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Session de rattrapage 2026 — 2e Bac Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre

Correction complète de mathématiques

Session de rattrapage 2026 — 2e Bac Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre

Prof Maths Maroc

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace

Produit vectoriel, plans, droite orthogonale et sphère tangente.

Données visibles — Exercice 1

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct \((O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})\), on considère les points \(A(1,1,1)\), \(B(2,0,1)\) et \(C(-2,-2,4)\).

Le plan \((P)\) a pour équation \(x+y-2z+12=0\).

Dans la deuxième partie, \((S)\) est la sphère de centre \(\Omega(a,b,c)\), tangente au plan \((P)\) au point \(C\), et coupée par le plan \((OAB)\) suivant un cercle \((\Gamma)\) de centre \(O\) et de rayon \(r=4\sqrt{3}\).

Question 1.a

Données : dans le repère orthonormé direct, on a \(A(1,1,1)\) et \(B(2,0,1)\).

Calculer le produit vectoriel \(\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}\).

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Propriété utilisée

Dans un repère orthonormé direct, si \(\vec u=(x,y,z)\) et \(\vec v=(x',y',z')\), alors :

\[\vec u\wedge\vec v=(yz'-zy')\vec i+(zx'-xz')\vec j+(xy'-yx')\vec k.\]

Application

On a :

\[\overrightarrow{OA}=(1,1,1),\qquad \overrightarrow{OB}=(2,0,1).\]

Donc :

\[\begin{aligned} \overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB} &=(1\times1-1\times0)\vec i+(1\times2-1\times1)\vec j+(1\times0-1\times2)\vec k\\ &=\vec i+\vec j-2\vec k. \end{aligned}\]

Conclusion

\[\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\vec i+\vec j-2\vec k.\]

Question 1.b

Données : \((P):x+y-2z+12=0\) et \(\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\vec i+\vec j-2\vec k\).

Déduire la position relative des deux plans \((P)\) et \((OAB)\).

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Propriété utilisée

Le vecteur \(\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}\) est un vecteur normal au plan \((OAB)\) s’il est non nul. Deux plans qui ont des vecteurs normaux colinéaires sont parallèles.

Application

D’après la question 1.a :

\[\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=(1,1,-2).\]

Ce vecteur est non nul, donc \(O,A,B\) ne sont pas alignés et \((1,1,-2)\) est un vecteur normal au plan \((OAB)\).

L’équation \((P):x+y-2z+12=0\) donne aussi un vecteur normal à \((P)\) :

\[\vec n_P=(1,1,-2).\]

Les deux plans ont le même vecteur normal, donc ils sont parallèles.

De plus, \(O(0,0,0)\in(OAB)\), mais :

\[0+0-2\times0+12=12\ne0.\]

Donc \(O\notin(P)\). Les deux plans ne sont donc pas confondus.

Conclusion

Les deux plans \((P)\) et \((OAB)\) sont strictement parallèles.

Question 1.c

Donnée : \(C(-2,-2,4)\).

Vérifier que le système suivant est une représentation paramétrique de la droite \((OC)\) :

\[\begin{cases}x=t\\y=t\\z=-2t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb R).\]

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Propriété utilisée

Pour vérifier une représentation paramétrique d’une droite, on vérifie qu’elle passe par un point de la droite et qu’elle admet un vecteur directeur de cette droite.

Application

La droite \((OC)\) passe par \(O\) et admet \(\overrightarrow{OC}\) comme vecteur directeur.

On calcule :

\[\overrightarrow{OC}=(-2,-2,4)=-2(1,1,-2).\]

Donc \((1,1,-2)\) est un vecteur directeur de \((OC)\).

Le système proposé s’écrit :

\[(x,y,z)=t(1,1,-2),\qquad t\in\mathbb R.\]

Il passe par \(O\) pour \(t=0\), et pour \(t=-2\), on obtient \((-2,-2,4)\), c’est-à-dire le point \(C\).

Conclusion

Le système proposé est bien une représentation paramétrique de la droite \((OC)\).

Question 1.d

Données : \(C(-2,-2,4)\), \((P):x+y-2z+12=0\), et la droite \((OC)\) admet \((1,1,-2)\) comme vecteur directeur.

Vérifier que \(C\in(P)\), puis montrer que \((OC)\perp(P)\).

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Propriété utilisée

Une droite est orthogonale à un plan lorsque son vecteur directeur est colinéaire à un vecteur normal de ce plan.

Application

On remplace les coordonnées de \(C\) dans l’équation de \((P)\) :

\[-2+(-2)-2\times4+12=0.\]

Donc \(C\in(P)\).

Le plan \((P)\) a pour équation \(x+y-2z+12=0\). Donc :

\[\vec n=(1,1,-2)\]

est un vecteur normal à \((P)\).

Or \((1,1,-2)\) est aussi un vecteur directeur de la droite \((OC)\). Ce vecteur directeur est donc colinéaire à un vecteur normal de \((P)\).

Conclusion

\[C\in(P)\qquad\text{et}\qquad (OC)\perp(P).\]

Question 2.a

Données : la sphère \((S)\) de centre \(\Omega(a,b,c)\) est tangente au plan \((P)\) au point \(C\), et \((OC)\perp(P)\).

Montrer que \(\Omega\in(OC)\), puis en déduire une relation entre \(a\), \(b\) et \(c\).

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Propriété utilisée

Si une sphère de centre \(\Omega\) est tangente à un plan en \(C\), alors le rayon \([\Omega C]\) est perpendiculaire à ce plan. Par un point d’un plan, il existe une seule droite perpendiculaire à ce plan.

Application

La sphère \((S)\) est tangente au plan \((P)\) au point \(C\). Donc :

\[(\Omega C)\perp(P).\]

D’après la question 1.d, on a aussi :

\[(OC)\perp(P).\]

Les deux droites \((\Omega C)\) et \((OC)\) passent par le même point \(C\) et sont perpendiculaires au même plan \((P)\). Donc elles sont confondues.

Ainsi \(\Omega\in(OC)\).

D’après la représentation paramétrique de \((OC)\), il existe un réel \(t\) tel que :

\[\Omega(t,t,-2t).\]

Comme \(\Omega(a,b,c)\), on obtient :

\[a=t,\qquad b=t,\qquad c=-2t.\]

Conclusion

\[a=b\qquad\text{et}\qquad c=-2a.\]

Question 2.b

Donnée : \(\Omega(a,a,-2a)\).

Calculer la distance \(O\Omega\).

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Propriété utilisée

Dans un repère orthonormé, si \(\Omega(x,y,z)\), alors :

\[O\Omega=\sqrt{x^2+y^2+z^2}.\]

Application

On a \(\Omega(a,a,-2a)\). Donc :

\[O\Omega=\sqrt{a^2+a^2+(-2a)^2}=\sqrt{6a^2}=|a|\sqrt6.\]

Conclusion

\[O\Omega=|a|\sqrt6.\]

Question 2.c

Données : \(\Omega(a,a,-2a)\) et \((P):x+y-2z+12=0\).

Calculer la distance \(d(\Omega,(P))\).

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Propriété utilisée

La distance du point \(M(x_M,y_M,z_M)\) au plan \((Q):\alpha x+\beta y+\gamma z+\delta=0\) est :

\[d(M,(Q))=\frac{|\alpha x_M+\beta y_M+\gamma z_M+\delta|}{\sqrt{\alpha^2+\beta^2+\gamma^2}}.\]

Application

Ici \(\Omega(a,a,-2a)\) et \((P):x+y-2z+12=0\). Donc :

\[\begin{aligned} d(\Omega,(P)) &=\frac{|a+a-2(-2a)+12|}{\sqrt{1^2+1^2+(-2)^2}}\\ &=\frac{|6a+12|}{\sqrt6}\\ &=|a+2|\sqrt6. \end{aligned}\]

Conclusion

\[d(\Omega,(P))=|a+2|\sqrt6.\]

Question 2.d

Données : \(O\Omega=|a|\sqrt{6}\), \(d(\Omega,(P))=|a+2|\sqrt{6}\), et le plan \((OAB)\) coupe la sphère \((S)\) suivant un cercle de centre \(O\) et de rayon \(4\sqrt{3}\).

Déterminer \(a\), les coordonnées de \(\Omega\), puis le rayon \(R\) de la sphère \((S)\).

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Propriété utilisée

Si un plan coupe une sphère de centre \(\Omega\) suivant un cercle de centre \(O\) et de rayon \(r\), alors, pour tout point \(M\) de ce cercle :

\[R^2=O\Omega^2+r^2,\]

où \(R\) est le rayon de la sphère. Ici, comme la sphère est tangente au plan \((P)\) au point \(C\), on a aussi :

\[R=\Omega C=d(\Omega,(P)).\]

Application

Le rayon du cercle \((\Gamma)\) est \(r=4\sqrt{3}\). Donc :

\[r^2=(4\sqrt{3})^2=48.\]

Ainsi :

\[\Omega C^2-O\Omega^2=48.\]

Or :

\[O\Omega=|a|\sqrt6\qquad\text{et}\qquad \Omega C=d(\Omega,(P))=|a+2|\sqrt6.\]

Donc :

\[6(a+2)^2-6a^2=48.\]

En divisant par \(6\), on obtient :

\[(a+2)^2-a^2=8.\]

Alors :

\[a^2+4a+4-a^2=8\Longleftrightarrow 4a+4=8\Longleftrightarrow a=1.\]

Par suite :

\[\Omega(a,a,-2a)=\Omega(1,1,-2).\]

Enfin :

\[R=\Omega C=|1+2|\sqrt6=3\sqrt6.\]

Conclusion

\[a=1,\qquad \Omega(1,1,-2),\qquad R=3\sqrt6.\]

Exercice 2 — Nombres complexes

Forme trigonométrique, rotation et géométrie complexe.

Données visibles — Exercice 2

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct \((O,\vec{u},\vec{v})\), on considère les points \(A\), \(B\) et \(C\) d’affixes respectives :

\[a=\sqrt{3}+i,\qquad b=\overline{a},\qquad c=2\sqrt{3}.\]

La transformation \(R\) associe à tout point \(M\) d’affixe \(z\) le point \(M'\) d’affixe \(z'\) tel que :

\[z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a.\]

Le point \(D\) a pour affixe \(d\) et vérifie \(R(B)=D\).

Question 1.a

Données : \(a=\sqrt{3}+i\) et \(c=2\sqrt{3}\).

Calculer \(\dfrac{a-c}{a}\).

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Propriété utilisée

Pour diviser deux nombres complexes écrits sous forme algébrique, on peut multiplier le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur.

Application

On a :

\[a-c=(\sqrt{3}+i)-2\sqrt{3}=-\sqrt{3}+i.\]

Donc :

\[\frac{a-c}{a}=\frac{-\sqrt{3}+i}{\sqrt{3}+i}.\]

On multiplie par le conjugué de \(\sqrt{3}+i\), c’est-à-dire \(\sqrt{3}-i\) :

\[\frac{a-c}{a}=\frac{(-\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)}{(\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)}.\]

Or :

\[(-\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)=-3+i\sqrt{3}+i\sqrt{3}+1=-2+2i\sqrt{3},\]

et :

\[(\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)=3+1=4.\]

Ainsi :

\[\frac{a-c}{a}=\frac{-2+2i\sqrt{3}}{4}=-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2.\]

Conclusion

\[\boxed{\frac{a-c}{a}=-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2}.\]

Question 1.b

Donnée : \(\dfrac{a-c}{a}=-\dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\).

Écrire ce nombre complexe sous forme trigonométrique.

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Propriété utilisée

Si \(z=r(\cos\theta+i\sin\theta)\), avec \(r>0\), alors \(r=|z|\) et \(\theta\) est un argument de \(z\).

Application

Posons :

\[z=-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2.\]

Son module est :

\[|z|=\sqrt{\left(-\frac{1}{2}\right)^2+\left(\frac{\sqrt{3}}2\right)^2}=\sqrt{\frac{1}{4}+\frac{3}{4}}=1.\]

De plus :

\[\cos\frac{2\pi}{3}=-\frac{1}{2}\qquad\text{et}\qquad \sin\frac{2\pi}{3}=\frac{\sqrt{3}}2.\]

Donc \(\dfrac{2\pi}{3}\) est un argument de \(z\).

Conclusion

\[\boxed{-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2=\cos\frac{2\pi}{3}+i\sin\frac{2\pi}{3}}.\]

On peut aussi écrire :

\[\boxed{-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2=e^{i\frac{2\pi}{3}}}.\]

Question 2.a

Donnée : \(R\) est définie par :

\[z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a.\]

Déterminer la nature de \(R\), son centre et son angle.

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Propriété utilisée

Dans le plan complexe, l’écriture :

\[z'-\omega=e^{i\theta}(z-\omega)\]

est l’écriture complexe de la rotation de centre d’affixe \(\omega\) et d’angle \(\theta\).

Application

À partir de :

\[z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a,\]

on obtient :

\[z'-a=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a).\]

Cette écriture est de la forme \(z'-\omega=e^{i\theta}(z-\omega)\), avec :

\[\omega=a\qquad\text{et}\qquad \theta=\frac{2\pi}{3}.\]

Conclusion

\[\boxed{R\text{ est la rotation de centre }A\text{ et d’angle }\frac{2\pi}{3}}.\]

Question 2.b

Données : \(R\) est définie par \(z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a\), avec \(a=\sqrt{3}+i\), \(c=2\sqrt{3}\), et :

\[e^{i\frac{2\pi}{3}}=\frac{a-c}{a}.\]

Montrer que \(R(O)=C\).

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Propriété utilisée

Pour trouver l’image d’un point par une transformation complexe, on remplace \(z\) par l’affixe du point de départ.

Application

Le point \(O\) a pour affixe \(0\). On remplace donc \(z\) par \(0\) dans l’expression de \(R\) :

\[z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(0-a)+a=-ae^{i\frac{2\pi}{3}}+a.\]

D’après la question 1,

\[e^{i\frac{2\pi}{3}}=\frac{a-c}{a}.\]

Alors :

\[z'=-a\frac{a-c}{a}+a=-(a-c)+a=c.\]

L’image de \(O\) par \(R\) a donc pour affixe \(c\), qui est l’affixe du point \(C\).

Conclusion

\[\boxed{R(O)=C}.\]

Question 3.a

Données : \(D=R(B)\), \(b=\overline{a}=\sqrt{3}-i\), et :

\[z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a.\]

Calculer \(d\), puis montrer que les points \(O\), \(A\) et \(D\) sont alignés.

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Propriété utilisée

Si \(D=R(B)\), alors on remplace \(z\) par l’affixe \(b\) de \(B\). Pour montrer que \(O\), \(A\) et \(D\) sont alignés, il suffit de montrer que les affixes \(a\) et \(d\) sont proportionnelles par un réel.

Application

Comme \(D=R(B)\), on remplace \(z\) par \(b\) :

\[d=e^{i\frac{2\pi}{3}}(b-a)+a.\]

Or :

\[b-a=(\sqrt{3}-i)-(\sqrt{3}+i)=-2i,\]

et :

\[e^{i\frac{2\pi}{3}}=-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2.\]

Donc :

\[\begin{aligned} d&=\left(-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}2\right)(-2i)+\sqrt{3}+i\\ &=i+\sqrt{3}+\sqrt{3}+i\\ &=2\sqrt{3}+2i. \end{aligned}\]

Comme \(a=\sqrt{3}+i\), on a :

\[d=2\sqrt{3}+2i=2(\sqrt{3}+i)=2a.\]

Le nombre \(2\) est réel, donc les vecteurs \(\overrightarrow{OA}\) et \(\overrightarrow{OD}\) sont colinéaires.

Conclusion

\[\boxed{d=2\sqrt{3}+2i}\]

et les points \(O\), \(A\) et \(D\) sont alignés.

Question 3.b

Données : \(b=\sqrt{3}-i\), \(c=2\sqrt{3}\) et \(d=2\sqrt{3}+2i\).

Calculer \(\dfrac{c-b}{d}\).

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Propriété utilisée

On calcule d’abord l’affixe du vecteur concerné, puis on simplifie le quotient obtenu.

Application

On a :

\[c-b=2\sqrt{3}-(\sqrt{3}-i)=\sqrt{3}+i=a.\]

D’après la question précédente :

\[d=2\sqrt{3}+2i=2a.\]

Donc :

\[\frac{c-b}{d}=\frac{a}{2a}.\]

Comme \(a\ne0\), on obtient :

\[\frac{c-b}{d}=\frac{1}{2}.\]

Conclusion

\[\boxed{\frac{c-b}{d}=\frac{1}{2}}.\]

Question 3.c

Données : \(b=\sqrt{3}-i\), \(c=2\sqrt{3}\) et \(d=2\sqrt{3}+2i\).

Montrer que \(OB=DC\).

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Propriété utilisée

Dans le plan complexe, si deux points \(M\) et \(N\) ont pour affixes \(z_M\) et \(z_N\), alors :

\[MN=|z_N-z_M|.\]

Application

Comme \(O\) a pour affixe \(0\), on a :

\[OB=|b-0|=|b|=|\sqrt{3}-i|.\]

Donc :

\[OB=\sqrt{(\sqrt{3})^2+(-1)^2}=\sqrt{4}=2.\]

D’autre part :

\[DC=|c-d|=|2\sqrt{3}-(2\sqrt{3}+2i)|=|-2i|=2.\]

Conclusion

\[\boxed{OB=DC=2}.\]

Question 3.d

Données obtenues :

\[\frac{c-b}{d}=\frac{1}{2}\qquad\text{et}\qquad OB=DC.\]

En déduire la nature du quadrilatère \(OBCD\).

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Propriété utilisée

Dans le plan complexe, si le quotient des affixes de deux vecteurs non nuls est réel, alors ces deux vecteurs sont colinéaires.

Un quadrilatère qui possède deux côtés opposés parallèles est un trapèze. Si ses deux côtés non parallèles ont la même longueur, alors c’est un trapèze isocèle.

Application

L’affixe du vecteur \(\overrightarrow{BC}\) est \(c-b\).

L’affixe du vecteur \(\overrightarrow{OD}\) est \(d-0=d\).

Or :

\[\frac{c-b}{d}=\frac{1}{2}\in\mathbb{R}.\]

Donc les vecteurs \(\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{OD}\) sont colinéaires. Ainsi :

\[(BC)\parallel(OD).\]

Le quadrilatère \(OBCD\) est donc un trapèze.

D’après la question 3.c :

\[OB=DC.\]

Les deux côtés non parallèles du trapèze ont donc la même longueur.

Conclusion

\[\boxed{OBCD\text{ est un trapèze isocèle}}.\]

Exercice 3 — Probabilités

Dénombrement, probabilité conditionnelle et variable aléatoire.

Données visibles — Exercice 3

Une urne contient six boules indiscernables au toucher : quatre boules blanches et deux boules noires.

Trois boules portent le numéro \(0\) et trois boules portent le numéro \(1\). Parmi les boules portant le numéro \(1\), deux sont blanches et une est noire. Parmi les boules portant le numéro \(0\), deux sont blanches et une est noire.

Numéro Boules blanches Boules noires Total
\(0\) \(2\) \(1\) \(3\)
\(1\) \(2\) \(1\) \(3\)
Total \(4\) \(2\) \(6\)

On tire simultanément deux boules de l’urne. On note \(A\) l’événement : « les deux boules tirées sont de même couleur », \(B\) l’événement : « la somme des numéros inscrits est égale à \(2\) », et \(X\) la variable aléatoire égale à la somme des numéros inscrits sur les deux boules tirées.

Question 1.a

On tire simultanément deux boules de l’urne. On note \(A\) l’événement : « les deux boules tirées sont de même couleur ». Calculer \(P(A)\).

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Modélisation

Le tirage est simultané. Donc l’ordre des deux boules tirées ne compte pas.

L’univers \(\Omega\) contient tous les choix de deux boules parmi six :

\[\mathrm{Card}(\Omega)=C_6^2=\frac{6\times5}{2}=15.\]

Application

L’événement \(A\) est réalisé dans deux cas :

• tirer deux boules blanches ;
• tirer deux boules noires.

Il y a \(4\) boules blanches et \(2\) boules noires. Donc :

\[\mathrm{Card}(A)=C_4^2+C_2^2=6+1=7.\]

Conclusion

\[P(A)=\frac{\mathrm{Card}(A)}{\mathrm{Card}(\Omega)}=\frac{7}{15}.\]

Question 1.b

On note \(B\) l’événement : « la somme des numéros inscrits sur les deux boules tirées est égale à \(2\) ». Calculer \(P(B)\).

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Idée utilisée

Les numéros possibles sur les boules sont \(0\) et \(1\).

Pour que la somme soit égale à \(2\), il faut tirer deux boules portant le numéro \(1\).

Application

Il y a \(3\) boules portant le numéro \(1\). Donc :

\[\mathrm{Card}(B)=C_3^2=3.\]

Or \(\mathrm{Card}(\Omega)=15\). Par suite :

\[P(B)=\frac{3}{15}=\frac{1}{5}.\]

Conclusion

\[P(B)=\frac{1}{5}.\]

Question 2

Avec \(A\) : « les deux boules tirées sont de même couleur » et \(B\) : « la somme des numéros inscrits est égale à \(2\) », calculer la probabilité conditionnelle \(P(B/A)\).

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Propriété utilisée

Comme \(P(A)\neq0\), on utilise la formule :

\[P(B/A)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}.\]

Calcul de \(A\cap B\)

L’événement \(A\cap B\) signifie :

• les deux boules sont de même couleur ;
• la somme des numéros est \(2\).

La somme vaut \(2\) seulement si les deux boules portent le numéro \(1\). Parmi les boules portant le numéro \(1\), il y a deux blanches et une noire.

Pour avoir en plus la même couleur, le seul choix possible est donc : les deux boules blanches portant le numéro \(1\).

Ainsi :

\[\mathrm{Card}(A\cap B)=1,\qquad P(A\cap B)=\frac{1}{15}.\]

Conclusion

\[P(B/A)=\frac{\frac{1}{15}}{\frac{7}{15}}=\frac{1}{7}.\]

Question 3.a

Soit \(X\) la variable aléatoire égale à la somme des numéros inscrits sur les deux boules tirées. Déterminer la loi de probabilité de \(X\).

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Valeurs possibles

Chaque boule porte le numéro \(0\) ou le numéro \(1\). Comme on tire deux boules, la somme peut être égale à \(0\), \(1\) ou \(2\).

Donc :

\[X(\Omega)=\{0,1,2\}.\]

Calcul des probabilités

Il y a \(3\) boules portant le numéro \(0\) et \(3\) boules portant le numéro \(1\).

Cas \(X=0\). Il faut tirer deux boules portant le numéro \(0\) :

\[P(X=0)=\frac{C_3^2}{C_6^2}=\frac{3}{15}=\frac{1}{5}.\]

Cas \(X=2\). Il faut tirer deux boules portant le numéro \(1\) :

\[P(X=2)=\frac{C_3^2}{C_6^2}=\frac{3}{15}=\frac{1}{5}.\]

Cas \(X=1\). Il faut tirer une boule portant le numéro \(0\) et une boule portant le numéro \(1\) :

\[P(X=1)=\frac{C_3^1\times C_3^1}{C_6^2}=\frac{9}{15}=\frac{3}{5}.\]

\(x_i\) \(0\) \(1\) \(2\)
\(P(X=x_i)\) \(\frac{1}{5}\) \(\frac{3}{5}\) \(\frac{1}{5}\)
Vérification

On vérifie que la somme des probabilités est égale à \(1\) :

\[\frac{1}{5}+\frac{3}{5}+\frac{1}{5}=1.\]

Donc le tableau obtenu est bien une loi de probabilité.

Question 3.b

En utilisant la loi de probabilité de \(X\), calculer l’espérance mathématique \(E(X)\).

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Définition utilisée

Si \(X\) prend les valeurs \(x_i\) avec les probabilités \(p_i=P(X=x_i)\), alors :

\[E(X)=\sum x_i p_i.\]

Application

D’après la loi de probabilité trouvée :

\[E(X)=0\times\frac{1}{5}+1\times\frac{3}{5}+2\times\frac{1}{5}.\]

Donc :

\[E(X)=0+\frac{3}{5}+\frac{2}{5}=1.\]

Conclusion

\[E(X)=1.\]

Problème — Fonctions, calcul intégral et suites

Fonction exponentielle, logarithme, branches infinies, aire, fonction réciproque et suite définie par récurrence.

Données visibles — Problème

Partie I : on considère la fonction \(g\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(g(x)=e^{2x}-1\).

Partie II : on considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x)=x-\ln2+\ln(1+e^{-2x})\), et \((C_f)\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

On note \(\Delta\) la droite d’équation \(y=x-\ln2\), et \(\varphi\) la restriction de \(f\) à \([0;+\infty[\) lorsqu’elle est utilisée.

Partie III : la suite \((u_n)\) est définie par \(u_0=\ln2\) et \(u_{n+1}=f(u_n)\) pour tout \(n\in\mathbb{N}\).

Partie I — Fonction auxiliaire \(g\)

Partie I — Question 1.a

On considère la fonction \(g\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(g(x)=e^{2x}-1\).

Résoudre dans \(\mathbb{R}\) l’équation \(g(x)=0\).

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Méthode du cours

On utilise la propriété fondamentale de la fonction exponentielle :

\[e^{u}=1\Longleftrightarrow u=0.\]

Application

On a :

\[g(x)=0\Longleftrightarrow e^{2x}-1=0\Longleftrightarrow e^{2x}=1.\]

Donc :

\[2x=0\Longleftrightarrow x=0.\]

Conclusion

L’ensemble des solutions est :

\[S=\{0\}.\]

Partie I — Question 1.b

Étudier le signe de \(g(x)=e^{2x}-1\) sur \(\mathbb{R}\).

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Propriété utilisée

La fonction exponentielle est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\), et \(e^{0}=1\).

Application

Si \(x<0\), alors \(2x<0\), donc :

\[e^{2x}<e^{0}=1.\]

Ainsi \(g(x)<0\).

Si \(x=0\), alors \(g(0)=e^{0}-1=0\).

Si \(x>0\), alors \(2x>0\), donc :

\[e^{2x}>e^{0}=1.\]

Ainsi \(g(x)>0\).

Conclusion

On obtient :

\[g(x)<0\text{ sur }]-\infty;0[,\quad g(0)=0,\quad g(x)>0\text{ sur }]0;+\infty[.\]

Partie I — Question 2

Calculer l’intégrale suivante :

\[I=\int_{-\ln 2}^{\ln 2}|g(x)|\,dx.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode utilisée

Pour intégrer une valeur absolue, on utilise d’abord le signe de la fonction.

Application

D’après la question précédente, \(g(x)\le0\) sur \([-\ln2;0]\) et \(g(x)\ge0\) sur \([0;\ln2]\).

Donc :

\[I=\int_{-\ln2}^{0}(1-e^{2x})\,dx+\int_{0}^{\ln2}(e^{2x}-1)\,dx.\]

On calcule :

\[\int_{-\ln2}^{0}(1-e^{2x})\,dx=\left[x-\frac{1}{2} e^{2x} ight]_{-\ln2}^{0}=\ln2-\frac{3}{8}.\]

De même :

\[\int_{0}^{\ln2}(e^{2x}-1)\,dx=\left[\frac{1}{2} e^{2x}-x ight]_{0}^{\ln2}=\frac{3}{2}-\ln2.\]

Par suite :

\[I=\left(\ln2-\frac{3}{8} ight)+\left(\frac{3}{2}-\ln2 ight).\]

Conclusion

On trouve :

\[\int_{-\ln2}^{\ln2}|g(x)|\,dx=\frac{9}{8}.\]

Partie II — Étude de \(f\)

Partie II — Question 1

On considère la fonction \(f\) définie par :

\[f(x)=x-\ln2+\ln(1+e^{-2x}).\]

Déterminer son ensemble de définition.

Afficher la correction Masquer la correction
Condition d’existence

Le logarithme \(\ln A\) est défini si et seulement si \(A>0\).

Application

Pour tout réel \(x\), on a \(e^{-2x}>0\). Donc :

\[1+e^{-2x}>0.\]

Ainsi \(\ln(1+e^{-2x})\) est défini pour tout \(x\in\mathbb{R}\).

Conclusion

L’ensemble de définition de \(f\) est :

\[D_f=\mathbb{R}.\]

Partie II — Question 2.a

Montrer que la fonction \(f\) est paire.

Afficher la correction Masquer la correction
Définition

Une fonction définie sur \(\mathbb{R}\) est paire si, pour tout \(x\in\mathbb{R}\), \(f(-x)=f(x)\).

Application

Pour tout \(x\in\mathbb{R}\), on a :

\[f(-x)=-x-\ln2+\ln(1+e^{2x}).\]

Or :

\[1+e^{2x}=e^{2x}(1+e^{-2x}).\]

Donc :

\[\ln(1+e^{2x})=\ln\big(e^{2x}(1+e^{-2x})\big)=2x+\ln(1+e^{-2x}).\]

Par suite :

\[f(-x)=-x-\ln2+2x+\ln(1+e^{-2x})=f(x).\]

Conclusion

La fonction \(f\) est paire.

Partie II — Question 2.b

Calculer les limites de \(f\) en \(+\infty\) et en \(-\infty\).

Afficher la correction Masquer la correction
En \(+\infty\)

Lorsque \(x\to+\infty\), on a \(e^{-2x}\to0\), donc :

\[\ln(1+e^{-2x})\to\ln1=0.\]

Ainsi :

\[f(x)=x-\ln2+\ln(1+e^{-2x})\to+\infty.\]

En \(-\infty\)

Comme \(f\) est paire, la courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. Donc la limite en \(-\infty\) est la même que la limite en \(+\infty\).

Conclusion

On obtient :

\[\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty\quad\text{et}\quad\lim_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.\]

Partie II — Question 3.a

Étudier la branche infinie de \((C_f)\) au voisinage de \(+\infty\).

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode du cours

Pour montrer que la droite \(y=ax+b\) est une asymptote à \((C_f)\) en \(+\infty\), on calcule \(f(x)-(ax+b)\) et on montre que cette différence tend vers \(0\).

Application

On compare \(f(x)\) avec \(x-\ln2\) :

\[f(x)-(x-\ln2)=\ln(1+e^{-2x}).\]

Lorsque \(x\to+\infty\), \(e^{-2x}\to0\), donc :

\[\ln(1+e^{-2x})\to0.\]

Conclusion

La droite :

\[\Delta:y=x-\ln2\]

est une asymptote oblique à \((C_f)\) au voisinage de \(+\infty\).

Partie II — Question 3.b

Déduire l’asymptote à \((C_f)\) au voisinage de \(-\infty\).

Afficher la correction Masquer la correction
Utilisation de la parité

La fonction \(f\) est paire. Donc \((C_f)\) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

La droite symétrique de \(\Delta:y=x-\ln2\) par rapport à l’axe des ordonnées est :

\[\Delta':y=-x-\ln2.\]

Vérification directe

On a :

\[f(x)-(-x-\ln2)=\ln(1+e^{2x}).\]

Lorsque \(x\to-\infty\), \(e^{2x}\to0\), donc cette différence tend vers \(0\).

Conclusion

La droite :

\[\Delta':y=-x-\ln2\]

est une asymptote oblique à \((C_f)\) au voisinage de \(-\infty\).

Partie II — Question 4.a

Montrer que, pour tout \(x\in\mathbb{R}\),

\[f'(x)=\frac{g(x)}{1+e^{2x}}.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Règle utilisée

On utilise la formule :

\[(\ln u)'=\frac{u'}{u}\quad(u>0).\]

Calcul

Pour tout \(x\in\mathbb{R}\),

\[f'(x)=1+\frac{-2e^{-2x}}{1+e^{-2x}}=\frac{1-e^{-2x}}{1+e^{-2x}}.\]

En multipliant le numérateur et le dénominateur par \(e^{2x}\), on obtient :

\[f'(x)=\frac{e^{2x}-1}{1+e^{2x}}.\]

Or \(g(x)=e^{2x}-1\).

Conclusion

Donc :

\[f'(x)=\frac{g(x)}{1+e^{2x}}.\]

Partie II — Question 4.b

Étudier les variations de \(f\) sur \(\mathbb{R}\).

Afficher la correction Masquer la correction
Signe de la dérivée

Pour tout \(x\in\mathbb{R}\), on a \(1+e^{2x}>0\). Donc \(f'(x)\) a le même signe que \(g(x)\).

D’après la Partie I :

\[g(x)<0\text{ sur }]-\infty;0[,\quad g(0)=0,\quad g(x)>0\text{ sur }]0;+\infty[.\]

Alors :

\[f'(x)<0\text{ sur }]-\infty;0[,\quad f'(0)=0,\quad f'(x)>0\text{ sur }]0;+\infty[.\]

Valeur minimale

On calcule :

\[f(0)=0-\ln2+\ln(1+1)=0.\]

Conclusion

La fonction \(f\) est décroissante sur \(]-\infty;0]\), puis croissante sur \([0;+\infty[\). Elle admet un minimum en \(0\), égal à \(0\).

Partie II — Question 5.a

Résoudre dans \(\mathbb{R}\) l’équation :

\[f(x)=x.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Résolution

On a :

\[f(x)=x\Longleftrightarrow x-\ln2+\ln(1+e^{-2x})=x.\]

Donc :

\[\ln(1+e^{-2x})=\ln2.\]

Comme la fonction logarithme est strictement croissante :

\[1+e^{-2x}=2\Longleftrightarrow e^{-2x}=1.\]

Donc :

\[-2x=0\Longleftrightarrow x=0.\]

Conclusion

L’équation \(f(x)=x\) admet une seule solution :

\[x=0.\]

Partie II — Question 5.b

Montrer que, pour tout \(x\in[0;+\infty[\), on a :

\[f(x)\le x.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Application

Soit \(x\in[0;+\infty[\). Alors \(-2x\le0\), donc :

\[e^{-2x}\le1.\]

Par suite :

\[1+e^{-2x}\le2.\]

La fonction logarithme est croissante, donc :

\[\ln(1+e^{-2x})\le\ln2.\]

En ajoutant \(x-\ln2\), on obtient :

\[x-\ln2+\ln(1+e^{-2x})\le x.\]

Conclusion

Donc :

\[\forall x\in[0;+\infty[,\quad f(x)\le x.\]

Partie II — Question 5.c

Étudier la position relative de \((C_f)\) et de la droite \(\Delta:y=x-\ln2\) sur \([0;+\infty[\).

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode

Pour comparer une courbe \(y=f(x)\) avec une droite \(y=ax+b\), on étudie le signe de \(f(x)-(ax+b)\).

Application

Pour tout \(x\in[0;+\infty[\),

\[f(x)-(x-\ln2)=\ln(1+e^{-2x}).\]

Or \(e^{-2x}>0\), donc \(1+e^{-2x}>1\). Ainsi :

\[\ln(1+e^{-2x})>0.\]

Conclusion

Sur \([0;+\infty[\), la courbe \((C_f)\) est strictement au-dessus de la droite \(\Delta\).

Partie II — Question 5.d

Montrer que, pour tout \(x\in[0;+\infty[\),

\[0\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Borne inférieure

D’après la question précédente :

\[f(x)-(x-\ln2)=\ln(1+e^{-2x})>0.\]

Donc :

\[0\le f(x)-(x-\ln2).\]

Borne supérieure

Pour \(x\ge0\), on a \(f(x)\le x\) d’après la question 5.b. Donc :

\[f(x)-(x-\ln2)\le x-(x-\ln2)=\ln2.\]

Conclusion

Pour tout \(x\in[0;+\infty[\),

\[0\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2.\]

Partie II — Question 6.a

Compléter la représentation graphique de \((C_f)\) sur \(]-\infty;0]\) et tracer la droite \(\Delta'\).

Afficher la correction Masquer la correction
Construction

Comme \(f\) est paire, la courbe \((C_f)\) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

Donc on obtient la partie de \((C_f)\) sur \(]-\infty;0]\) par symétrie de la partie déjà tracée sur \([0;+\infty[\).

La droite asymptote au voisinage de \(-\infty\) est :

\[\Delta':y=-x-\ln2.\]

De plus, \((C_f)\) passe par \(O(0,0)\) et \(f'(0)=0\), donc la tangente en \(O\) est horizontale.

Courbe de la fonction f et ses asymptotes Courbe paire passant par l’origine, décroissante à gauche, croissante à droite, avec les asymptotes y égale x moins ln 2 et y égale moins x moins ln 2. -3-2-1123-1123 C_f Δ Δ′ x y
Construction contrôlée : symétrie par rapport à l’axe des ordonnées, minimum en \(O\), et rapprochement des deux asymptotes.
Conclusion

La figure doit respecter la symétrie par rapport à l’axe des ordonnées, le minimum en \(O\), et les deux asymptotes \(\Delta\) et \(\Delta'\).

Partie II — Question 6.b

On note \(A\) l’aire du domaine limité par \((C_f)\), \(\Delta\), les droites \(x=0\) et \(x=1\).

Montrer que :

\[0\le A\le\ln2.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode du cours

L’aire entre deux courbes sur un segment est donnée par l’intégrale de la différence « courbe du haut moins courbe du bas ».

Application

Sur \([0;1]\), la courbe \((C_f)\) est au-dessus de \(\Delta\). Donc :

\[A=\int_0^1\big(f(x)-(x-\ln2)\big)\,dx.\]

D’après la question 5.d, pour tout \(x\in[0;1]\),

\[0\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2.\]

En intégrant sur \([0;1]\), l’ordre est conservé :

\[0\le A\le\int_0^1\ln2\,dx.\]

Donc :

\[0\le A\le\ln2.\]

Conclusion

On obtient :

\[0\le A\le\ln2.\]

Partie II — Question 7.a

On note \(\varphi\) la restriction de \(f\) à \([0;+\infty[\).

Montrer que \(\varphi\) admet une fonction réciproque, puis préciser son ensemble de départ et son ensemble d’arrivée.

Afficher la correction Masquer la correction
Théorème utilisé

Si une fonction est continue et strictement monotone sur un intervalle \(I\), alors elle réalise une bijection de \(I\) sur son image.

Application

Sur \([0;+\infty[\), la fonction \(f\) est continue et strictement croissante.

De plus :

\[\varphi(0)=f(0)=0\]

et

\[\lim_{x\to+\infty}\varphi(x)=+\infty.\]

Ainsi :

\[\varphi([0;+\infty[)=[0;+\infty[.\]

Conclusion

La fonction \(\varphi\) admet une fonction réciproque :

\[\varphi^{-1}:[0;+\infty[\longrightarrow[0;+\infty[.\]

Partie II — Question 7.b

Vérifier que :

\[\varphi^{-1}\left(\ln\frac{5}{4} ight)=\ln2.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode

Pour montrer que \(\varphi^{-1}(y)=a\), il suffit de montrer que \(\varphi(a)=y\).

Application

On calcule :

\[\varphi(\ln2)=f(\ln2).\]

Or :

\[f(\ln2)=\ln2-\ln2+\ln(1+e^{-2\ln2}).\]

Comme \(e^{-2\ln2}=e^{\ln(2^{-2})}=\dfrac{1}{4}\), on obtient :

\[f(\ln2)=\ln\left(1+\frac{1}{4} ight)=\ln\frac{5}{4}.\]

Conclusion

Donc :

\[\varphi^{-1}\left(\ln\frac{5}{4} ight)=\ln2.\]

Partie II — Question 7.c

Montrer que \(\varphi^{-1}\) est dérivable en \(\ln\dfrac{5}{4}\), puis calculer :

\[(\varphi^{-1})'\left(\ln\frac{5}{4} ight).\]

Afficher la correction Masquer la correction
Théorème utilisé

Si \(\varphi\) est dérivable en \(a\) et \(\varphi'(a) e0\), alors \(\varphi^{-1}\) est dérivable en \(\varphi(a)\), et :

\[(\varphi^{-1})'(\varphi(a))=\frac{1}{\varphi'(a)}.\]

Application

D’après la question précédente :

\[\varphi(\ln2)=\ln\frac{5}{4}.\]

On calcule :

\[\varphi'(\ln2)=f'(\ln2)=\frac{e^{2\ln2}-1}{1+e^{2\ln2}}=\frac{4-1}{1+4}=\frac{3}{5}.\]

Comme \(\dfrac{3}{5} e0\), la fonction \(\varphi^{-1}\) est dérivable en \(\ln\dfrac{5}{4}\).

Conclusion

On a :

\[(\varphi^{-1})'\left(\ln\frac{5}{4} ight)=\frac{1}{\frac{3}{5}}=\frac{5}{3}.\]

Partie III — Suite \((u_{n})\)

Partie III — Question 1

La suite \((u_n)\) est définie par :

\[u_0=\ln2\quad\text{et}\quad u_{n+1}=f(u_n).\]

Montrer que, pour tout \(n\in\mathbb{N}\),

\[0\le u_n\le\ln2.\]

Afficher la correction Masquer la correction
Méthode utilisée

On démontre l’encadrement par récurrence.

Initialisation

Pour \(n=0\), on a \(u_0=\ln2\). Donc :

\[0\le u_0\le\ln2.\]

Hérédité

Supposons que :

\[0\le u_n\le\ln2.\]

Comme \(f\) est croissante sur \([0;+\infty[\), on obtient :

\[f(0)\le f(u_n)\le f(\ln2).\]

Or \(f(0)=0\), \(f(u_n)=u_{n+1}\), et \(f(\ln2)=\ln\dfrac{5}{4}\).

Comme \(\dfrac{5}{4}<2\), on a \(\ln\dfrac{5}{4}<\ln2\). Donc :

\[0\le u_{n+1}\le\ln2.\]

Conclusion

Par récurrence :

\[\forall n\in\mathbb{N},\quad 0\le u_n\le\ln2.\]

Partie III — Question 2

Montrer que la suite \((u_n)\) est décroissante.

Afficher la correction Masquer la correction
Application

D’après la question précédente, pour tout \(n\in\mathbb{N}\), on a \(u_n\ge0\).

Or, d’après la Partie II, pour tout \(x\in[0;+\infty[\), on a :

\[f(x)\le x.\]

En prenant \(x=u_n\), on obtient :

\[f(u_n)\le u_n.\]

Comme \(u_{n+1}=f(u_n)\), on a :

\[u_{n+1}\le u_n.\]

Conclusion

La suite \((u_n)\) est décroissante.

Partie III — Question 3

Montrer que la suite \((u_n)\) converge, puis déterminer sa limite.

Afficher la correction Masquer la correction
Théorème utilisé

Toute suite décroissante et minorée est convergente.

Convergence

D’après les questions précédentes, \((u_n)\) est décroissante et \(u_n\ge0\) pour tout \(n\).

Donc \((u_n)\) converge vers un réel \(\ell\ge0\).

Détermination de la limite

Comme \(u_{n+1}=f(u_n)\) et comme \(f\) est continue sur \([0;+\infty[\), on passe à la limite :

\[\ell=f(\ell).\]

Donc \(\ell\) est une solution de l’équation \(f(x)=x\) sur \([0;+\infty[\).

D’après la Partie II, cette équation admet une seule solution : \(0\).

Ainsi \(\ell=0\).

Conclusion

On obtient :

\[\lim_{n\to+\infty}u_n=0.\]

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