Accéder au contenu principal

Correction examen national 2025 session ordinaire — PC/SVT

Correction Examen national 2025 — Mathématiques — PC/SVT

Session ordinaire — Option française. Correction détaillée et structurée selon le modèle PMM 2026, avec navigation directe vers chaque question.

Objectifs et parcours de résolution

La correction de la session ordinaire 2025 PC/SVT rassemble les exercices de géométrie dans l’espace, de nombres complexes et de probabilités, puis les parties consacrées aux fonctions, aux intégrales et aux suites. Elle permet de réviser les liens entre des calculs courts et des justifications plus longues. Le travail personnel consiste à retrouver, pour chaque question, le résultat précédent qui rend la démarche possible.

Repères de cours utiles

Une étude de fonction commence par son domaine. La continuité permet d’utiliser le théorème des valeurs intermédiaires ; la stricte monotonie sur l’intervalle étudié permet ensuite de justifier l’unicité d’une solution. Les limites aux bornes et le signe de la dérivée jouent des rôles différents et doivent être présentés séparément.

Pour une suite définie par \(u_{n+1}=F(u_n)\), un intervalle stable fournit les bornes nécessaires à la récurrence. Une suite croissante et majorée, ou décroissante et minorée, converge. Si \(F\) est continue au voisinage de la limite obtenue, celle-ci vérifie \(\ell=F(\ell)\). Cette équation ne remplace pas la preuve préalable de convergence.

Dans l’espace, un vecteur normal non nul détermine la direction d’un plan. La distance du centre d’une sphère à un plan se compare au rayon pour distinguer absence d’intersection, tangence et section circulaire. En probabilités, les tirages avec et sans remise correspondent à des modèles différents : l’indépendance et la constance de la probabilité doivent être justifiées avant d’utiliser une loi binomiale.

Méthode de travail sur ce sujet

En géométrie, construire les vecteurs à partir des coordonnées avant de chercher le plan, le centre ou le rayon. Pour les complexes, conserver les affixes et les arguments choisis d’une question à l’autre.

Dans le problème, établir le domaine et les signes, puis relier les intégrales à l’étude de la fonction. Une preuve sur la suite doit préciser l’initialisation, l’hérédité et l’argument de convergence.

Niveau : 2e Bac
Filières : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre — Option française
Matière : Mathématiques
Session : Ordinaire 2025
Durée : 3 h
Coefficient : 7
Total : 20 points

Conseil de travail : traiter d’abord le sujet dans les conditions de l’examen, puis utiliser cette correction pour vérifier les méthodes, la rédaction et les résultats.

Composantes du sujet

PartieDomainePoints
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3,5 points
Exercice 3Calcul des probabilités2,5 points
ProblèmeFonctions numériques, suites numériques et calcul intégral11 points

On désigne par \(\overline z\) le conjugué du nombre complexe \(z\) et par \(|z|\) son module. \(\ln\) désigne la fonction logarithme népérien. \(e\) est le nombre réel tel que \(\ln(e)=1\).

Accès rapide aux exercices et parties

Accès rapide aux questions

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace — 3 points

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct \((O,\vec i,\vec j,\vec k)\), on considère les points :

\[ A(0,0,2),\qquad B(2,0,0) \]

et la sphère \((S)\) de centre \(O\) et de rayon \(R=2\).

Exercice 1 — 1-a 0,25 pt

Déterminer l’équation cartésienne de la sphère \((S)\)
Correction détaillée

La sphère \((S)\) a pour centre

\[ O(0,0,0) \]

et pour rayon

\[ R=2 \]

Donc son équation cartésienne est :

\[ (x-0)^2+(y-0)^2+(z-0)^2=2^2 \]

Ainsi :

\[ (S):\quad x^2+y^2+z^2=4 \]

Exercice 1 — 1-b 0,5 pt

Vérifier que les points \(A\) et \(B\) appartiennent à la sphère \((S)\)
Correction détaillée

Pour \(A(0,0,2)\), on a :

\[ 0^2+0^2+2^2=4 \]

Donc :

\[ A\in(S) \]

Pour \(B(2,0,0)\), on a :

\[ 2^2+0^2+0^2=4 \]

Donc :

\[ B\in(S) \]

Ainsi :

\[ A\in(S)\quad \text{et}\quad B\in(S) \]

2) Soit \(I\) le milieu du segment \([AB]\).

Exercice 1 — 2-a 0,25 pt

Déterminer l’intersection du plan \((OAB)\) avec la sphère \((S)\)
Correction détaillée

On commence par déterminer le plan \((OAB)\).

On a :

\[ \overrightarrow{OA}=(0,0,2) \]

et :

\[ \overrightarrow{OB}=(2,0,0) \]

Les vecteurs \(\overrightarrow{OA}\) et \(\overrightarrow{OB}\) ne sont pas colinéaires, donc les points \(O\), \(A\) et \(B\) ne sont pas alignés.

Pour déterminer un vecteur normal au plan \((OAB)\), on calcule :

\[ \overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB} = \begin{vmatrix} \vec i&\vec j&\vec k\\ 0&0&2\\ 2&0&0 \end{vmatrix} \]

On obtient :

\[ \overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=4\vec j \]

Donc on peut prendre comme vecteur normal au plan \((OAB)\) :

\[ \vec n=\vec j=(0,1,0) \]

Une équation cartésienne du plan \((OAB)\) est alors de la forme :

\[ 0x+1y+0z+d=0 \]

c’est-à-dire :

\[ y+d=0 \]

Comme \(O(0,0,0)\in(OAB)\), on obtient :

\[ d=0 \]

Ainsi :

\[ (OAB):\quad y=0 \]

La sphère \((S)\) a pour centre \(O\) et pour rayon \(2\). Or :

\[ O\in(OAB) \]

Donc :

\[ d(O,(OAB))=0 \]

Comme :

\[ 0\lt 2 \]

le plan \((OAB)\) coupe la sphère \((S)\) suivant un cercle.

Le centre de ce cercle est le projeté orthogonal de \(O\) sur le plan \((OAB)\). Comme \(O\in(OAB)\), ce projeté est \(O\) lui-même.

Son rayon est :

\[ r=\sqrt{2^2-0^2}=2 \]

Par conséquent, l’intersection du plan \((OAB)\) avec la sphère \((S)\) est le cercle de centre \(O\) et de rayon \(2\), contenu dans le plan \((OAB)\)

On peut aussi l’écrire sous la forme :

\[ \begin{cases} y=0\\ x^2+z^2=4 \end{cases} \]

Exercice 1 — 2-b 0,5 pt

Vérifier que \(\overrightarrow{OI}\cdot\overrightarrow{AB}=0\), puis montrer que \(d(O,(AB))=\sqrt2\)
Correction détaillée

Comme \(I\) est le milieu de \([AB]\), on a :

\[ I\left(\frac{0+2}{2},\frac{0+0}{2},\frac{2+0}{2}\right) \]

Donc :

\[ I(1,0,1) \]

Ainsi :

\[ \overrightarrow{OI}=(1,0,1) \]

D’autre part :

\[ \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{OB}-\overrightarrow{OA} \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AB} = (2,0,0)-(0,0,2) = (2,0,-2) \]

On calcule :

\[ \overrightarrow{OI}\cdot\overrightarrow{AB} = 1\times2+0\times0+1\times(-2) \]

Donc :

\[ \overrightarrow{OI}\cdot\overrightarrow{AB}=0 \]

Ainsi :

\[ (OI)\perp(AB) \]

Comme \(I\in(AB)\), le point \(I\) est le projeté orthogonal de \(O\) sur la droite \((AB)\). Donc :

\[ d(O,(AB))=OI \]

Or :

\[ OI=\sqrt{1^2+0^2+1^2} \]

Donc :

\[ OI=\sqrt2 \]

Ainsi :

\[ d(O,(AB))=\sqrt2 \]

3) On considère un point \(M(0,m,0)\) de l’espace, où \(m\in\mathbb R\).

Exercice 1 — 3-a 0,5 pt

Vérifier que \(\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM}=2m\vec i+4\vec j+2m\vec k\)
Correction détaillée

On a :

\[ \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{OB}-\overrightarrow{OA} \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AB} = (2,0,0)-(0,0,2) = (2,0,-2) \]

De même :

\[ \overrightarrow{AM} = \overrightarrow{OM}-\overrightarrow{OA} \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AM} = (0,m,0)-(0,0,2) = (0,m,-2) \]

Ainsi :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM} = \begin{vmatrix} \vec i&\vec j&\vec k\\ 2&0&-2\\ 0&m&-2 \end{vmatrix} \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM} = (0\times(-2)-(-2)m)\vec i - (2\times(-2)-(-2)\times0)\vec j + (2m-0\times0)\vec k \]

Ainsi :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM} = 2m\vec i+4\vec j+2m\vec k \]

Exercice 1 — 3-b 0,25 pt

Déduire que \(mx+2y+mz-2m=0\) est une équation cartésienne du plan \((ABM)\)
Correction détaillée

D’après la question précédente :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM} = 2m\vec i+4\vec j+2m\vec k \]

Ce vecteur est normal au plan \((ABM)\). On peut donc prendre :

\[ \vec n=(m,2,m) \]

Une équation cartésienne du plan \((ABM)\) est alors de la forme :

\[ mx+2y+mz+d=0 \]

Comme \(A(0,0,2)\in(ABM)\), on obtient :

\[ m\times0+2\times0+m\times2+d=0 \]

Donc :

\[ 2m+d=0 \]

Ainsi :

\[ d=-2m \]

Par conséquent :

\[ (ABM):\quad mx+2y+mz-2m=0 \]

Exercice 1 — 3-c 0,25 pt

Montrer que \(d(O,(ABM))=\dfrac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}}\)
Correction détaillée

Le plan \((ABM)\) a pour équation :

\[ mx+2y+mz-2m=0 \]

La distance du point \(O(0,0,0)\) au plan \((ABM)\) est :

\[ d(O,(ABM)) = \frac{|m\times0+2\times0+m\times0-2m|} {\sqrt{m^2+2^2+m^2}} \]

Donc :

\[ d(O,(ABM)) = \frac{|-2m|}{\sqrt{2m^2+4}} \]

Ainsi :

\[ d(O,(ABM)) = \frac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}} \]

4) Le plan \((ABM)\) coupe la sphère \((S)\) suivant un cercle \((\Gamma_m)\) de rayon \(r\).

Exercice 1 — 4 0,5 pt

Montrer que \(r=\sqrt{2+\dfrac4{2+m^2}}\), et déduire que \(\sqrt2\lt r\leq2\), pour tout \(m\in\mathbb R\)
Correction détaillée

La sphère \((S)\) a pour centre \(O\) et pour rayon :

\[ R=2 \]

D’après la question précédente :

\[ d(O,(ABM))=\frac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}} \]

Le plan \((ABM)\) coupe la sphère suivant un cercle de rayon \(r\). Donc :

\[ r^2=R^2-d^2(O,(ABM)) \]

Ainsi :

\[ r^2 = 4-\left(\frac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}}\right)^2 \]

Donc :

\[ r^2 = 4-\frac{4m^2}{4+2m^2} \]

Comme :

\[ 4+2m^2=2(2+m^2) \]

on obtient :

\[ r^2 = 4-\frac{2m^2}{2+m^2} \]

Donc :

\[ r^2 = \frac{4(2+m^2)-2m^2}{2+m^2} \]

Ainsi :

\[ r^2 = \frac{8+2m^2}{2+m^2} \]

D’où :

\[ r^2=2+\frac4{2+m^2} \]

Comme \(r\gt 0\), on obtient :

\[ r=\sqrt{2+\frac4{2+m^2}} \]

Pour tout \(m\in\mathbb R\), on a :

\[ m^2\geq0 \]

Donc :

\[ 2+m^2\geq2 \]

Ainsi :

\[ 0\lt \frac4{2+m^2}\leq2 \]

Donc :

\[ 2\lt 2+\frac4{2+m^2}\leq4 \]

Comme la fonction racine carrée est strictement croissante sur \([0,+\infty[\), on obtient :

\[ \sqrt2\lt r\leq2 \]

Exercice 2 — Nombres complexes — 3,5 points

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct \((O,\vec u,\vec v)\), on considère les points \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) et \(\Omega\) d’affixes respectives :

\[ a=1+2i,\qquad b=\overline a,\qquad c=\frac{3(3+i)}2,\qquad d=\frac{3(1+i)}2,\qquad \omega=\frac52 \]

Exercice 2 — 1-a 0,5 pt

Vérifier que \(a+b=2\) et déduire que l’affixe du point \(P\), milieu du segment \([AB]\), est \(p=1\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ a+b=(1+2i)+(1-2i) \]

Donc :

\[ a+b=2 \]

Puisque \(P\) est le milieu de \([AB]\), son affixe est :

\[ p=\frac{a+b}{2} \]

Ainsi :

\[ p=\frac22=1 \]

Donc :

\[ p=1 \]

Exercice 2 — 1-b 0,5 pt

Montrer que \(a\) et \(b\) sont les solutions de l’équation \(z^2-2z+5=0\) dans l’ensemble \(\mathbb C\)
Correction détaillée

On considère l’équation :

\[ z^2-2z+5=0 \]

Son discriminant est :

\[ \Delta=(-2)^2-4\times1\times5 \]

Donc :

\[ \Delta=4-20=-16 \]

Comme :

\[ -16=(4i)^2 \]

les solutions sont :

\[ z_1=\frac{2+4i}{2}=1+2i \]

et :

\[ z_2=\frac{2-4i}{2}=1-2i \]

Or :

\[ a=1+2i \]

et :

\[ b=1-2i \]

Donc \(a\) et \(b\) sont les solutions de l’équation :

\[ z^2-2z+5=0 \]

Exercice 2 — 2-a 0,5 pt

Vérifier que \(|\omega-a|=|\omega-b|=|\omega-c|\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ |\omega-a| = \left|\frac52-(1+2i)\right| = \left|\frac32-2i\right| \]

Donc :

\[ |\omega-a| = \sqrt{\left(\frac32\right)^2+(-2)^2} = \sqrt{\frac94+4} = \frac52 \]

De même :

\[ |\omega-b| = \left|\frac52-(1-2i)\right| = \left|\frac32+2i\right| = \frac52 \]

Enfin :

\[ |\omega-c| = \left|\frac52-\left(\frac92+\frac32i\right)\right| = \left|-2-\frac32i\right| \]

Donc :

\[ |\omega-c| = \sqrt{(-2)^2+\left(-\frac32\right)^2} = \sqrt{4+\frac94} = \frac52 \]

Ainsi :

\[ |\omega-a|=|\omega-b|=|\omega-c|=\frac52 \]

Exercice 2 — 2-b 0,25 pt

Déduire que \(\Omega\) est le centre du cercle circonscrit au triangle \(ABC\)
Correction détaillée

D’après la question précédente :

\[ |\omega-a|=|\omega-b|=|\omega-c| \]

Donc :

\[ \Omega A=\Omega B=\Omega C \]

Ainsi, le point \(\Omega\) est équidistant des points \(A\), \(B\) et \(C\).

Par conséquent, \(\Omega\) est le centre du cercle circonscrit au triangle \(ABC\)

Exercice 2 — 3-a 0,25 pt

Vérifier que \(\dfrac{d-c}{a-b}=\dfrac34 i\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ d-c= \left(\frac32+\frac32i\right) - \left(\frac92+\frac32i\right) =-3 \]

Et :

\[ a-b=(1+2i)-(1-2i)=4i \]

Donc :

\[ \frac{d-c}{a-b} = \frac{-3}{4i} \]

Comme :

\[ \frac1i=-i \]

on obtient :

\[ \frac{-3}{4i} = -\frac34\cdot\frac1i = -\frac34(-i) = \frac34 i \]

Ainsi :

\[ \frac{d-c}{a-b}=\frac34 i \]

Exercice 2 — 3-b 0,5 pt

Montrer que \(d-b=(c-a)e^{i\frac\pi2}\), puis déduire que les droites \((DB)\) et \((AC)\) sont perpendiculaires
Correction détaillée

On calcule :

\[ c-a= \left(\frac92+\frac32i\right)-(1+2i) \]

Donc :

\[ c-a=\frac72-\frac12i \]

Or :

\[ e^{i\frac{\pi}{2}}=i \]

Ainsi :

\[ (c-a)e^{i\frac{\pi}{2}} = \left(\frac72-\frac12i\right)i \]

Donc :

\[ (c-a)e^{i\frac{\pi}{2}} = \frac72i-\frac12i^2 \]

Comme :

\[ i^2=-1 \]

on obtient :

\[ (c-a)e^{i\frac{\pi}{2}} = \frac12+\frac72i \]

D’autre part :

\[ d-b= \left(\frac32+\frac32i\right)-(1-2i) \]

Donc :

\[ d-b= \frac12+\frac72i \]

Ainsi :

\[ d-b=(c-a)e^{i\frac{\pi}{2}} \]

Comme \(c-a\) est l’affixe du vecteur \(\overrightarrow{AC}\), et \(d-b\) est l’affixe du vecteur \(\overrightarrow{BD}\), on a :

\[ \frac{d-b}{c-a}=e^{i\frac{\pi}{2}} \]

Donc :

\[ \arg\left(\frac{d-b}{c-a}\right)=\frac{\pi}{2}\ [2\pi] \]

Ainsi :

\[ (\overrightarrow{AC},\overrightarrow{BD})=\frac{\pi}{2}\ [2\pi] \]

Par conséquent :

\[ (DB)\perp(AC) \]

4) Soit \(h\) l’homothétie de centre \(C\) et de rapport \(\dfrac23\), qui transforme chaque point \(M\) du plan d’affixe \(z\) en un point \(M'\) d’affixe \(z'\). On pose \(h(P)=G\).

Exercice 2 — 4-a 0,25 pt

Vérifier que \(z'=\dfrac23z+\dfrac32+\dfrac12 i\)
Correction détaillée

Comme \(h\) est l’homothétie de centre \(C\) et de rapport \(\frac23\), on a :

\[ \overrightarrow{CM'}=\frac23\overrightarrow{CM} \]

En utilisant les affixes :

\[ z'-c=\frac23(z-c) \]

Donc :

\[ z'=\frac23z-\frac23c+c \]

Ainsi :

\[ z'=\frac23z+\frac13c \]

Or :

\[ c=\frac92+\frac32i \]

Donc :

\[ \frac13c=\frac32+\frac12i \]

Par conséquent :

\[ z'=\frac23z+\frac32+\frac12i \]

Exercice 2 — 4-b 0,25 pt

Montrer que l’affixe du point \(G\) est \(g=\dfrac{13}{6}+\dfrac12 i\)
Correction détaillée

D’après la question précédente :

\[ z'=\frac23z+\frac32+\frac12i \]

Comme :

\[ h(P)=G \]

et :

\[ p=1 \]

on obtient :

\[ g=\frac23p+\frac32+\frac12i \]

Donc :

\[ g=\frac23+\frac32+\frac12i \]

Or :

\[ \frac23+\frac32=\frac46+\frac96=\frac{13}{6} \]

Ainsi :

\[ g=\frac{13}{6}+\frac12i \]

Exercice 2 — 5 0,5 pt

Montrer que les points \(\Omega\), \(G\) et \(D\) sont alignés
Correction détaillée

Pour montrer que les points \(\Omega\), \(G\) et \(D\) sont alignés, on montre que les vecteurs \(\overrightarrow{\Omega G}\) et \(\overrightarrow{\Omega D}\) sont colinéaires.

L’affixe de \(\overrightarrow{\Omega G}\) est :

\[ g-\omega \]

On calcule :

\[ g-\omega= \left(\frac{13}{6}+\frac12i\right)-\frac52 \]

Donc :

\[ g-\omega= \frac{13}{6}-\frac{15}{6}+\frac12i = -\frac13+\frac12i \]

L’affixe de \(\overrightarrow{\Omega D}\) est :

\[ d-\omega \]

On calcule :

\[ d-\omega= \left(\frac32+\frac32i\right)-\frac52 = -1+\frac32i \]

Or :

\[ 3(g-\omega) = 3\left(-\frac13+\frac12i\right) = -1+\frac32i \]

Donc :

\[ d-\omega=3(g-\omega) \]

Comme \(3\in\mathbb R\), les vecteurs \(\overrightarrow{\Omega G}\) et \(\overrightarrow{\Omega D}\) sont colinéaires.

Par conséquent, les points \(\Omega\), \(G\) et \(D\) sont alignés

Exercice 3 — Probabilités — 2,5 points

Une urne contient six boules indiscernables au toucher :

Quatre boules blanches numérotées \(0\), \(1\), \(1\), \(1\), et deux boules noires numérotées \(0\), \(1\).

On tire au hasard et simultanément deux boules de l’urne.

On considère les événements suivants :

\[ A:\ \text{« Les deux boules tirées portent le numéro }1\text{ »} \] \[ B:\ \text{« Les deux boules tirées sont de même couleur »} \]

Exercice 3 — 1-a 0,5 pt

Montrer que \(p(A)=\dfrac25\)
Correction détaillée

L’événement \(A\) est réalisé lorsque les deux boules tirées portent le numéro \(1\).

Il y a quatre boules portant le numéro \(1\). Pour réaliser \(A\), on choisit donc deux boules parmi ces quatre boules.

Ainsi :

\[ \operatorname{Card}(A)=\Comb{4}{2}=6 \]

Donc :

\[ p(A)=\frac{\Comb{4}{2}}{\Comb{6}{2}} \]

Ainsi :

\[ p(A)=\frac6{15}=\frac25 \]

Exercice 3 — 1-b 0,5 pt

Montrer que \(p(B)=\dfrac7{15}\)
Correction détaillée

L’événement \(B\) est réalisé lorsque les deux boules tirées sont de même couleur.

Cela peut se produire de deux manières incompatibles :

\[ \text{tirer deux boules blanches} \]

ou :

\[ \text{tirer deux boules noires} \]

Donc :

\[ \operatorname{Card}(B)=\Comb{4}{2}+\Comb{2}{2} \]

Or :

\[ \Comb{4}{2}=6,\qquad \Comb{2}{2}=1 \]

Donc :

\[ \operatorname{Card}(B)=7 \]

Ainsi :

\[ p(B)=\frac{\operatorname{Card}(B)}{\operatorname{Card}(\Omega)} = \frac7{15} \]

Exercice 3 — 1-c 0,5 pt

Les événements \(A\) et \(B\) sont-ils indépendants ? Justifier
Correction détaillée

On calcule \(p(A\cap B)\).

L’événement \(A\cap B\) signifie que les deux boules tirées portent le numéro \(1\) et sont de même couleur.

Les boules portant le numéro \(1\) sont :

\[ 3 \text{ boules blanches et } 1 \text{ boule noire} \]

Pour avoir deux boules portant le numéro \(1\) et de même couleur, la seule possibilité est de tirer deux boules blanches portant le numéro \(1\).

Donc :

\[ \operatorname{Card}(A\cap B)=\Comb{3}{2}=3 \]

Ainsi :

\[ p(A\cap B)=\frac{\Comb{3}{2}}{\Comb{6}{2}} = \frac3{15} = \frac15 \]

D’autre part :

\[ p(A)p(B)=\frac25\times\frac7{15} = \frac{14}{75} \]

Or :

\[ p(A\cap B)=\frac15=\frac{15}{75} \]

Donc :

\[ p(A\cap B)\neq p(A)p(B) \]

Par conséquent, les événements \(A\) et \(B\) ne sont pas indépendants

2) On répète l’expérience précédente trois fois successives. On considère la variable aléatoire \(X\) indiquant le nombre de fois que l’on réalise l’événement \(A\).

Exercice 3 — 2-a 0,75 pt

Recopier et compléter le tableau ci-dessous, représentant la loi de probabilités de \(X\)
\(X=x_i\) \(0\) \(1\) \(2\) \(3\)
\(p(X=x_i)\) \(\dfrac{27}{125}\)
Correction détaillée

On a montré que :

\[ p(A)=\frac25 \]

Donc :

\[ 1-p(A)=\frac35 \]

La variable aléatoire \(X\) compte le nombre de réalisations de l’événement \(A\) dans trois répétitions de l’expérience. On utilise donc la loi binomiale de paramètres :

\[ n=3,\qquad p=\frac25 \]

Ainsi :

\[ X\sim\mathcal B\left(3,\frac25\right) \]

Pour tout \(k\in\{0,1,2,3\}\), on a :

\[ p(X=k)=\Comb{3}{k}\left(\frac25\right)^k\left(\frac35\right)^{3-k} \]

On calcule :

\[ p(X=0)=\Comb{3}{0}\left(\frac25\right)^0\left(\frac35\right)^3=\frac{27}{125} \] \[ p(X=1)=\Comb{3}{1}\left(\frac25\right)\left(\frac35\right)^2 = 3\times\frac25\times\frac9{25} = \frac{54}{125} \] \[ p(X=2)=\Comb{3}{2}\left(\frac25\right)^2\left(\frac35\right) = 3\times\frac4{25}\times\frac35 = \frac{36}{125} \] \[ p(X=3)=\Comb{3}{3}\left(\frac25\right)^3 = \frac8{125} \]

Donc le tableau complété est :

\[ \begin{array}{c|cccc} x_i&0&1&2&3\\ \hline p(X=x_i)&\dfrac{27}{125}&\dfrac{54}{125}&\dfrac{36}{125}&\dfrac8{125} \end{array} \]

Exercice 3 — 2-b 0,25 pt

Calculer l’espérance \(E(X)\) de la variable aléatoire \(X\)
Correction détaillée

Comme :

\[ X\sim\mathcal B\left(3,\frac25\right) \]

on a :

\[ E(X)=np \]

Donc :

\[ E(X)=3\times\frac25 \]

Ainsi :

\[ E(X)=\frac65 \]

Problème — Étude de fonctions, suites et intégrales — 11 points

Partie I

Le graphique ci-dessous représente les courbes \((C_g)\) et \((C_h)\) des fonctions :

\[ g:x\mapsto x^2 \]

et :

\[ h:x\mapsto 2\ln x-(\ln x)^2 \]

sur l’intervalle \(]0,+\infty[\), dans un même repère orthonormé.

Courbes des fonctions g et h — Partie I

Problème — Partie I — 1-a 0,25 pt

Justifier graphiquement que, pour tout \(x\) de \(]0,+\infty[\) : \[ g(x)-h(x)\gt0 \]
Correction détaillée

D’après le graphique donné, pour tout \(x\in]0,+\infty[\), la courbe \((C_g)\) est située au-dessus de la courbe \((C_h)\).

Donc :

\[ g(x)\gt h(x) \]

Ainsi :

\[ g(x)-h(x)\gt 0 \]

Problème — Partie I — 1-b 0,5 pt

Déduire que, pour tout \(x\) de \(]0,+\infty[\) : \[ \frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}\lt1 \]
Correction détaillée

D’après la question précédente :

\[ g(x)-h(x)\gt 0 \]

Donc :

\[ h(x)\lt g(x) \]

Or :

\[ g(x)=x^2 \]

et :

\[ h(x)=2\ln x-(\ln x)^2 \]

Donc :

\[ 2\ln x-(\ln x)^2\lt x^2 \]

Comme \(x\in]0,+\infty[\), on a :

\[ x^2\gt 0 \]

On peut donc diviser par \(x^2\), d’où :

\[ \frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}\lt 1 \]

Problème — Partie I — 2-a 0,5 pt

Vérifier que la fonction \(H:x\mapsto x\ln x-x\) est une primitive de la fonction \(x\mapsto\ln x\) sur l’intervalle \(]0,+\infty[\), puis déduire que : \[ \int_1^{e^2}\ln(x)\,dx=1+e^2 \]
Correction détaillée

Pour tout \(x\in]0,+\infty[\), on a :

\[ H(x)=x\ln x-x \]

Donc :

\[ H^{\prime}(x)=(x\ln x)^{\prime}-(x)^{\prime} \]

Or :

\[ (x\ln x)^{\prime}=\ln x+x\times\frac1x \]

Ainsi :

\[ H^{\prime}(x)=\ln x+1-1 \]

Donc :

\[ H^{\prime}(x)=\ln x \]

Ainsi \(H\) est une primitive de la fonction \(x\mapsto\ln x\) sur \(]0,+\infty[\).

On en déduit :

\[ \int_1^{e^2}\ln x\,dx = \left[x\ln x-x\right]_1^{e^2} \]

Calculons :

\[ e^2\ln(e^2)-e^2=2e^2-e^2=e^2 \]

Et :

\[ 1\ln1-1=0-1=-1 \]

Donc :

\[ \int_1^{e^2}\ln x\,dx = e^2-(-1) \]

Ainsi :

\[ \int_1^{e^2}\ln x\,dx=1+e^2 \]

Problème — Partie I — 2-b 0,5 pt

En utilisant une intégration par parties, montrer que : \[ \int_1^{e^2}(\ln x)^2\,dx=2e^2-2 \]
Correction détaillée

On pose :

\[ I=\int_1^{e^2}(\ln x)^2\,dx \]

On utilise l’intégration par parties avec :

\[ u(x)=(\ln x)^2 \]

et :

\[ v^{\prime}(x)=1 \]

Alors :

\[ u^{\prime}(x)=2\ln x\times\frac1x=\frac{2\ln x}{x} \]

et :

\[ v(x)=x \]

Donc :

\[ I= \left[x(\ln x)^2\right]_1^{e^2} - \int_1^{e^2}x\times\frac{2\ln x}{x}\,dx \]

Ainsi :

\[ I= \left[x(\ln x)^2\right]_1^{e^2} - 2\int_1^{e^2}\ln x\,dx \]

On calcule :

\[ \left[x(\ln x)^2\right]_1^{e^2} = e^2(\ln(e^2))^2-1(\ln1)^2 \]

Comme :

\[ \ln(e^2)=2 \]

et :

\[ \ln1=0 \]

on obtient :

\[ \left[x(\ln x)^2\right]_1^{e^2}=4e^2 \]

D’après la question précédente :

\[ \int_1^{e^2}\ln x\,dx=1+e^2 \]

Donc :

\[ I=4e^2-2(1+e^2) \]

Ainsi :

\[ I=2e^2-2 \]

Donc :

\[ \int_1^{e^2}(\ln x)^2\,dx=2e^2-2 \]

Problème — Partie I — 2-c 0,5 pt

Résoudre sur l’intervalle \(]0,+\infty[\) l’équation \(h(x)=0\), et déduire les deux points d’intersection de la courbe \((C_h)\) avec l’axe des abscisses
Correction détaillée

On résout :

\[ h(x)=0 \]

Or :

\[ h(x)=2\ln x-(\ln x)^2 \]

Donc :

\[ 2\ln x-(\ln x)^2=0 \]

On factorise :

\[ \ln x(2-\ln x)=0 \]

Donc :

\[ \ln x=0 \]

ou :

\[ 2-\ln x=0 \]

Ainsi :

\[ x=1 \]

ou :

\[ x=e^2 \]

Les points d’intersection de la courbe \((C_h)\) avec l’axe des abscisses sont donc :

\[ (1,0) \]

et :

\[ (e^2,0) \]

Problème — Partie I — 2-d 0,5 pt

Déduire, en unité d’aire, l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe \((C_h)\), l’axe des abscisses, et les droites d’équations \(x=1\) et \(x=e^2\)
Correction détaillée

Sur l’intervalle \([1,e^2]\), on a :

\[ 1\leq x\leq e^2 \]

Comme la fonction \(\ln\) est croissante sur \(]0,+\infty[\), on obtient :

\[ 0\leq\ln x\leq2 \]

Donc :

\[ \ln x\geq0 \]

et :

\[ 2-\ln x\geq0 \]

Or :

\[ h(x)=2\ln x-(\ln x)^2=\ln x(2-\ln x) \]

Donc :

\[ h(x)\geq0 \]

sur \([1,e^2]\).

Ainsi, l’aire demandée est :

\[ \mathcal A=\int_1^{e^2}h(x)\,dx \]

Donc :

\[ \mathcal A= \int_1^{e^2}\left(2\ln x-(\ln x)^2\right)\,dx \]

Par linéarité :

\[ \mathcal A= 2\int_1^{e^2}\ln x\,dx - \int_1^{e^2}(\ln x)^2\,dx \]

D’après les questions précédentes :

\[ \int_1^{e^2}\ln x\,dx=1+e^2 \]

et :

\[ \int_1^{e^2}(\ln x)^2\,dx=2e^2-2 \]

Donc :

\[ \mathcal A=2(1+e^2)-(2e^2-2) \]

Ainsi :

\[ \mathcal A=4 \]

Partie II

On considère la fonction numérique \(f\) définie sur \(]0,+\infty[\) par :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Soit \((C_f)\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé \((O,\vec i,\vec j)\).

Problème — Partie II — 1-a 0,5 pt

Vérifier que \(\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty\), et donner une interprétation géométrique de ce résultat
Correction détaillée

On a :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Lorsque \(x\to0^+\), on a :

\[ \ln x\to-\infty \]

Donc :

\[ (\ln x)^2\to+\infty \]

Pour justifier la limite du quotient, on pose :

\[ t=\frac1x \]

Alors, lorsque \(x\to0^+\), on a :

\[ t\to+\infty \]

et :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x} = t\left(\ln\frac1t\right)^2 \]

Or :

\[ \ln\frac1t=-\ln t \]

Donc :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x} = t(\ln t)^2 \]

Lorsque \(t\to+\infty\), on obtient :

\[ t(\ln t)^2\to+\infty \]

Ainsi :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x}\to+\infty \]

Donc :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x}\to-\infty \]

Par conséquent :

\[ \lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty \]

Interprétation géométrique : la droite d’équation

\[ x=0 \]

est une asymptote verticale à la courbe \((C_f)\)

Problème — Partie II — 1-b 0,5 pt

Montrer que \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{(\ln x)^2}{x}=0\) (On peut poser \(t=\sqrt x\)), puis calculer \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)\)
Correction détaillée

On pose :

\[ t=\sqrt{x} \]

Alors :

\[ x=t^2 \]

Lorsque \(x\to+\infty\), on a :

\[ t\to+\infty \]

On écrit :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x} = \frac{(\ln(t^2))^2}{t^2} \]

Or :

\[ \ln(t^2)=2\ln t \]

Donc :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x} = \frac{4(\ln t)^2}{t^2} = 4\left(\frac{\ln t}{t}\right)^2 \]

Comme :

\[ \lim_{t\to+\infty}\frac{\ln t}{t}=0 \]

on obtient :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0 \]

Maintenant :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Lorsque \(x\to+\infty\), on a :

\[ x\to+\infty \]

et :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x}\to0 \]

Donc :

\[ \lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty \]

Problème — Partie II — 1-c 0,5 pt

Déduire que la droite d’équation \(y=x\) est une asymptote oblique de \((C_f)\) au voisinage de \(+\infty\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ f(x)-x= x-\frac{(\ln x)^2}{x}-x \]

Donc :

\[ f(x)-x=-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

D’après la question précédente :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0 \]

Donc :

\[ \lim_{x\to+\infty}(f(x)-x)=0 \]

Ainsi, la droite d’équation :

\[ y=x \]

est une asymptote oblique à la courbe \((C_f)\) au voisinage de \(+\infty\)

Problème — Partie II — 2-a 0,75 pt

Montrer que, pour tout \(x\) de \(]0,+\infty[\) : \[ f^{\prime}(x)=1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]
Correction détaillée

On a :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Posons :

\[ u(x)=\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Alors :

\[ u(x)=(\ln x)^2\cdot\frac1x \]

Donc :

\[ u^{\prime}(x) = \left((\ln x)^2\right)^{\prime}\cdot\frac1x + (\ln x)^2\cdot\left(\frac1x\right)^{\prime} \]

Or :

\[ \left((\ln x)^2\right)^{\prime} = 2\ln x\cdot\frac1x \]

et :

\[ \left(\frac1x\right)^{\prime} = -\frac1{x^2} \]

Donc :

\[ u^{\prime}(x) = \frac{2\ln x}{x}\cdot\frac1x - \frac{(\ln x)^2}{x^2} \]

Ainsi :

\[ u^{\prime}(x) = \frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]

Comme :

\[ f(x)=x-u(x) \]

on obtient :

\[ f^{\prime}(x)=1-u^{\prime}(x) \]

Donc :

\[ f^{\prime}(x)=1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]

Problème — Partie II — 2-b 0,5 pt

Montrer que la fonction \(f\) est strictement croissante sur l’intervalle \(]0,+\infty[\). (On peut utiliser la question Partie I-1-b)
Correction détaillée

D’après la Partie I, pour tout \(x\in]0,+\infty[\), on a :

\[ \frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}\lt 1 \]

Donc :

\[ 1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}\gt 0 \]

Or :

\[ f^{\prime}(x)=1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]

Donc :

\[ f^{\prime}(x)\gt 0 \]

Ainsi, \(f\) est strictement croissante sur \(]0,+\infty[\)

Problème — Partie II — 3-a 0,5 pt

Montrer que l’équation \(f(x)=0\) admet une solution unique \(\alpha\) dans l’intervalle \(]0,+\infty[\)
Correction détaillée

La fonction \(f\) est continue sur \(]0,+\infty[\).

D’après les questions précédentes :

\[ \lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty \]

et :

\[ \lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty \]

Donc l’équation :

\[ f(x)=0 \]

admet au moins une solution dans \(]0,+\infty[\).

De plus, \(f\) est strictement croissante sur \(]0,+\infty[\).

Donc cette solution est unique.

On la note :

\[ \alpha \]

Problème — Partie II — 3-b 0,75 pt

Vérifier que \(e^{-1}\lt\alpha\lt1\), et montrer que \(\ln\alpha=-\alpha\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ f(e^{-1}) = e^{-1}-\frac{(\ln(e^{-1}))^2}{e^{-1}} \]

Or :

\[ \ln(e^{-1})=-1 \]

Donc :

\[ f(e^{-1}) = e^{-1}-\frac1{e^{-1}} = e^{-1}-e \]

Ainsi :

\[ f(e^{-1})\lt 0 \]

D’autre part :

\[ f(1)=1-\frac{(\ln1)^2}{1} \]

Comme :

\[ \ln1=0 \]

on obtient :

\[ f(1)=1\gt 0 \]

Donc :

\[ f(e^{-1})\lt 0\lt f(1) \]

Comme \(f\) est strictement croissante et que \(f(\alpha)=0\), on en déduit :

\[ e^{-1}\lt \alpha\lt 1 \]

Puisque :

\[ f(\alpha)=0 \]

on a :

\[ \alpha-\frac{(\ln\alpha)^2}{\alpha}=0 \]

Comme \(\alpha\gt 0\), on multiplie par \(\alpha\), et on obtient :

\[ \alpha^2-(\ln\alpha)^2=0 \]

Donc :

\[ (\ln\alpha)^2=\alpha^2 \]

Ainsi :

\[ \ln\alpha=\alpha \]

ou :

\[ \ln\alpha=-\alpha \]

Or :

\[ e^{-1}\lt \alpha\lt 1 \]

Donc :

\[ 0\lt \alpha\lt 1 \]

Ainsi :

\[ \ln\alpha\lt 0 \]

tandis que :

\[ \alpha\gt 0 \]

Par conséquent :

\[ \ln\alpha=-\alpha \]

Problème — Partie II — 3-c 0,25 pt

Montrer que \(f(x)\leq x\), pour tout \(x\in]0,+\infty[\)
Correction détaillée

Pour tout \(x\in]0,+\infty[\), on a :

\[ (\ln x)^2\geq0 \]

et :

\[ x\gt 0 \]

Donc :

\[ \frac{(\ln x)^2}{x}\geq0 \]

Or :

\[ f(x)=x-\frac{(\ln x)^2}{x} \]

Ainsi :

\[ f(x)\leq x \]

Problème — Partie II — 3-d 0,5 pt

Montrer que \(y=x\) est l’équation de la tangente \((T)\) à la courbe \((C_f)\) au point d’abscisse \(1\)
Correction détaillée

On calcule :

\[ f(1)=1-\frac{(\ln1)^2}{1} \]

Comme :

\[ \ln1=0 \]

on obtient :

\[ f(1)=1 \]

D’autre part :

\[ f^{\prime}(x)=1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]

Donc :

\[ f^{\prime}(1) = 1-\frac{2\ln1-(\ln1)^2}{1^2} \]

Comme :

\[ \ln1=0 \]

on obtient :

\[ f^{\prime}(1)=1 \]

L’équation de la tangente à \((C_f)\) au point d’abscisse \(1\) est :

\[ y=f^{\prime}(1)(x-1)+f(1) \]

Donc :

\[ y=1(x-1)+1 \]

Ainsi :

\[ y=x \]

4) Le graphique ci-dessous représente la courbe \((C_f)\) dans le repère orthonormé \((O,\vec i,\vec j)\).

Courbe de la fonction f — Partie II

Soit \(\varphi\) la restriction de \(f\) sur l’intervalle \(]0,1]\).

Problème — Partie II — 4-a 0,5 pt

Montrer que \(\varphi\) admet une fonction réciproque \(\varphi^{-1}\) définie sur un intervalle \(J\) que l’on déterminera. (Il n’est pas demandé de déterminer l’expression \(\varphi^{-1}(x)\))
Correction détaillée

La fonction \(f\) est continue et strictement croissante sur \(]0,+\infty[\).

Donc sa restriction \(\varphi\) est continue et strictement croissante sur \(]0,1]\).

De plus :

\[ \lim_{x\to0^+}\varphi(x)=\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty \]

Et :

\[ \varphi(1)=f(1)=1 \]

Ainsi, l’image de \(]0,1]\) par \(\varphi\) est :

\[ J=]-\infty,1] \]

Donc \(\varphi\) réalise une bijection de \(]0,1]\) vers \(J\).

Par conséquent, \(\varphi\) admet une fonction réciproque :

\[ \varphi^{-1}:]-\infty,1]\to]0,1] \]

Problème — Partie II — 4-b 0,5 pt

Montrer que \(\varphi^{-1}\) est dérivable en \(0\) et que : \[ (\varphi^{-1})^{\prime}(0)=\frac{\alpha}{2+2\alpha} \]
Correction détaillée

On sait que :

\[ f(\alpha)=0 \]

et :

\[ e^{-1}\lt \alpha\lt 1 \]

Donc :

\[ \alpha\in]0,1] \]

Puisque \(\varphi\) est la restriction de \(f\) à \(]0,1]\), on a :

\[ \varphi(\alpha)=0 \]

Donc :

\[ \varphi^{-1}(0)=\alpha \]

On utilise la formule de dérivation d’une fonction réciproque :

\[ (\varphi^{-1})^{\prime}(0)=\frac1{\varphi^{\prime}(\alpha)} \]

Or :

\[ \varphi^{\prime}(\alpha)=f^{\prime}(\alpha) \]

On calcule donc \(f^{\prime}(\alpha)\).

On a :

\[ f^{\prime}(x)=1-\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2} \]

Donc :

\[ f^{\prime}(\alpha)=1-\frac{2\ln\alpha-(\ln\alpha)^2}{\alpha^2} \]

D’après la question 3-b :

\[ \ln\alpha=-\alpha \]

Alors :

\[ 2\ln\alpha-(\ln\alpha)^2 = 2(-\alpha)-(-\alpha)^2 \]

Donc :

\[ 2\ln\alpha-(\ln\alpha)^2=-2\alpha-\alpha^2 \]

Ainsi :

\[ f^{\prime}(\alpha) = 1-\frac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha^2} \]

Donc :

\[ f^{\prime}(\alpha) = 1+\frac{2\alpha+\alpha^2}{\alpha^2} \]

Ainsi :

\[ f^{\prime}(\alpha) = 1+\frac2\alpha+1 = 2+\frac2\alpha \]

Donc :

\[ f^{\prime}(\alpha)=\frac{2\alpha+2}{\alpha} \]

Comme :

\[ \alpha\gt 0 \]

on a :

\[ f^{\prime}(\alpha)\neq0 \]

Donc \(\varphi^{-1}\) est dérivable en \(0\), et :

\[ (\varphi^{-1})^{\prime}(0) = \frac1{f^{\prime}(\alpha)} \]

Ainsi :

\[ (\varphi^{-1})^{\prime}(0) = \frac1{\frac{2\alpha+2}{\alpha}} = \frac{\alpha}{2\alpha+2} \]

Donc :

\[ (\varphi^{-1})^{\prime}(0)=\frac{\alpha}{2+2\alpha} \]

Problème — Partie II — 4-c 0,75 pt

Recopier la courbe de \(\varphi\) et construire la courbe de \(\varphi^{-1}\) dans le repère \((O,\vec i,\vec j)\)
Correction détaillée

La courbe représentative de \(\varphi^{-1}\) est le symétrique de la courbe représentative de \(\varphi\) par rapport à la droite :

\[ y=x \]

On construit donc la droite \(y=x\), puis on prend le symétrique de la courbe de \(\varphi\) par rapport à cette droite.

En particulier :

\[ (\alpha,0)\in C_{\varphi} \]

donc, par symétrie :

\[ (0,\alpha)\in C_{\varphi^{-1}} \]

Le point :

\[ (1,1) \]

reste invariant, car il appartient à la droite \(y=x\).

Courbes de la fonction phi et de sa fonction réciproque

Partie III

Soit \((u_n)\) la suite numérique définie par :

\[ u_0=e \qquad\text{et}\qquad u_{n+1}=f(u_n) \]

pour tout \(n\in\mathbb N\).

Problème — Partie III — 1 0,5 pt

Montrer par récurrence que \(1\lt u_n\), pour tout \(n\in\mathbb N\)
Correction détaillée

On considère la propriété :

\[ P_n:\quad 1\lt u_n \]

Initialisation :

Pour \(n=0\), on a :

\[ u_0=e \]

Or :

\[ e\gt 1 \]

Donc :

\[ 1\lt u_0 \]

La propriété est vraie au rang \(0\).

Hérédité :

Supposons que, pour un certain \(n\in\mathbb N\), on ait :

\[ 1\lt u_n \]

Comme \(f\) est strictement croissante sur \(]0,+\infty[\), on obtient :

\[ f(1)\lt f(u_n) \]

Or :

\[ f(1)=1 \]

Donc :

\[ 1\lt f(u_n) \]

Mais :

\[ u_{n+1}=f(u_n) \]

Ainsi :

\[ 1\lt u_{n+1} \]

La propriété est héréditaire.

Conclusion :

Par récurrence :

\[ 1\lt u_n \]

pour tout \(n\in\mathbb N\)

Problème — Partie III — 2-a 0,5 pt

Montrer que la suite \((u_n)\) est décroissante. (On peut utiliser la question Partie II-3-c)
Correction détaillée

D’après la Partie II, pour tout \(x\in]0,+\infty[\), on a :

\[ f(x)\leq x \]

D’après la question précédente :

\[ u_n\gt 1 \]

Donc :

\[ u_n\in]0,+\infty[ \]

On peut appliquer l’inégalité précédente à \(x=u_n\). On obtient :

\[ f(u_n)\leq u_n \]

Or :

\[ u_{n+1}=f(u_n) \]

Donc :

\[ u_{n+1}\leq u_n \]

Ainsi, la suite \((u_n)\) est décroissante

Problème — Partie III — 2-b 0,25 pt

En déduire que la suite \((u_n)\) est convergente
Correction détaillée

D’après la question 1, pour tout \(n\in\mathbb N\), on a :

\[ 1\lt u_n \]

Donc la suite \((u_n)\) est minorée par \(1\).

D’après la question précédente, la suite \((u_n)\) est décroissante.

Ainsi, \((u_n)\) est décroissante et minorée.

Donc elle est convergente

Problème — Partie III — 2-c 0,5 pt

Déterminer la limite de la suite \((u_n)\)
Correction détaillée

Puisque la suite \((u_n)\) est convergente, on pose :

\[ \lim_{n\to+\infty}u_n=\ell \]

Comme :

\[ u_n\gt 1 \]

pour tout \(n\in\mathbb N\), on obtient :

\[ \ell\geq1 \]

Donc :

\[ \ell\gt 0 \]

La fonction \(f\) est continue sur \(]0,+\infty[\). On peut donc passer à la limite dans la relation :

\[ u_{n+1}=f(u_n) \]

Lorsque \(n\to+\infty\), on obtient :

\[ \ell=f(\ell) \]

Or :

\[ f(\ell)=\ell-\frac{(\ln\ell)^2}{\ell} \]

Donc :

\[ \ell=\ell-\frac{(\ln\ell)^2}{\ell} \]

Ainsi :

\[ \frac{(\ln\ell)^2}{\ell}=0 \]

Comme :

\[ \ell\gt 0 \]

on obtient :

\[ (\ln\ell)^2=0 \]

Donc :

\[ \ln\ell=0 \]

Par conséquent :

\[ \ell=1 \]

Ainsi :

\[ \lim_{n\to+\infty}u_n=1 \]

Lecture directe du sujet PDF

Lecture intégrée : le sujet officiel est affiché ci-dessous. Si l’aperçu ne s’affiche pas, ouvrir le bouton « Sujet PDF » placé en haut de la page.

FIN DE LA CORRECTION — EXAMEN NATIONAL 2025 — SESSION ORDINAIRE — PC/SVT

↑ Retour au menu principal
Correction rédigée par Professeur Hammou Boudraa — Parcours Maths Maroc (PMM)

Commentaires