1\}\). Les affixes des points sont :

\[ a=m,\quad b=1,\quad c=im,\quad e=\frac12(1+i)(m-i),\quad f=\frac12(1+i)(1+m). \]
Exercice 3 — Partie I — Question 1

Vérifier directement que les nombres complexes \(1\) et \(m\) sont des solutions de l’équation \(P_m(z)=0\).

Afficher la réponse Masquer la réponse

Vérification directe des deux racines

Notons \(P_m\) le polynôme défini dans les données de l’exercice.

Vérification pour \(z=1\) \[ \begin{aligned} P_m(1) &=1-\bigl(1+(1+i)m\bigr)+\bigl((1+i)m+im^2\bigr)-im^2\\ &=0. \end{aligned} \]

Ainsi, \(1\) est une solution.

Vérification pour \(z=m\) \[ \begin{aligned} P_m(m) &=m^3-\bigl(1+(1+i)m\bigr)m^2+\bigl((1+i)m+im^2\bigr)m-im^2\\ &=m^3-m^2-(1+i)m^3+(1+i)m^2+im^3-im^2\\ &=\bigl(1-(1+i)+i\bigr)m^3+\bigl(-1+(1+i)-i\bigr)m^2\\ &=0. \end{aligned} \]

Ainsi, \(m\) est également une solution.

Conclusion \[ \boxed{P_m(1)=0\qquad\text{et}\qquad P_m(m)=0}. \]
Exercice 3 — Partie I — Question 2

Déduire de la question 1 l’ensemble de toutes les solutions de l’équation \(P_m(z)=0\).

Afficher la réponse Masquer la réponse

Factorisation justifiée et ensemble des solutions

Théorème de factorisation

Si \(P(a)=0\), alors le polynôme \(z-a\) divise \(P(z)\).

Première division

D’après la question 1 de la Partie I, \(P_m(1)=0\). La division euclidienne de \(P_m(z)\) par \(z-1\) donne :

\[ P_m(z)=(z-1)\left(z^2-(1+i)mz+im^2\right). \]

Comme \(P_m(m)=0\) et \(m\ne1\), on a :

\[ m^2-(1+i)m^2+im^2=0. \]

Le nombre \(m\) est donc une racine du quotient du second degré. Ainsi, \(z-m\) divise ce quotient.

Deuxième division

La division de \(z^2-(1+i)mz+im^2\) par \(z-m\) donne \(z-im\). On peut vérifier par développement :

\[ (z-m)(z-im)=z^2-(1+i)mz+im^2. \]

Par conséquent :

\[ P_m(z)=(z-1)(z-m)(z-im). \]
Racines distinctes

Dans la Partie I, on a \(m\in\mathbb C^*\setminus\{1,-i\}\). Ainsi, \(m\ne0\) et \(m\ne1\). De plus, \(im=m\) entraînerait \((i-1)m=0\), ce qui est impossible puisque \(m\ne0\). Enfin, \(im=1\) entraînerait \(m=-i\), valeur exclue.

Conclusion \[ \boxed{S_m=\{1,m,im\}}. \]
Exercice 3 — Partie II.A — Question 1

Montrer que :

\[ \overline{\left(\frac{m+i}{1+im}\right)}-\frac{m+i}{1+im}=0 \quad\text{et}\quad \overline{\left(\frac{m+1}{m-1}\right)}+\frac{m+1}{m-1}=0. \]
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Un quotient réel et un quotient imaginaire pur

Comme \(|m|=1\),

\[ m\overline m=1, \qquad \overline m=\frac1m, \qquad m=\frac1{\overline m}. \]
Premier quotient

Posons \(r=\dfrac{m+i}{1+im}\). Alors :

\[ \overline r=\frac{\overline m-i}{1-i\overline m}=\frac{1-im}{m-i}. \]

Or \(1-im=-i(m+i)\) et \(1+im=i(m-i)\). Donc :

\[ \overline r=-i\frac{m+i}{m-i}=\frac{m+i}{1+im}=r. \]

Ainsi, \(r\in\mathbb R\).

Deuxième quotient

Posons \(s=\dfrac{m+1}{m-1}\). En remplaçant \(m\) par \(\dfrac1{\overline m}\),

\[ s=\frac{\frac1{\overline m}+1}{\frac1{\overline m}-1}=\frac{1+\overline m}{1-\overline m}=-\frac{\overline m+1}{\overline m-1}=-\overline s. \]

Le dénominateur obtenu est bien \(1-\overline m\). L’égalité \(s=-\overline s\) montre que \(s\) est un imaginaire pur.

Conclusion \[ \boxed{\overline r-r=0} \qquad\text{et}\qquad \boxed{\overline s+s=0}. \]
Exercice 3 — Partie II.A — Question 2

Montrer que le nombre complexe suivant est un imaginaire pur :

\[ (1+i)\frac{m-1}{m+i}. \]
Afficher la réponse Masquer la réponse

Un quotient imaginaire pur

Posons :

\[ q=(1+i)\frac{m-1}{m+i}. \]
Calcul du conjugué \[ \overline q = (1-i)\frac{\overline m-1}{\overline m-i}. \]

En utilisant \(\overline m=\dfrac1m\) :

\[ \overline q = (1-i)\frac{1-m}{1-im}. \]

Or \(1-im=-i(m+i)\), donc :

\[ \overline q = \frac{1-i}{-i}\frac{1-m}{m+i}. \]

Comme :

\[ \frac{1-i}{-i}=1+i, \]

on obtient :

\[ \overline q = (1+i)\frac{1-m}{m+i} =-q. \]
Conclusion \[ \boxed{ (1+i)\frac{m-1}{m+i} \text{ est un imaginaire pur} }. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 1-a

Montrer que :

\[ \frac{e-c}{e-b}=-i\frac{m+1}{m-1}. \]
Afficher la réponse Masquer la réponse

Calcul du quotient \(\dfrac{e-c}{e-b}\)

Calcul de \(e-c\) \[ \begin{aligned} e-c &=\frac12(1+i)(m-i)-im\\ &=\frac12\bigl(m+im+1-i-2im\bigr)\\ &=\frac12\bigl(m-im+1-i\bigr)\\ &=\frac{1-i}{2}(m+1). \end{aligned} \]
Calcul de \(e-b\) \[ \begin{aligned} e-b &=\frac12(1+i)(m-i)-1\\ &=\frac12\bigl(m+im+1-i-2\bigr)\\ &=\frac12\bigl(m+im-1-i\bigr)\\ &=\frac{1+i}{2}(m-1). \end{aligned} \]

Comme \(m\ne1\), le dénominateur est non nul.

Calcul du quotient \[ \frac{e-c}{e-b}=\frac{1-i}{1+i}\frac{m+1}{m-1}. \]

Or :

\[ \frac{1-i}{1+i}=\frac{(1-i)^2}{(1+i)(1-i)}=\frac{-2i}{2}=-i. \]
Conclusion \[ \boxed{\frac{e-c}{e-b}=-i\frac{m+1}{m-1}}. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 1-b

En déduire que le point \(E\) appartient à la droite \((BC)\).

Afficher la réponse Masquer la réponse

Alignement des points \(B\), \(C\) et \(E\)

Critère d’alignement

Les points \(B\), \(C\) et \(E\), deux à deux distincts, sont alignés si et seulement si :

\[ \frac{e-c}{e-b}\in\mathbb R. \]
Application

D’après la question 1 de la Partie II-A, \(\dfrac{m+1}{m-1}\) est un imaginaire pur. Son produit par \(-i\) est donc réel.

D’après la question 1-a de la Partie II-B,

\[ \frac{e-c}{e-b}=-i\frac{m+1}{m-1}\in\mathbb R. \]
Conclusion \[ \boxed{B,\ C\text{ et }E\text{ sont alignés}}, \qquad\text{donc}\qquad \boxed{E\in(BC)}. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 2-a

Montrer que :

\[ \frac{e-a}{c-b}=\frac12(1+i)\frac{m-1}{m+i}. \]
Afficher la réponse Masquer la réponse

Calcul du quotient \(\dfrac{e-a}{c-b}\)

Calcul de \(e-a\) \[ \begin{aligned} e-a &=\frac12(1+i)(m-i)-m\\ &=\frac12\bigl(m+im+1-i-2m\bigr)\\ &=\frac12\bigl(im-m+1-i\bigr)\\ &=\frac{i-1}{2}(m-1). \end{aligned} \]
Calcul de \(c-b\) \[ c-b=im-1=i(m+i). \]

Comme \(m\ne-i\), le dénominateur est non nul.

Calcul du quotient \[ \frac{e-a}{c-b}=\frac{i-1}{2i}\frac{m-1}{m+i}. \]

Or :

\[ \frac{i-1}{i}=1+i. \]
Conclusion \[ \boxed{\frac{e-a}{c-b}=\frac12(1+i)\frac{m-1}{m+i}}. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 2-b

En déduire que les droites \((AE)\) et \((BC)\) sont perpendiculaires.

Afficher la réponse Masquer la réponse

Perpendicularité de \((AE)\) et \((BC)\)

Critère de perpendicularité

Deux droites de vecteurs directeurs d’affixes non nulles \(u\) et \(v\) sont perpendiculaires si et seulement si \(\dfrac uv\) est un imaginaire pur.

Application

D’après la question 2 de la Partie II-A,

\[ (1+i)\frac{m-1}{m+i} \]

est un imaginaire pur. Sa moitié est donc aussi un imaginaire pur.

D’après la question 2-a de la Partie II-B,

\[ \frac{e-a}{c-b}=\frac12(1+i)\frac{m-1}{m+i}. \]

Ainsi, les vecteurs directeurs d’affixes \(e-a\) et \(c-b\) sont orthogonaux.

Conclusion \[ \boxed{(AE)\perp(BC)}. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 3-a

Montrer que :

\[ \frac{f-c}{f-a}=-i\frac{m+i}{1+im}. \]
Afficher la réponse Masquer la réponse

Calcul du quotient \(\dfrac{f-c}{f-a}\)

Calcul de \(f-c\) \[ \begin{aligned} f-c &=\frac12(1+i)(1+m)-im\\ &=\frac12\bigl(1+i+m+im-2im\bigr)\\ &=\frac12\bigl(1+i+m-im\bigr)\\ &=\frac{1-i}{2}(m+i). \end{aligned} \]
Calcul de \(f-a\) \[ \begin{aligned} f-a &=\frac12(1+i)(1+m)-m\\ &=\frac12\bigl(1+i+m+im-2m\bigr)\\ &=\frac12\bigl(1+i-m+im\bigr)\\ &=\frac{i-1}{2}(m-i). \end{aligned} \]

Comme \(m\ne i\), le dénominateur est non nul.

Calcul du quotient \[ \frac{f-c}{f-a}=-\frac{m+i}{m-i}. \]

Or \(1+im=i(m-i)\), donc :

\[ -\frac{m+i}{m-i}=-i\frac{m+i}{1+im}. \]
Conclusion \[ \boxed{\frac{f-c}{f-a}=-i\frac{m+i}{1+im}}. \]
Exercice 3 — Partie II.B — Question 3-b

En déduire que les points \(A\), \(E\), \(C\) et \(F\) sont cocycliques.

Afficher la réponse Masquer la réponse

Cocyclicité des points \(A\), \(E\), \(C\) et \(F\)

Propriété utilisée

Un point \(M\), distinct de \(A\) et \(C\), appartient au cercle de diamètre \([AC]\) si et seulement si l’angle \(\widehat{AMC}\) est droit.

Angle droit en \(E\)

D’après la question 1-b de la Partie II-B, \(E\in(BC)\). D’après la question 2-b de la Partie II-B, \((AE)\perp(BC)\). Comme \((EC)=(BC)\),

\[ (AE)\perp(EC), \]

donc \(\widehat{AEC}=90^\circ\). Le point \(E\) appartient au cercle de diamètre \([AC]\).

Angle droit en \(F\)

D’après la question 1 de la Partie II-A, \(\dfrac{m+i}{1+im}\) est réel. Son produit par \(-i\) est donc un imaginaire pur.

D’après la question 3-a de la Partie II-B,

\[ \frac{f-c}{f-a}=-i\frac{m+i}{1+im} \]

est un imaginaire pur. Ainsi, \((FC)\perp(FA)\), donc \(\widehat{AFC}=90^\circ\). Le point \(F\) appartient lui aussi au cercle de diamètre \([AC]\).

Conclusion \[ \boxed{A,\ E,\ C\text{ et }F\text{ sont cocycliques}}. \]

Exercice 4 — Arithmétique et probabilités

Équation diophantienne, sommes de chiffres dans une base, congruences et loi binomiale.

Données utiles

Partie I. On considère dans \(\mathbb Z^2\) l’équation \((E):5x-6y=2\).

Partie II. Si \(n=\sum_{i=0}^{p}a_ib^i\) est l’écriture de \(n\) en base \(b\), on pose \(S_b(n)=\sum_{i=0}^{p}a_i\).

Partie III. Une urne contient 25 boules numérotées de 1 à 25. Deux tirages successifs avec remise fournissent un couple ordonné \((x,y)\).

Exercice 4 — Partie I — Question 1

Déterminer toutes les solutions entières de l’équation :

\[ 5x-6y=2. \]
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Résolution complète de l’équation diophantienne

1. Une solution particulière \[ 5\times4-6\times3=20-18=2. \]

Le couple \((4,3)\) est donc une solution particulière de \((E)\).

2. Théorème de Gauss

Si un entier \(a\) divise un produit \(bc\) et si \(a\wedge b=1\), alors \(a\) divise \(c\).

3. Détermination de toutes les solutions

Soit \((x,y)\in\mathbb Z^2\) une solution. On a :

\[ 5x-6y=2 \qquad\text{et}\qquad 5\times4-6\times3=2. \]

En soustrayant :

\[ 5(x-4)=6(y-3). \]

Ainsi, \(5\mid6(y-3)\). Or \(5\wedge6=1\). D’après le théorème de Gauss :

\[ 5\mid y-3. \]

Il existe donc \(k\in\mathbb Z\) tel que :

\[ y-3=5k, \qquad\text{soit}\qquad y=3+5k. \]

En remplaçant dans \(5(x-4)=6(y-3)\) :

\[ 5(x-4)=6\times5k, \]

d’où :

\[ x-4=6k, \qquad\text{soit}\qquad x=4+6k. \]
4. Vérification réciproque

Pour tout \(k\in\mathbb Z\),

\[ 5(4+6k)-6(3+5k)=20+30k-18-30k=2. \]

Tout couple obtenu est donc bien solution.

Conclusion \[ \boxed{\mathcal S=\{(4+6k,\,3+5k)\,;\,k\in\mathbb Z\}}. \]
Exercice 4 — Partie I — Question 2-a

Soit \((x,y)\) une solution de \((E)\) et soit \(d=x\wedge y\). Déterminer les valeurs possibles de \(d\).

Afficher la réponse Masquer la réponse

Valeurs possibles du PGCD

Divisibilité

Si \(d=x\wedge y\), alors \(d\) divise toute combinaison linéaire entière de \(x\) et \(y\).

Application \[ d\mid x,\quad d\mid y \Longrightarrow d\mid(5x-6y). \]

Or :

\[ 5x-6y=2. \]

Donc \(d\mid2\). Comme \(d\gt0\) :

\[ d\in\{1,2\}. \]
Conclusion \[ \boxed{d=1\text{ ou }d=2}. \]
Exercice 4 — Partie I — Question 2-b

Déterminer les couples solutions \((x,y)\) de \((E)\) pour lesquels \(x\wedge y=1\).

Afficher la réponse Masquer la réponse

Solutions pour lesquelles \(x\wedge y=1\)

Résultats utilisés

D’après la question 1 de la Partie I,

\[ x=4+6k, \qquad y=3+5k, \qquad k\in\mathbb Z. \]

D’après la question 2-a de la Partie I, le PGCD \(d=x\wedge y\) appartient à \(\{1,2\}\).

Étude de la parité

Le nombre \(x=4+6k\) est toujours pair.

Pour \(y\), on a :

\[ 3\equiv1\ [2] \qquad\text{et}\qquad 5k\equiv k\ [2]. \]

Par compatibilité de l’addition avec la congruence :

\[ y=3+5k\equiv1+k\ [2]. \]
  • Si \(k\) est impair, alors \(y\) est pair. Ainsi, \(2\mid x\) et \(2\mid y\), donc \(d=2\).
  • Si \(k\) est pair, alors \(y\) est impair. Le PGCD ne peut pas être \(2\), donc, puisque \(d\in\{1,2\}\), on a \(d=1\).

Par conséquent, \(d=1\) si et seulement si \(k=2q\) avec \(q\in\mathbb Z\). Alors :

\[ x=4+12q, \qquad y=3+10q. \]
Conclusion \[ \boxed{d=1\Longleftrightarrow (x,y)=(4+12q,\,3+10q),\quad q\in\mathbb Z}. \]
Exercice 4 — Partie II — Question 1

Montrer que la somme des chiffres de \(n\) en base \(b\) vérifie :

\[ S_b(n)\equiv n\ [b-1]. \]
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Congruence entre \(n\) et la somme de ses chiffres

Compatibilité des congruences

La congruence est compatible avec les puissances, la multiplication et l’addition.

Application

Comme :

\[ b\equiv1\ [b-1], \]

la compatibilité avec les puissances donne, pour tout \(i\in\{0,\ldots,p\}\),

\[ b^i\equiv1^i\equiv1\ [b-1]. \]

En multipliant par le chiffre \(a_i\),

\[ a_ib^i\equiv a_i\ [b-1]. \]

Puis, par compatibilité de l’addition :

\[ \sum_{i=0}^{p}a_ib^i\equiv\sum_{i=0}^{p}a_i\ [b-1]. \]

Or le membre de gauche est \(n\), et celui de droite est \(S_b(n)\).

Conclusion \[ \boxed{S_b(n)\equiv n\ [b-1]}. \]
Exercice 4 — Partie II — Question 2-a

On suppose que \(\bigl(S_5(n),S_6(n)\bigr)\) est une solution de \((E)\) et que ses deux composantes sont premières entre elles. Montrer que :

\[ n\equiv0\ [4] \qquad\text{et}\qquad n\equiv3\ [5]. \]
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Deux congruences vérifiées par \(n\)

Références précises

D’après la question 2-b de la Partie I, puisque \(\bigl(S_5(n),S_6(n)\bigr)\) est une solution de \((E)\) dont les composantes sont premières entre elles, il existe \(q\in\mathbb Z\) tel que :

\[ S_5(n)=4+12q, \qquad S_6(n)=3+10q. \]

D’après la question 1 de la Partie II,

\[ S_5(n)\equiv n\ [4] \qquad\text{et}\qquad S_6(n)\equiv n\ [5]. \]
Base \(5\) \[ S_5(n)=4+12q\equiv0\ [4]. \]

Comme \(S_5(n)\equiv n\ [4]\), on obtient :

\[ n\equiv0\ [4]. \]
Base \(6\) \[ S_6(n)=3+10q\equiv3\ [5]. \]

Comme \(S_6(n)\equiv n\ [5]\), on obtient :

\[ n\equiv3\ [5]. \]
Conclusion \[ \boxed{n\equiv0\ [4]\qquad\text{et}\qquad n\equiv3\ [5]}. \]
Exercice 4 — Partie II — Question 2-b

Déduire du système de congruences précédent que :

\[ n\equiv8\ [20]. \]
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Résolution du système de congruences

Application

D’après la question 2-a de la Partie II, \(n\equiv0\ [4]\). Il existe donc \(r\in\mathbb Z\) tel que :

\[ n=4r. \]

La seconde congruence devient :

\[ 4r\equiv3\ [5]. \]

Or :

\[ 4\equiv-1\ [5]. \]

Par compatibilité avec la multiplication :

\[ -r\equiv3\ [5], \]

donc :

\[ r\equiv-3\equiv2\ [5]. \]

Il existe alors \(k\in\mathbb Z\) tel que \(r=2+5k\). Ainsi :

\[ n=4(2+5k)=8+20k. \]
Conclusion \[ \boxed{n\equiv8\ [20]}. \]
Exercice 4 — Partie II — Question 3-a

Calculer \(S_5(28)\) et \(S_6(28)\).

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Calcul de \(S_5(28)\) et \(S_6(28)\)

Écriture en base \(5\) \[ 28=1\times5^2+0\times5+3. \]

Donc :

\[ 28=(103)_5, \qquad S_5(28)=1+0+3=4. \]
Écriture en base \(6\) \[ 28=4\times6+4. \]

Donc :

\[ 28=(44)_6, \qquad S_6(28)=4+4=8. \]
Conclusion \[ \boxed{S_5(28)=4} \qquad\text{et}\qquad \boxed{S_6(28)=8}. \]
Exercice 4 — Partie II — Question 3-b

Le couple \(\bigl(S_5(28),S_6(28)\bigr)\) est-il une solution de \((E)\) ? Justifier.

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Vérification de l’équation

Calcul \[ 5S_5(28)-6S_6(28) = 5\times4-6\times8 = 20-48 = -28. \]

Or :

\[ -28\ne2. \]
Conclusion \[ \boxed{ \bigl(S_5(28),S_6(28)\bigr)=(4,8) \text{ n’est pas une solution de l’équation} }. \]
Exercice 4 — Partie III — Question 1

On note \(V\) l’événement : « le couple ordonné \((x,y)\) obtenu est une solution de \((E)\) ». Calculer \(P(V)\).

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Probabilité de l’événement \(V\)

Univers équiprobable

Les tirages sont successifs et avec remise. Le résultat est donc un couple ordonné \((x,y)\), avec \(x,y\in\{1,\ldots,25\}\). Les \(25^2=625\) couples sont équiprobables.

Couples favorables

D’après la question 1 de la Partie I, les solutions de \((E)\) sont :

\[ (x,y)=(4+6k,\,3+5k),\qquad k\in\mathbb Z. \]

Les conditions \(1\le x\le25\) et \(1\le y\le25\) imposent :

\[ k\in\{0,1,2,3\}. \]

Les quatre couples favorables sont :

\[ (4,3),\quad(10,8),\quad(16,13),\quad(22,18). \]

Ainsi :

\[ P(V)=\frac4{625}. \]
Conclusion \[ \boxed{P(V)=\frac4{625}=0{,}0064=64\times10^{-4}}. \]
Exercice 4 — Partie III — Question 2

On répète l’expérience dix fois, de manière indépendante. Calculer la probabilité que l’événement \(V\) se réalise exactement deux fois.

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Probabilité d’obtenir exactement deux réalisations de \(V\)

Schéma de Bernoulli

Chaque répétition constitue une épreuve de Bernoulli dont le succès est la réalisation de \(V\). La remise des boules après chaque tirage conserve la même probabilité :

\[ p=P(V)=\frac4{625}. \]

Les dix répétitions sont indépendantes. Si \(X\) désigne le nombre de réalisations de \(V\), alors :

\[ X\sim\mathcal B\left(10,\frac4{625}\right). \]
Application de la loi binomiale \[ P(X=2)=\mathrm C_{10}^{2}\left(\frac4{625}\right)^2\left(1-\frac4{625}\right)^8. \]

La notation \(\mathrm C_{10}^{2}\) désigne le nombre de choix de 2 succès parmi 10 épreuves. Comme \(\mathrm C_{10}^{2}=45\) et \(1-\dfrac4{625}=\dfrac{621}{625}\),

\[ P(X=2)=45\left(\frac4{625}\right)^2\left(\frac{621}{625}\right)^8. \]
Conclusion \[ \boxed{P(X=2)=45\left(\frac4{625}\right)^2\left(\frac{621}{625}\right)^8}. \]

Exercice 5 — Structures algébriques

Matrices paramétrées, isomorphisme de groupes, résolution d’une équation et construction d’un corps.

Données utiles

On fixe \(a\in\mathbb R_+^*\setminus\{1\}\) et, pour \(x\in\mathbb R\),

\[ M(x)=\begin{pmatrix}a^x&a^x-1&0\\0&1&0\\0&0&a^x\end{pmatrix}, \qquad E=\{M(x)\,;\,x\in\mathbb R\}. \]

Le symbole \(\times\) désigne le produit matriciel. Dans la dernière partie, la loi \(T\) est définie par :

\[ M(x)\,T\,M(y)=M\left(\frac{xy}{\sqrt2}\right). \]
Données des questions 3-a et 3-b

Pour les questions 3-a et 3-b, on prend \(a=5\) et :

\[ A= \begin{pmatrix} \dfrac1{25}&-\dfrac{24}{25}&0\\ 0&1&0\\ 0&0&\dfrac1{25} \end{pmatrix} \] \[ B= \begin{pmatrix} 25&24&0\\ 0&1&0\\ 0&0&25 \end{pmatrix} \]
Exercice 5 — Question 1

Montrer que l’ensemble \(E\) est stable pour le produit matriciel.

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Stabilité de \(E\) pour le produit matriciel

Propriété exponentielle

Comme \(a\gt0\) :

\[ a^xa^y=a^{x+y}. \]
Calcul du produit

Pour \(x,y\in\mathbb R\) :

\[ M(x)M(y) = \begin{pmatrix} a^x & a^x-1 & 0\\ 0&1&0\\ 0&0&a^x \end{pmatrix} \begin{pmatrix} a^y & a^y-1 & 0\\ 0&1&0\\ 0&0&a^y \end{pmatrix}. \]

La première ligne donne :

\[ a^xa^y=a^{x+y} \]

et :

\[ a^x(a^y-1)+(a^x-1)=a^{x+y}-1. \]

Ainsi :

\[ M(x)M(y) = \begin{pmatrix} a^{x+y} & a^{x+y}-1 & 0\\ 0&1&0\\ 0&0&a^{x+y} \end{pmatrix} = M(x+y). \]
Conclusion \[ \boxed{ \forall x,y\in\mathbb R,\quad M(x)M(y)=M(x+y)\in E }. \]

L’ensemble \(E\) est stable pour le produit matriciel.

Exercice 5 — Question 2-a

On définit \(\varphi:\mathbb R\to E\) par \(\varphi(x)=M(x)\). Montrer que \(\varphi\) est un isomorphisme de \((\mathbb R,+)\) vers \((E,\times)\).

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Isomorphisme de \((\mathbb R,+)\) vers \((E,\times)\)

Morphisme

D’après la question 1 de l’Exercice 5 :

\[ \varphi(x+y) = M(x+y) = M(x)M(y) = \varphi(x)\times\varphi(y). \]

La fonction \(\varphi\) est donc un morphisme.

Injectivité

Si \(\varphi(x)=\varphi(y)\), alors :

\[ a^x=a^y. \]

Comme \(a\gt0\) et \(a\ne1\), la fonction \(t\mapsto a^t\) est strictement monotone. Donc :

\[ x=y. \]
Surjectivité

Par définition :

\[ E=\{M(x)\mid x\in\mathbb R\}. \]

Tout élément de \(E\) possède donc un antécédent par \(\varphi\).

Conclusion \[ \boxed{ \varphi:(\mathbb R,+)\longrightarrow(E,\times) \text{ est un isomorphisme} }. \]
Exercice 5 — Question 2-b

En déduire que \((E,\times)\) est un groupe commutatif.

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Structure de groupe commutatif par transfert

Propriété utilisée

Un isomorphisme permet de transporter la structure algébrique de l’ensemble de départ vers l’ensemble d’arrivée.

Autrement dit, si \(G\) est un groupe commutatif et si \(\varphi:G\to H\) est un isomorphisme, alors \(H\) est aussi un groupe commutatif.

Application

D’après la question 2-a de l’Exercice 5,

\[ \varphi:(\mathbb R,+)\longrightarrow(E,\times) \]

est un isomorphisme.

Or \((\mathbb R,+)\) est un groupe commutatif.

Comme \(\varphi\) est surjective, son image est exactement l’ensemble d’arrivée :

\[ \varphi(\mathbb R)=E. \]

Donc la structure de groupe commutatif de \((\mathbb R,+)\) se transporte sur \((E,\times)\).

Remarque utile

On peut identifier les éléments remarquables par image : le neutre est \(\varphi(0)=M(0)=I\), et le symétrique de \(M(x)\) est \(M(-x)\). Cette identification n’est pas nécessaire pour prouver la structure, car l’isomorphisme suffit.

Conclusion \[ \boxed{(E,\times)\text{ est un groupe commutatif par transfert de structure}.} \]
Exercice 5 — Question 3-a

Pour \(a=5\), on considère les deux matrices :

\[ A= \begin{pmatrix} \dfrac1{25}&-\dfrac{24}{25}&0\\ 0&1&0\\ 0&0&\dfrac1{25} \end{pmatrix} \] \[ B= \begin{pmatrix} 25&24&0\\ 0&1&0\\ 0&0&25 \end{pmatrix} \]

Vérifier que \(A\in E\) et \(B\in E\).

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Identification de \(A\) et \(B\)

On prend maintenant \(a=5\).

Matrice \(A\) \[ M(-2) = \begin{pmatrix} 5^{-2}&5^{-2}-1&0\\ 0&1&0\\ 0&0&5^{-2} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \frac1{25}&-\frac{24}{25}&0\\ 0&1&0\\ 0&0&\frac1{25} \end{pmatrix} =A. \]
Matrice \(B\) \[ M(2) = \begin{pmatrix} 25&24&0\\ 0&1&0\\ 0&0&25 \end{pmatrix} =B. \]
Conclusion \[ \boxed{A=M(-2)\in E} \qquad\text{et}\qquad \boxed{B=M(2)\in E}. \]
Exercice 5 — Question 3-b

Pour \(a=5\), on considère :

\[ A= \begin{pmatrix} \dfrac1{25}&-\dfrac{24}{25}&0\\ 0&1&0\\ 0&0&\dfrac1{25} \end{pmatrix} \] \[ B= \begin{pmatrix} 25&24&0\\ 0&1&0\\ 0&0&25 \end{pmatrix} \]

Résoudre dans \(E\) l’équation matricielle :

\[ A^5 imes X^6=B^{2026}. \]
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Résolution de l’équation matricielle dans \(E\)

Puissances des matrices \(M(x)\)

D’après la question 1, \(M(x)M(y)=M(x+y)\). Une récurrence immédiate donne, pour tout entier naturel \(n\),

\[ M(x)^n=M(nx). \]
Application

D’après la question 3-a, \(A=M(-2)\) et \(B=M(2)\). Soit \(X=M(t)\in E\). Alors :

\[ A^5=M(-10),\qquad X^6=M(6t),\qquad B^{2026}=M(4052). \]

L’équation devient :

\[ M(-10)M(6t)=M(4052), \]

soit, d’après la question 1 :

\[ M(6t-10)=M(4052). \]

L’application \(t\mapsto M(t)\) est injective d’après la question 2-a. Donc :

\[ 6t-10=4052, \qquad t=677. \]
Conclusion \[ \boxed{X=M(677)=\begin{pmatrix}5^{677}&5^{677}-1&0\\0&1&0\\0&0&5^{677}\end{pmatrix}}. \]
Exercice 5 — Question 4-a

Montrer que \((E\setminus\{I\},T)\) est un groupe commutatif.

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Structure de groupe commutatif par transfert

Comme \(I=M(0)\) et comme l’application \(x\mapsto M(x)\) est injective, on a :

\[ E\setminus\{I\}=\{M(x)\,;\,x\in\mathbb R^*\}. \]
Idée de la méthode

On ne va pas vérifier séparément l’associativité, le neutre, les symétriques et la commutativité. On construit un isomorphisme à partir d’un groupe déjà connu.

Définition de l’isomorphisme

On définit :

\[ \psi:\mathbb R^*\longrightarrow E\setminus\{I\}, \qquad \psi(t)=M(\sqrt2\,t). \]

Cette application est bien définie car, si \(t\ne0\), alors \(\sqrt2\,t\ne0\), donc \(M(\sqrt2\,t)\ne M(0)=I\).

Morphisme

Pour tous \(t,u\in\mathbb R^*\), on a :

\[ \psi(tu)=M(\sqrt2\,tu). \]

D’autre part :

\[ \psi(t)T\psi(u) = M(\sqrt2\,t)T M(\sqrt2\,u) = M\left(\frac{(\sqrt2\,t)(\sqrt2\,u)}{\sqrt2}\right) = M(\sqrt2\,tu). \]

Donc :

\[ \psi(tu)=\psi(t)T\psi(u). \]

Ainsi, \(\psi\) est un morphisme de \((\mathbb R^*,\times)\) vers \((E\setminus\{I\},T)\).

Bijectivité

Soit \(M(x)\in E\setminus\{I\}\). Alors \(x\ne0\). En posant

\[ t=\frac{x}{\sqrt2}, \]

on a \(t\in\mathbb R^*\) et :

\[ \psi(t)=M\left(\sqrt2\cdot\frac{x}{\sqrt2}\right)=M(x). \]

Donc \(\psi\) est surjective.

Si \(\psi(t)=\psi(u)\), alors :

\[ M(\sqrt2\,t)=M(\sqrt2\,u). \]

Par injectivité de \(x\mapsto M(x)\), on obtient :

\[ \sqrt2\,t=\sqrt2\,u, \]

donc \(t=u\). Ainsi, \(\psi\) est injective.

Finalement, \(\psi\) est un isomorphisme.

Transfert de structure

On sait que \((\mathbb R^*,\times)\) est un groupe commutatif.

Comme \(\psi\) est un isomorphisme de \((\mathbb R^*,\times)\) vers \((E\setminus\{I\},T)\), la structure de groupe commutatif se transfère à \(E\setminus\{I\}\).

Remarque utile

Le neutre pour \(T\) est l’image de \(1\) :

\[ \psi(1)=M(\sqrt2). \]

Le symétrique de \(M(x)\), pour \(x\ne0\), est \(M\left(\dfrac2x\right)\). Ces identifications confirment les éléments remarquables, mais la preuve de la structure repose sur l’isomorphisme.

Conclusion \[ \boxed{(E\setminus\{I\},T)\text{ est un groupe commutatif par transfert de structure}.} \]
Exercice 5 — Question 4-b

Montrer que \((E,\times,T)\) est un corps commutatif.

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Structure de corps commutatif par transfert

Méthode

Pour montrer qu’un ensemble muni de deux lois est un corps, on peut transférer la structure d’un corps connu à l’aide d’un isomorphisme qui respecte les deux lois.

Définition de l’application de transfert

On définit :

\[ \Psi:\mathbb R\longrightarrow E, \qquad \Psi(t)=M(\sqrt2\,t). \]

L’application \(\Psi\) est bijective : pour tout \(M(x)\in E\), on prend \(t=\dfrac{x}{\sqrt2}\), et alors \(\Psi(t)=M(x)\). L’injectivité découle de l’injectivité de \(x\mapsto M(x)\).

Respect de la première loi

Pour tous \(t,u\in\mathbb R\),

\[ \Psi(t+u)=M(\sqrt2(t+u)). \]

Or, d’après la question 1 de l’Exercice 5,

\[ \Psi(t)\times\Psi(u) = M(\sqrt2 t)\times M(\sqrt2 u) = M(\sqrt2 t+\sqrt2 u) = M(\sqrt2(t+u)). \]

Donc :

\[ \Psi(t+u)=\Psi(t)\times\Psi(u). \]
Respect de la seconde loi

Pour tous \(t,u\in\mathbb R\),

\[ \Psi(tu)=M(\sqrt2\,tu). \]

D’autre part :

\[ \Psi(t)T\Psi(u) = M(\sqrt2 t)T M(\sqrt2 u) = M\left(\frac{(\sqrt2 t)(\sqrt2 u)}{\sqrt2}\right) = M(\sqrt2 tu). \]

Donc :

\[ \Psi(tu)=\Psi(t)T\Psi(u). \]
Transfert de structure

On sait que \((\mathbb R,+,\times)\) est un corps commutatif.

L’application \(\Psi\) est bijective et elle transporte :

\[ +\quad\text{vers}\quad \times \]

et :

\[ \times\quad\text{vers}\quad T. \]

Donc la structure de corps commutatif de \((\mathbb R,+,\times)\) se transfère à \((E,\times,T)\).

Éléments remarquables

Le zéro du corps \((E,\times,T)\) est l’image de \(0\) :

\[ \Psi(0)=M(0)=I. \]

L’unité multiplicative pour \(T\) est l’image de \(1\) :

\[ \Psi(1)=M(\sqrt2). \]
Conclusion \[ \boxed{(E,\times,T)\text{ est un corps commutatif par transfert de structure}.} \]
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