Correction — Examen national 2024 · Sciences Mathématiques A/B
Session ordinaire · Option française · Mathématiques · 20 points
Cette correction accompagne l’épreuve de mathématiques de l’examen national 2024, session ordinaire, pour les Sciences Mathématiques A et B. Les cinq exercices mobilisent successivement l’analyse, les intégrales, les nombres complexes, les structures algébriques et l’arithmétique. Pour réussir l’épreuve, il ne suffit pas d’obtenir un résultat : chaque propriété doit être reconnue, ses conditions vérifiées et son application justifiée. Les raisonnements sont accompagnés de transitions explicites pour aider à maîtriser les méthodes du baccalauréat. Les questions peuvent être étudiées dans leur ordre, car plusieurs résultats sont utilisés dans les parties suivantes. Il est recommandé de tenter chaque question avant d’ouvrir sa correction, puis de revenir sur les rappels et les étapes qui ont posé difficulté.
Identifiez la demande, choisissez le théorème du cours, vérifiez ses hypothèses, puis suivez le calcul. Les corrections sont volontairement repliées afin de permettre un entraînement question par question. Les résultats du chapitre « Calcul intégral » et les propriétés du logarithme sont utilisés conformément aux méthodes du programme.
Le menu permet d’accéder directement à chaque exercice. Les corrections repliables favorisent une recherche autonome avant la lecture de la solution.
Exercice 1 — Analyse — 7,5 points
Soit \(f\) définie sur \([1,+\\infty[\) par \(f(1)=\\frac12\) et, pour \(x>1\), \(f(x)=\\frac{\\ln x}{x^2-1}\). On note \((C)\) sa courbe représentative.
Pour \(x\\ge1\), on utilise aussi les intégrales \(I(x)=\\int_1^x\\frac{t^2-1}{t^3}\\,dt\) et \(J(x)=\\int_1^x\\frac{t^2-1}{t^2}\\,dt\). La suite est définie par \(a_0\\in[1,+\\infty[\) et \(a_{n+1}=1+f(a_n)\).
La continuité à une extrémité, les limites fondamentales et les dérivées permettent de décrire f. Les intégrales I et J donnent ensuite un encadrement de f′, réutilisé pour prouver la convergence de la suite récurrente.
Question 1 — 0,5 pt
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Une fonction définie sur un intervalle fermé à gauche est continue à droite en 1 lorsque sa limite à droite coïncide avec sa valeur en 1.
Factoriser le dénominateur fait apparaître le taux d’accroissement de la fonction logarithme en 1. Vérifier que x reste strictement supérieur à 1 avant la simplification.
La valeur attribuée en 1 est précisément la limite de l’expression sur ]1,+∞[ ; il n’y a donc aucune rupture à l’extrémité du domaine.
Question 2 — 0,5 pt
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La limite usuelle de \(\ln x/x^2\) en \(+\infty\) est nulle : c’est un résultat de croissance comparée au programme.
Comparer la croissance du logarithme à celle de la puissance 2, puis interpréter la limite de la fonction en termes d’asymptote.
La courbe se rapproche de l’axe des abscisses lorsque l’abscisse devient grande ; la limite ne signifie pas qu’elle coupe cet axe.
Question 3-a — 0,25 pt
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Le changement de variable \(t=(x-1)^2\) exige de prendre la bonne racine : comme \(x>1\), on obtient \(\sqrt t=x-1\).
Exprimer successivement x, 1−x et le dénominateur à l’aide de t, sans modifier le quotient autrement.
Cette réécriture prépare un encadrement en une variable t qui tendra vers 0 dans la question 3-c.
Question 3-b — 0,5 pt
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L’intégration conserve l’ordre de fonctions continues sur un segment lorsque les bornes sont croissantes. Les fractions utilisées sont positives pour \(s>0\).
Poser \(s=\sqrt t\), encadrer \(u/(1+u)\) pour \(0\le u\le s\), intégrer puis réorganiser les signes avec soin.
Les deux bornes fournissent un encadrement strict de la quantité étudiée pour tout t strictement positif.
Question 3-c — 0,25 pt
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Le théorème des gendarmes permet d’obtenir une limite quand les deux fonctions qui encadrent ont la même limite.
Utiliser la substitution de 3-a et les deux bornes de 3-b. Ne pas traiter l’expression indéterminée directement.
La limite vaut −1/2 et sera réutilisée immédiatement pour le nombre dérivé à droite de f.
Question 4-a — 0,5 pt
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Un taux d’accroissement est \((f(x)-f(1))/(x-1)\) ; ici \(f(1)=1/2\).
Ramener les deux expressions au dénominateur commun \(2(x-1)^2(x+1)\) afin de vérifier leur identité, avant de passer à la limite.
La décomposition obtenue sépare le taux d’accroissement en deux termes dont les limites sont déjà connues.
Question 4-b — 0,5 pt
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La dérivabilité à droite nécessite l’existence d’une limite réelle finie du taux d’accroissement à droite.
Utiliser l’identité de 4-a, la limite fondamentale de \(\ln x/(x-1)\) et la limite de 3-c ; additionner seulement après justification.
Le nombre dérivé détermine la pente de la demi-tangente issue du point d’abscisse 1, et non celle d’une tangente bilatérale.
Question 5-a — 0,5 pt
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La positivité de l’intégrale d’une fonction continue positive et la conservation de l’ordre à l’intégration sont garanties sur un segment orienté de 1 vers x, lorsque \(x\ge1\).
Comparer d’abord les intégrandes, puis intégrer l’encadrement sur [1,x]. La restriction x≥1 est nécessaire pour maintenir l’ordre des bornes.
Cette comparaison permettra ensuite de borner le quotient I(x)/J(x) et donc la dérivée de f.
Question 5-b — 0,5 pt
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Pour évaluer une intégrale sur [1,x], choisir une primitive et appliquer la relation de Newton–Leibniz.
Pour I, écrire \((t^2-1)/t^3=1/t-1/t^3\). Pour J, écrire \((t^2-1)/t^2=1-1/t^2\). Vérifier que t≥1.
Les expressions explicites de I et J feront apparaître la structure de f′ sans étudier directement le signe d’un logarithme compliqué.
Question 5-c — 0,5 pt
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La fonction f est dérivable sur ]1,+∞[, car elle est le quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur n’y est pas nul.
Calculer la dérivée par la règle du quotient, puis remplacer I et J par les expressions trouvées en 5-b pour identifier la formule demandée.
La nouvelle formule transforme une étude de signe de f′ en une application de l’encadrement positif \(0\le I\le J\).
Question 5-d — 0,5 pt
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Pour x>1, on a \(J(x)=(x-1)^2/x>0\), ce qui permet de diviser \(0\le I(x)\le J(x)\) par J(x).
Encadrer I/J dans [0,1], puis multiplier par le facteur négatif \(-2/(x+1)^2\) en inversant correctement le sens des inégalités.
On obtient simultanément la décroissance de f et une borne uniforme sur la valeur absolue de sa dérivée, utile pour la suite récurrente.
Question 6-a — 0,25 pt
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Le signe de la dérivée donne le sens de variation d’une fonction dérivable, en tenant compte des limites et de sa valeur initiale.
Associer l’encadrement de f′, obtenu en 5-d, à f(1) et à la limite trouvée en 2. La continuité à droite en 1 a déjà été établie.
Le tableau résume une courbe partant de 1/2, décroissante, positive et tendant vers 0.
Question 6-b — 0,5 pt
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Un tracé cohérent doit respecter à la fois les coordonnées d’un point, la pente de la demi-tangente, les variations et une asymptote.
Placer le point A, tracer la demi-tangente de pente −1/2 à droite, puis dessiner une courbe décroissante au-dessus de l’axe des abscisses.
Le dessin ci-dessous est construit à partir de la fonction exacte ; il sert à contrôler les caractéristiques obtenues, sans les remplacer par une simple lecture graphique.
Question 7 — 0,5 pt
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Une fonction continue et strictement monotone qui prend des valeurs de signes opposés aux bornes d’un segment s’annule une seule fois à l’intérieur.
Poser g(x)=f(x)−x+1 : la continuité garantit l’existence, la stricte décroissance garantit l’unicité. Vérifier g(1)>0 et g(2)<0.
Le réel a est l’unique point fixe de l’application \(x\mapsto1+f(x)\) dans l’intervalle considéré.
Question 8-a — 0,5 pt
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L’inégalité des accroissements finis s’applique lorsque la fonction est continue sur le segment considéré, dérivable à l’intérieur et sa dérivée uniformément bornée en valeur absolue.
D’abord justifier par récurrence que \(a_n\ge1\) : \(a_0\ge1\) et \(f(x)\ge0\) pour x≥1, donc \(a_{n+1}=1+f(a_n)\ge1\). Comme a>1, les deux points sont dans le domaine de f. Utiliser ensuite l’inégalité des accroissements finis.
Chaque itération réduit d’au moins un facteur 2 la distance à l’unique point fixe a.
Question 8-b — 0,5 pt
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Une inégalité valable au rang n peut être propagée au rang n+1 grâce à la relation établie à la question précédente.
Vérifier d’abord le rang 0, puis multiplier la majoration de l’hypothèse de récurrence par 1/2 en utilisant 8-a.
L’estimation explicite rend quantitative la convergence : après n étapes, l’erreur ne dépasse pas \(2^{-n}|a_0-a|\).
Question 8-c — 0,25 pt
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Une suite dont la valeur absolue de l’écart à un réel a est majorée par une suite de limite 0 converge vers a.
Encadrer \(|a_n-a|\) entre 0 et la majoration géométrique obtenue en 8-b ; conclure par encadrement.
La limite n’est pas seulement une valeur abstraite : c’est la solution unique de f(x)=x−1 trouvée en 7.
Exercice 2 — Fonction définie par une intégrale — 2,5 points
On considère la fonction \(F(x)=\\int_0^x e^{t^2}\\,dt\) pour \(x\\in[0,1]\), et l’on pose \(\\beta=F(1)=\\int_0^1e^{t^2}\\,dt\). La fonction réciproque \(F^{-1}\) intervient dans une somme de Riemann.
La continuité de l’intégrande garantit l’existence d’une primitive à borne variable. Une fonction continue strictement monotone possède une bijection réciproque continue sur son image ; les sommes de Riemann s’appliquent alors.
Question 1-a — 0,5 pt
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La fonction \(t\mapsto e^{t^2}\) est continue sur [0,1], donc l’intégrale à borne variable F est une primitive qui s’annule en 0.
Dériver F avant d’étudier sa monotonie. Puisque l’exponentielle est strictement positive, le signe de F′ est immédiat.
La croissance stricte de F prépare l’existence de sa fonction réciproque sur l’intervalle image.
Question 1-b — 0,5 pt
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Une fonction continue et strictement croissante sur un segment y réalise une bijection sur l’intervalle compris entre ses valeurs aux extrémités.
Appliquer ce théorème à F sur [0,1], puis calculer F(0) et identifier F(1) à β.
L’existence et la continuité de la fonction réciproque \(F^{-1}\) sont désormais justifiées pour l’exercice.
Question 2-a — 0,5 pt
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Pour une fonction continue sur un segment, les sommes de Riemann associées à une subdivision régulière convergent vers son intégrale.
Considérer la fonction continue \(u\mapsto F^{-1}(\beta u)\) sur [0,1]. Identifier l’expression S_n à sa somme de Riemann à droite, puis effectuer le changement de variable t=βu.
L’existence de la limite provient de la continuité de la fonction intégrée, et non d’une simple intuition sur la suite.
Question 2-b — 0,5 pt
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Le changement de variable dans une intégrale exige une fonction de substitution dérivable et le recalcul des bornes.
Prendre t=F(u), avec u=F^{-1}(t), puis utiliser \(dt=F′(u)\,du\). Vérifier que t=0 et t=β correspondent respectivement à u=0 et u=1.
L’intégrale impliquant la réciproque a été ramenée à une intégrale usuelle sur [0,1].
Question 2-c — 0,5 pt
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La dérivée de \(e^{u^2}\) est \(2ue^{u^2}\), d’où une primitive simple de \(ue^{u^2}\).
Évaluer cette primitive en 1 et en 0, puis multiplier par le facteur 1/β déjà justifié.
Le résultat final dépend de β, défini par une intégrale positive : le dénominateur n’est donc pas nul.
Exercice 3 — Nombres complexes — 3,5 points
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct, on considère \(z^2-2iz+\\alpha=0\), avec \(\\alpha\\in\\mathbb C\). Ses racines sont notées \(z_1,z_2\), d’affixes respectives des points \(M_1,M_2\), et \(\\Omega\) désigne le point d’affixe \(\\alpha\).
Les relations entre racines et coefficients servent à passer de l’algèbre à la géométrie. Le quotient de deux affixes non nulles caractérise l’orthogonalité ; une condition sur un module décrit un cercle.
Question 1-a — 0,25 pt
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Pour une équation quadratique \(Az^2+Bz+C=0\) avec A≠0, le discriminant est \(\Delta=B^2-4AC\), même lorsque les coefficients sont complexes.
Identifier les coefficients \(1,-2i,\alpha\), puis utiliser \(i^2=-1\).
Le discriminant prépare la discussion du nombre de racines distinctes.
Question 1-b — 0,25 pt
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Une équation du second degré complexe possède deux racines distinctes exactement lorsque son discriminant est non nul.
Partir de la valeur de Δ obtenue en 1-a et résoudre \(\Delta\ne0\) dans \(\mathbb C\).
La valeur α=−1 est le seul paramètre exceptionnel, qui donne une racine double.
Question 2 — 0,5 pt
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Pour un polynôme monique de degré 2, les formules de Viète donnent la somme des racines et leur produit.
Lire directement les coefficients, ce qui évite le calcul individuel des deux racines.
Ces relations seront exploitées pour les identités de modules et pour l’étude du lieu géométrique.
Question 1-a — 0,5 pt
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Le carré d’un imaginaire pur s’écrit \((it)^2=-t^2\) pour t réel.
Remplacer α par \(m^2-2m\), factoriser \(1+\alpha\) puis calculer les deux racines en gardant m réel.
Les deux racines sont des imaginaires purs, ce qui permet immédiatement une lecture géométrique.
Question 1-b — 0,25 pt
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Un point d’affixe imaginaire pure appartient à l’axe des ordonnées du repère complexe.
Utiliser la nature des racines obtenues en 1-a, sans chercher à calculer un déterminant inutile.
Les trois points appartiennent à une même droite ; selon m, ils peuvent même se confondre.
Question 2-a — 0,25 pt
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Le quotient \(z_1/z_2\) n’est défini que si \(z_2\ne0\). Dans le contexte non aligné de la partie II, les affixes concernées sont non nulles.
Multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué de \(z_2\), puis caractériser un imaginaire pur par l’annulation de sa partie réelle.
La condition d’orthogonalité des vecteurs peut ainsi être traduite en une relation algébrique sur les affixes.
Question 2-b — 0,5 pt
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Le carré du module d’un complexe est le produit de ce complexe par son conjugué ; la conjugaison transforme une somme en somme des conjugués.
Développer séparément \(|z_1-z_2|^2\) et \(|z_1+z_2|^2\) pour comparer leurs termes croisés.
Cette identité relie un produit complexe à une distance géométrique entre deux points du plan.
Question 2-c — 0,25 pt
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Les relations de Viète donnent ici \(z_1+z_2=2i\), donc le module de cette somme vaut 2.
Remplacer le module de la somme dans l’identité de 2-b ; exploiter ensuite l’équivalence établie en 2-a.
La condition « quotient imaginaire pur » devient une condition sur la longueur du segment M₁M₂.
Question 3-a — 0,25 pt
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L’identité \((u-v)^2=(u+v)^2-4uv\) est valable pour tous complexes u et v.
L’appliquer aux racines z₁ et z₂, puis remplacer leur somme et leur produit par les relations de Viète.
La distance entre les racines peut être exprimée directement à partir du discriminant.
Question 3-b — 0,5 pt
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Un triangle rectangle en O exige deux vecteurs \(\overrightarrow{OM_1}\) et \(\overrightarrow{OM_2}\) non nuls et orthogonaux.
Employer le critère du quotient imaginaire pur, les équivalences de 2-c et 3-a, puis traduire \(|1+\alpha|=1\) en lieu géométrique. Exclure α=0, qui rend un sommet égal à O et le triangle dégénéré.
Le cercle obtenu doit être privé de l’origine ; il s’agit d’une vraie condition géométrique et non d’une exception de calcul.
Exercice 4 — Structures algébriques — 3,5 points
Sur \(\\mathbb C\\times\\mathbb C^*\), on définit la loi \(T\) par \((a,b)T(c,d)=(a\\overline d+c,bd)\). L’objectif est d’examiner les propriétés de cette loi et un sous-ensemble réel.
Pour établir une structure de groupe, l’internalité, l’associativité, l’élément neutre et les symétriques sont indispensables. La non-commutativité se démontre par contre-exemple ; la propriété de sous-groupe réclame une vérification spécifique.
Question 1-a — 0,5 pt
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Une loi sur un ensemble de couples se calcule en conservant l’ordre des arguments ; ici la conjugaison porte sur la seconde coordonnée du deuxième couple.
Calculer successivement les deux produits ordonnés, en utilisant \(\overline{i}=-i\) et \(\overline 2=2\).
Les deux produits donnent déjà un contre-exemple potentiel à la commutativité.
Question 1-b — 0,25 pt
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Pour prouver qu’une loi n’est pas commutative, il suffit d’un seul couple d’éléments dont les produits changent lorsqu’on inverse l’ordre.
Comparer directement les résultats de 1-a : il n’est pas nécessaire de résoudre le problème pour tous les couples.
La non-commutativité n’empêche pas la structure d’être un groupe.
Question 2 — 0,5 pt
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L’associativité signifie \((xTy)Tz=xT(yTz)\) pour tous éléments x,y,z de l’ensemble considéré.
Calculer séparément les deux parenthésages avec des couples généraux. Utiliser \(\overline{df}=\overline d\,\overline f\).
L’égalité des deux expressions pour des éléments arbitraires prouve l’associativité de la loi.
Question 3 — 0,25 pt
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Un élément neutre e doit satisfaire simultanément \(xTe=x\) et \(eTx=x\) pour tout x.
Vérifier les deux ordres de multiplication avec le couple (0,1).
La vérification bilatérale est essentielle pour une loi non commutative.
Question 4-a — 0,5 pt
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La seconde composante b est non nulle ; son inverse et son conjugué sont donc définis et non nuls.
Calculer le produit proposé et contrôler séparément ses deux coordonnées.
Ce calcul prépare l’existence d’un symétrique pour chaque élément.
Question 4-b — 0,5 pt
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Pour établir qu’un ensemble muni d’une loi est un groupe, il faut vérifier l’internalité, l’associativité, l’existence d’un neutre et celle d’un symétrique pour tout élément.
Rassembler les résultats précédents et vérifier aussi le produit inverse dans l’autre ordre, car la loi n’est pas commutative.
Le contre-exemple de 1-b montre que le groupe obtenu n’est pas abélien.
Question 5-a — 0,5 pt
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Un sous-ensemble est stable par T si le produit de deux de ses éléments y appartient encore.
Pour des coordonnées réelles, remplacer le conjugué de d par d, puis vérifier que la deuxième coordonnée bd reste non nulle.
La stabilité est une étape nécessaire, mais à elle seule ne suffit pas à établir la propriété de sous-groupe.
Question 5-b — 0,5 pt
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Le critère de sous-groupe exige qu’un sous-ensemble non vide soit stable par le produit \(xTy^{-1}\) de deux de ses éléments.
Utiliser la formule du symétrique démontrée précédemment. Comme les coordonnées sont réelles et d≠0, le résultat appartient au sous-ensemble.
Le sous-groupe des couples réels hérite de la loi T et de toutes les propriétés de groupe déjà démontrées.
Exercice 5 — Arithmétique — 3 points
Soient p et q deux nombres premiers distincts et r un entier premier avec chacun d’eux. Les propriétés démontrées seront appliquées à \(p=13\), \(q=17\), \(r=2024\).
Le petit théorème de Fermat, la compatibilité des congruences avec les puissances et le théorème de Gauss permettent de passer des modules premiers distincts au produit de ces modules.
Question 1-a — 1 pt
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Le petit théorème de Fermat affirme : si p est premier et si l’entier r n’est pas divisible par p, alors \(r^{p-1}\equiv1\pmod p\).
Vérifier séparément les conditions : p et q sont premiers, et r est premier avec chacun d’eux ; appliquer ensuite Fermat deux fois.
Les deux congruences serviront à obtenir un même exposant multiple de p−1 et q−1.
Question 1-b — 0,5 pt
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La congruence est compatible avec l’élévation à une puissance entière naturelle.
Élever la première congruence à la puissance q−1 et la seconde à la puissance p−1.
Le même entier est maintenant divisible par p et par q.
Question 1-c — 0,5 pt
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Si deux entiers p et q sont premiers entre eux et divisent tous deux N, alors leur produit divise N.
Appliquer le théorème de Gauss aux deux divisibilités établies en 1-b, en vérifiant que p et q sont premiers distincts.
Cette étape produit une congruence modulo pq plutôt que deux congruences séparées.
Question 2 — 1 pt
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Une congruence \(Ax\equiv B\ [m]\) devient immédiate si l’on connaît \(A\equiv1\ [m]\).
Factoriser 221 en 13×17, vérifier que 2024 est premier avec ces deux nombres premiers, puis appliquer le résultat général de la question 1.
Toutes les solutions constituent la même classe résiduelle modulo 221.
À retenir pour l’examen national
Dans l’exercice d’analyse, un résultat antérieur doit servir à préparer le suivant : la limite de 3-c fournit une dérivée à droite, l’encadrement des intégrales détermine le signe et la borne de la dérivée, puis cette borne contrôle les écarts de la suite récurrente. L’étude de l’intégrale à borne variable combine le théorème des primitives, la bijection réciproque et les sommes de Riemann. Pour les complexes, les identités algébriques conduisent à un lieu géométrique ; pour les structures, chaque condition d’une définition doit être démontrée ; pour l’arithmétique, les théorèmes s’appliquent seulement après vérification de leurs hypothèses.
La rédaction d’une preuve doit ainsi suivre une progression lisible : objectif, propriété, conditions, calcul et conclusion. Chaque conclusion peut ensuite être vérifiée en relisant les résultats des questions précédentes.
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