Accéder au contenu principal

Corrigé — S’entraîner à l’examen national (2) — 2e Bac PC/SVT

Corrigé — S’entraîner à l’examen national (2)

2e Bac Sciences Physiques et SVT — Mathématiques

Niveau : 2e Bac
Filière : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre
Matière : Mathématiques
Type : Correction détaillée d’un examen blanc
Objectif : Préparation progressive à l’examen national
Remarque pédagogique :
Cette correction est rédigée dans un style progressif et conforme au programme de 2e Bac PC/SVT. Les étapes importantes sont justifiées : calculs vectoriels, conditions d’utilisation des théorèmes, dénombrement, limites, dérivées, intégrales, fonction réciproque et suite récurrente.

Correction de l’exercice 1 — Géométrie dans l’espace

On travaille dans un repère orthonormé direct \((O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})\).

On considère les points :

\[ A(1,0,0),\qquad B(0,1,1),\qquad C(2,1,0). \]

On considère aussi :

\[ E(-1,-1,2),\qquad F(5,-1,2), \]

et l’ensemble \((S)\) des points \(M(x,y,z)\) vérifiant :

\[ \overrightarrow{ME}\cdot\overrightarrow{MF}=0. \]

1. Calcul de \(\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}\) et équation du plan \((P)\)

On calcule les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\).

\[ \overrightarrow{AB} = (x_B-x_A,\;y_B-y_A,\;z_B-z_A) = (0-1,\;1-0,\;1-0) = (-1,1,1). \]

De même :

\[ \overrightarrow{AC} = (x_C-x_A,\;y_C-y_A,\;z_C-z_A) = (2-1,\;1-0,\;0-0) = (1,1,0). \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC} = \begin{vmatrix} \vec{i} & \vec{j} & \vec{k}\\ -1 & 1 & 1\\ 1 & 1 & 0 \end{vmatrix}. \]

Ainsi :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC} = (1\cdot 0-1\cdot 1)\vec{i} - ((-1)\cdot 0-1\cdot 1)\vec{j} + ((-1)\cdot 1-1\cdot 1)\vec{k}. \]

Donc :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC} = -\vec{i}+\vec{j}-2\vec{k}. \]

Par conséquent :

\[ \boxed{\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=(-1,1,-2).} \]

Ce vecteur est non nul, donc les vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) ne sont pas colinéaires. Ainsi, les points \(A\), \(B\) et \(C\) ne sont pas alignés et ils déterminent un plan \((P)\).

Le vecteur :

\[ \vec n=(1,-1,2) \]

est aussi un vecteur normal au plan \((P)\), car :

\[ \overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=-(1,-1,2). \]

Une équation cartésienne de \((P)\) est donc de la forme :

\[ x-y+2z+d=0. \]

Comme \(A(1,0,0)\in(P)\), on obtient :

\[ 1-0+2\cdot0+d=0. \]

Donc :

\[ d=-1. \]

Ainsi :

\[ \boxed{(P):\ x-y+2z-1=0.} \]

2. Nature de l’ensemble \((S)\)

On a :

\[ \overrightarrow{ME}\cdot\overrightarrow{MF}=0. \]

Cela signifie que les vecteurs \(\overrightarrow{ME}\) et \(\overrightarrow{MF}\) sont orthogonaux. D’après le cours, l’ensemble des points \(M\) tels que :

\[ \overrightarrow{ME}\cdot\overrightarrow{MF}=0 \]

est la sphère de diamètre \([EF]\).

Le centre \(\Omega\) est le milieu de \([EF]\). Donc :

\[ \Omega\left(\frac{-1+5}{2},\frac{-1+(-1)}{2},\frac{2+2}{2}\right). \]

Ainsi :

\[ \boxed{\Omega(2,-1,2).} \]

Le rayon est :

\[ R=\frac{EF}{2}. \]

Or :

\[ EF=\sqrt{(5-(-1))^2+(-1-(-1))^2+(2-2)^2}. \]

Donc :

\[ EF=\sqrt{6^2}=6. \]

Ainsi :

\[ R=3. \]

Finalement :

\[ \boxed{(S)\text{ est la sphère de centre }\Omega(2,-1,2)\text{ et de rayon }3.} \]

3. Projection orthogonale et cercle d'intersection

On veut montrer que \(A\) est le projeté orthogonal de \(\Omega\) sur le plan \((P)\).

On sait déjà que :

\[ A(1,0,0)\in(P). \]

Calculons les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{\Omega A}\) :

\[ \overrightarrow{\Omega A} = (x_A-x_\Omega,\;y_A-y_\Omega,\;z_A-z_\Omega) = (1-2,\;0-(-1),\;0-2) = (-1,1,-2). \]

Or un vecteur normal au plan \((P)\) est :

\[ \vec n=(1,-1,2). \]

On a :

\[ \overrightarrow{\Omega A}=-\vec n. \]

Donc la droite \((\Omega A)\) est perpendiculaire au plan \((P)\).

Comme \(A\in(P)\), on conclut que :

\[ \boxed{A\text{ est le projeté orthogonal de }\Omega\text{ sur }(P).} \]

La distance du point \(\Omega\) au plan \((P)\) est donc la longueur \(\Omega A\).

Or :

\[ \Omega A = \sqrt{(-1)^2+1^2+(-2)^2} = \sqrt6. \]

Donc :

\[ d(\Omega,(P))=\sqrt6. \]

Comme :

\[ \sqrt6\lt 3=R, \]

le plan \((P)\) coupe la sphère \((S)\) suivant un cercle.

D’après le cours, le centre de ce cercle est le projeté orthogonal du centre de la sphère sur le plan. Donc le centre du cercle est :

\[ \boxed{A(1,0,0).} \]

Si \(r\) désigne le rayon de ce cercle, alors :

\[ r^2=R^2-d(\Omega,(P))^2. \]

Donc :

\[ r^2=3^2-(\sqrt6)^2=9-6=3. \]

Ainsi :

\[ \boxed{r=\sqrt3.} \]

Finalement :

\[ \boxed{(P)\cap(S)\text{ est un cercle de centre }A\text{ et de rayon }\sqrt3.} \]

4. Position relative de \((P_m)\) et de \((S)\)

On considère :

\[ (P_m):\ x-y+2z+m=0. \]

Le centre de la sphère est :

\[ \Omega(2,-1,2) \]

et son rayon est :

\[ R=3. \]

On calcule la distance de \(\Omega\) au plan \((P_m)\) :

\[ d(\Omega,(P_m)) = \frac{|2-(-1)+2\cdot2+m|}{\sqrt{1^2+(-1)^2+2^2}}. \]

Donc :

\[ d(\Omega,(P_m)) = \frac{|2+1+4+m|}{\sqrt6} = \frac{|m+7|}{\sqrt6}. \]

On compare cette distance au rayon \(R=3\).

Si :

\[ \frac{|m+7|}{\sqrt6}\gt 3, \]

alors :

\[ |m+7|\gt 3\sqrt6. \]

Dans ce cas :

\[ \boxed{(P_m)\cap(S)=\varnothing.} \]

Si :

\[ \frac{|m+7|}{\sqrt6}=3, \]

alors :

\[ |m+7|=3\sqrt6. \]

Dans ce cas, le plan \((P_m)\) est tangent à la sphère \((S)\).

Ainsi :

\[ m+7=3\sqrt6 \quad\text{ou}\quad m+7=-3\sqrt6. \]

Donc :

\[ \boxed{m=-7+3\sqrt6} \]

ou :

\[ \boxed{m=-7-3\sqrt6.} \]

Si :

\[ \frac{|m+7|}{\sqrt6}\lt 3, \]

alors :

\[ |m+7|\lt 3\sqrt6. \]

Dans ce cas, le plan \((P_m)\) coupe la sphère suivant un cercle.

Le rayon \(r_m\) de ce cercle vérifie :

\[ r_m^2=R^2-d(\Omega,(P_m))^2. \]

Donc :

\[ r_m^2 = 9-\left(\frac{|m+7|}{\sqrt6}\right)^2. \]

Ainsi :

\[ r_m^2=9-\frac{(m+7)^2}{6}. \]

Donc :

\[ \boxed{ r_m=\sqrt{9-\frac{(m+7)^2}{6}} } \]

pour :

\[ \boxed{|m+7|\lt 3\sqrt6.} \]

Correction de l’exercice 2 — Nombres complexes

Pour tout réel \(\lambda\), on considère :

\[ (E_\lambda):\ z^2-2\lambda z+4=0. \]

1. Valeurs de \(\lambda\), solutions et modules

L’équation \((E_\lambda)\) est une équation du second degré à coefficients réels.

Son discriminant est :

\[ \Delta=(-2\lambda)^2-4\cdot1\cdot4. \]

Donc :

\[ \Delta=4\lambda^2-16=4(\lambda^2-4). \]

L’équation admet deux solutions complexes non réelles conjuguées lorsque :

\[ \Delta\lt 0. \]

Donc :

\[ 4(\lambda^2-4)\lt 0. \]

Ainsi :

\[ \lambda^2\lt 4. \]

Par conséquent :

\[ \boxed{-2\lt \lambda\lt 2.} \]

Dans ce cas :

\[ \Delta=-4(4-\lambda^2). \]

Donc :

\[ \sqrt{\Delta}=2i\sqrt{4-\lambda^2}. \]

Les deux solutions sont :

\[ z=\frac{2\lambda\pm 2i\sqrt{4-\lambda^2}}{2}. \]

Donc :

\[ z=\lambda\pm i\sqrt{4-\lambda^2}. \]

Comme :

\[ \operatorname{Im}(a_\lambda)\gt 0, \]

on prend :

\[ \boxed{a_\lambda=\lambda+i\sqrt{4-\lambda^2}} \]

et :

\[ \boxed{b_\lambda=\lambda-i\sqrt{4-\lambda^2}.} \]

Calculons le module de \(a_\lambda\) :

\[ |a_\lambda|^2 = \lambda^2+\left(\sqrt{4-\lambda^2}\right)^2. \]

Donc :

\[ |a_\lambda|^2=\lambda^2+4-\lambda^2=4. \]

Ainsi :

\[ |a_\lambda|=2. \]

De même :

\[ |b_\lambda|=2. \]

Donc :

\[ \boxed{|a_\lambda|=|b_\lambda|=2.} \]

2. Détermination de \(\lambda\)

On suppose :

\[ 0\lt \lambda\lt 2. \]

On peut écrire :

\[ a_\lambda=2(\cos\theta+i\sin\theta) \]

avec :

\[ \cos\theta=\frac{\lambda}{2} \]

et :

\[ \sin\theta=\frac{\sqrt{4-\lambda^2}}{2}. \]

Comme \(0\lt \lambda\lt 2\), on a :

\[ 0\lt \theta\lt \frac{\pi}{2}. \]

Alors :

\[ b_\lambda=2(\cos(-\theta)+i\sin(-\theta)). \]

Donc :

\[ \arg(a_\lambda)=\theta \]

et :

\[ \arg(b_\lambda)=-\theta. \]

Ainsi :

\[ (\overrightarrow{OB_\lambda},\overrightarrow{OA_\lambda}) = \arg(a_\lambda)-\arg(b_\lambda) = 2\theta. \]

On veut :

\[ 2\theta=\frac{\pi}{2}. \]

Donc :

\[ \theta=\frac{\pi}{4}. \]

Ainsi :

\[ \cos\theta=\frac{\sqrt2}{2}. \]

Or :

\[ \cos\theta=\frac{\lambda}{2}. \]

Donc :

\[ \frac{\lambda}{2}=\frac{\sqrt2}{2}. \]

Par conséquent :

\[ \boxed{\lambda=\sqrt2.} \]

3. Nature du quadrilatère \(OACB\)

Dans la suite, on prend :

\[ \lambda=\sqrt2. \]

Alors :

\[ a_{\sqrt2}=\sqrt2+i\sqrt{4-2} =\sqrt2+i\sqrt2. \]

Donc :

\[ a=\sqrt2+i\sqrt2. \]

De même :

\[ b=\sqrt2-i\sqrt2. \]

On a :

\[ c=a+b. \]

Donc :

\[ c=2\sqrt2. \]

Les coordonnées des points sont :

\[ O(0,0),\quad A(\sqrt2,\sqrt2),\quad B(\sqrt2,-\sqrt2),\quad C(2\sqrt2,0). \]

Comme :

\[ c=a+b, \]

on a :

\[ \overrightarrow{OC}=\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{OB}. \]

Donc le quadrilatère \(OACB\) est un parallélogramme.

De plus :

\[ \overrightarrow{OA}=(\sqrt2,\sqrt2) \]

et :

\[ \overrightarrow{AC} = \overrightarrow{AO}+\overrightarrow{OC} = -\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{OC} = (\sqrt2,-\sqrt2). \]

On a alors :

\[ OA=AC=2 \]

et :

\[ \overrightarrow{OA}\cdot\overrightarrow{AC} = \sqrt2\cdot\sqrt2+\sqrt2\cdot(-\sqrt2) = 0. \]

Ainsi, le parallélogramme \(OACB\) possède deux côtés consécutifs de même longueur et perpendiculaires.

Donc :

\[ \boxed{OACB\text{ est un carré}.} \]

Le cercle circonscrit au carré a pour centre le centre du carré, c'est-à-dire le milieu de \([OC]\).

Comme :

\[ O(0,0),\qquad C(2\sqrt2,0), \]

le centre a pour affixe :

\[ \boxed{z_0=\sqrt2.} \]

Son rayon est :

\[ R_\Gamma=|z_0-0|=\sqrt2. \]

Donc :

\[ \boxed{R_\Gamma=\sqrt2.} \]

4. Valeurs de \(m\) telles que \(M_m\in\Gamma\)

On a :

\[ z_m=m+i(m-\sqrt2). \]

Le cercle \(\Gamma\) a pour centre d'affixe :

\[ z_0=\sqrt2 \]

et pour rayon :

\[ R_\Gamma=\sqrt2. \]

Donc :

\[ M_m\in\Gamma \Longleftrightarrow |z_m-\sqrt2|=\sqrt2. \]

Or :

\[ z_m-\sqrt2 = (m-\sqrt2)+i(m-\sqrt2). \]

Donc :

\[ |z_m-\sqrt2|^2 = (m-\sqrt2)^2+(m-\sqrt2)^2. \]

Ainsi :

\[ |z_m-\sqrt2|^2=2(m-\sqrt2)^2. \]

La condition devient :

\[ 2(m-\sqrt2)^2=2. \]

Donc :

\[ (m-\sqrt2)^2=1. \]

Ainsi :

\[ m-\sqrt2=1 \quad\text{ou}\quad m-\sqrt2=-1. \]

Finalement :

\[ \boxed{m=\sqrt2+1} \]

ou :

\[ \boxed{m=\sqrt2-1.} \]

Correction de l’exercice 3 — Probabilités

L'urne contient \(9\) boules. On tire simultanément \(3\) boules.

Le nombre total de tirages possibles est :

\[ \mathrm{C}_{9}^{3}=84. \]

1. Calcul de \(P(A)\)

L'événement \(A\) est :

\[ A:\text{ « les trois boules tirées sont de couleurs deux à deux différentes »}. \]

Cela signifie que l'on tire une boule rouge, une boule blanche et une boule noire.

D’après le tableau, il y a :

\[ 3\text{ rouges},\qquad 3\text{ blanches},\qquad 3\text{ noires}. \]

Le nombre de tirages favorables est :

\[ 3\times3\times3=27. \]

Donc :

\[ P(A)=\frac{27}{84}. \]

En simplifiant :

\[ \boxed{P(A)=\frac9{28}.} \]

2. Calcul de \(P(B)\), de \(P(A\cap B)\) et indépendance

L'événement \(B\) est :

\[ B:\text{ « la somme des trois numéros tirés est égale à }6\text{ »}. \]

D’après le tableau, le nombre de boules portant chaque numéro est :

\[ n_1=3,\qquad n_2=4,\qquad n_3=2. \]

Pour obtenir une somme égale à \(6\), les possibilités sont :

\[ 1+2+3=6 \]

ou :

\[ 2+2+2=6. \]

Pour le cas \(1,2,3\), le nombre de tirages est :

\[ 3\times4\times2=24. \]

Pour le cas \(2,2,2\), le nombre de tirages est :

\[ \mathrm{C}_{4}^{3}=4. \]

Donc le nombre total de tirages favorables à \(B\) est :

\[ 24+4=28. \]

Ainsi :

\[ P(B)=\frac{28}{84}. \]

Donc :

\[ \boxed{P(B)=\frac13.} \]

Calculons maintenant \(P(A\cap B)\).

L'événement \(A\cap B\) signifie que les trois boules tirées sont de couleurs deux à deux différentes et que la somme des numéros est \(6\).

On compte les cas possibles à partir du tableau.

Pour le type \(1,2,3\) :

\[ R_1B_2N_3:\quad 2\times1\times1=2, \] \[ R_1B_3N_2:\quad 2\times1\times2=4, \] \[ R_2B_1N_3:\quad 1\times1\times1=1. \]

Pour le type \(2,2,2\) :

\[ R_2B_2N_2:\quad 1\times1\times2=2. \]

Donc le nombre de tirages favorables à \(A\cap B\) est :

\[ 2+4+1+2=9. \]

Ainsi :

\[ P(A\cap B)=\frac9{84}. \]

Donc :

\[ \boxed{P(A\cap B)=\frac3{28}.} \]

On vérifie l’indépendance :

\[ P(A)P(B)=\frac9{28}\times\frac13=\frac3{28}. \]

Or :

\[ P(A\cap B)=\frac3{28}. \]

Donc :

\[ P(A\cap B)=P(A)P(B). \]

Par conséquent :

\[ \boxed{A\text{ et }B\text{ sont indépendants}.} \]

3. Loi de la variable aléatoire \(X\)

La variable aléatoire \(X\) désigne le nombre de boules portant le numéro \(2\) parmi les trois boules tirées.

Il y a \(4\) boules portant le numéro \(2\), et :

\[ 9-4=5 \]

boules ne portant pas le numéro \(2\).

Donc :

\[ X\in\{0,1,2,3\}. \]

On utilise les combinaisons.

Pour \(X=0\) :

\[ P(X=0)=\frac{\mathrm{C}_{5}^{3}}{\mathrm{C}_{9}^{3}} =\frac{10}{84} =\frac5{42}. \]

Pour \(X=1\) :

\[ P(X=1)=\frac{\mathrm{C}_{4}^{1}\mathrm{C}_{5}^{2}}{\mathrm{C}_{9}^{3}} = \frac{4\times10}{84} = \frac{10}{21}. \]

Pour \(X=2\) :

\[ P(X=2)=\frac{\mathrm{C}_{4}^{2}\mathrm{C}_{5}^{1}}{\mathrm{C}_{9}^{3}} = \frac{6\times5}{84} = \frac5{14}. \]

Pour \(X=3\) :

\[ P(X=3)=\frac{\mathrm{C}_{4}^{3}}{\mathrm{C}_{9}^{3}} = \frac4{84} = \frac1{21}. \]

La loi de probabilité de \(X\) est donc :

\[ \boxed{ \begin{array}{c|cccc} x_i & 0 & 1 & 2 & 3\\ \hline P(X=x_i) & \dfrac5{42} & \dfrac{10}{21} & \dfrac5{14} & \dfrac1{21} \end{array} } \]

4. Espérance mathématique

On calcule :

\[ E(X)=0\times P(X=0)+1\times P(X=1)+2\times P(X=2)+3\times P(X=3). \]

Donc :

\[ E(X)=\frac{10}{21}+2\cdot\frac5{14}+3\cdot\frac1{21}. \]

Ainsi :

\[ E(X)=\frac{10}{21}+\frac57+\frac17. \]

Or :

\[ \frac57=\frac{15}{21} \quad\text{et}\quad \frac17=\frac3{21}. \]

Donc :

\[ E(X)=\frac{10}{21}+\frac{15}{21}+\frac3{21} = \frac{28}{21} = \frac43. \]

Ainsi :

\[ \boxed{E(X)=\frac43.} \]

Correction du problème — Analyse logarithmique, intégrale, réciproque et suite

On considère :

\[ f(x)=x-(\ln x)^2 \]

définie sur :

\[ ]0,+\infty[. \]

Partie I — Étude de la fonction \(f\)

1. Limites aux bornes du domaine

On cherche :

\[ \lim_{x\to0^+}f(x). \]

On a :

\[ \lim_{x\to0^+}x=0 \]

et :

\[ \lim_{x\to0^+}\ln x=-\infty. \]

Donc :

\[ \lim_{x\to0^+}(\ln x)^2=+\infty. \]

Ainsi :

\[ \boxed{\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty.} \]

Pour \(x\to+\infty\), on écrit :

\[ f(x)=x\left(1-\frac{(\ln x)^2}{x}\right). \]

D’après les limites usuelles :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0. \]

Donc :

\[ 1-\frac{(\ln x)^2}{x}\to1. \]

Comme \(x\to+\infty\), on obtient :

\[ \boxed{\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.} \]

2. Asymptote verticale

On a :

\[ \lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty. \]

Donc \((C_f)\) admet une asymptote verticale d'équation :

\[ \boxed{x=0.} \]

3. Branche parabolique au voisinage de \(+\infty\)

On calcule :

\[ \frac{f(x)}{x} = 1-\frac{(\ln x)^2}{x}. \]

Or :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0. \]

Donc :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}x=1. \]

Ensuite :

\[ f(x)-x=-(\ln x)^2. \]

Or :

\[ \lim_{x\to+\infty}-(\ln x)^2=-\infty. \]

Ainsi, \((C_f)\) admet au voisinage de \(+\infty\) une branche parabolique de direction celle de la droite :

\[ \boxed{\Delta:\ y=x.} \]

4. Calcul de \(f'(x)\)

On a :

\[ f(x)=x-(\ln x)^2. \]

Donc :

\[ f'(x)=1-2\ln x\cdot\frac1x. \]

Ainsi :

\[ f'(x)=1-\frac{2\ln x}{x} = \frac{x-2\ln x}{x}. \]

Donc :

\[ \boxed{f'(x)=\frac{x-2\ln x}{x}.} \]

5. Étude de \(g(x)=x-2\ln x\)

On considère :

\[ g(x)=x-2\ln x. \]

La fonction \(g\) est dérivable sur \(]0,+\infty[\), et :

\[ g'(x)=1-\frac2x=\frac{x-2}{x}. \]

Comme \(x\gt 0\), le signe de \(g'(x)\) est celui de \(x-2\).

Donc \(g\) est décroissante sur \(]0,2]\) et croissante sur \([2,+\infty[\).

La fonction \(g\) admet donc un minimum en \(x=2\).

On calcule :

\[ g(2)=2-2\ln2. \]

Comme \(2\lt e\), on a :

\[ \ln2\lt 1. \]

Donc :

\[ 2-2\ln2\gt 0. \]

Ainsi :

\[ g(2)\gt 0. \]

Donc, pour tout \(x\gt 0\) :

\[ \boxed{g(x)\gt 0.} \]

Or :

\[ f'(x)=\frac{g(x)}{x}. \]

Comme \(g(x)\gt 0\) et \(x\gt 0\), on a :

\[ f'(x)\gt 0. \]

Donc :

\[ \boxed{f\text{ est strictement croissante sur } ]0,+\infty[.} \]

6. Convexité et concavité

On part de :

\[ f'(x)=1-\frac{2\ln x}{x}. \]

Or :

\[ \left(\frac{\ln x}{x}\right)'=\frac{1-\ln x}{x^2}. \]

Donc :

\[ f''(x)=-2\frac{1-\ln x}{x^2} = \frac{2(\ln x-1)}{x^2}. \]

Ainsi :

\[ \boxed{f''(x)=\frac{2(\ln x-1)}{x^2}.} \]

Comme :

\[ x^2\gt 0, \]

le signe de \(f''(x)\) est celui de \(\ln x-1\).

On a :

\[ \ln x-1\lt 0 \Longleftrightarrow x\lt e. \]

Donc :

\[ f''(x)\lt 0\quad\text{sur } ]0,e[ \]

et :

\[ f''(x)\gt 0\quad\text{sur } ]e,+\infty[. \]

Ainsi :

\[ \boxed{(C_f)\text{ est concave sur } ]0,e]} \]

et :

\[ \boxed{(C_f)\text{ est convexe sur } [e,+\infty[.} \]

7. Point d'inflexion

La dérivée seconde change de signe en \(x=e\). Donc \((C_f)\) admet un point d'inflexion d'abscisse \(e\).

On calcule :

\[ f(e)=e-(\ln e)^2=e-1. \]

Donc le point d'inflexion est :

\[ \boxed{I(e,e-1).} \]

8. Position relative de \((C_f)\) et de \(\Delta:y=x\)

On étudie :

\[ f(x)-x. \]

On a :

\[ f(x)-x=-(\ln x)^2. \]

Or :

\[ (\ln x)^2\ge0. \]

Donc :

\[ f(x)-x\le0. \]

Ainsi :

\[ \boxed{(C_f)\text{ est située au-dessous de }\Delta.} \]

L'égalité a lieu lorsque :

\[ (\ln x)^2=0. \]

Donc :

\[ \ln x=0, \]

d'où :

\[ x=1. \]

Le point d'intersection est :

\[ \boxed{(1,1).} \]

9. Allure de la courbe

Pour construire l'allure de \((C_f)\), on utilise :

  • le domaine \(]0,+\infty[\) ;
  • l’asymptote verticale \(x=0\) ;
  • \(f\) strictement croissante ;
  • la concavité sur \(]0,e]\) ;
  • la convexité sur \([e,+\infty[\) ;
  • le point d'inflexion \(I(e,e-1)\) ;
  • la position de \((C_f)\) au-dessous de \(\Delta:y=x\) ;
  • le point d'intersection \((1,1)\) ;
  • la branche parabolique de direction \(\Delta\) au voisinage de \(+\infty\).

Partie II — Calcul intégral et aire

Sur \([1,e]\), on a :

\[ f(x)-x=-(\ln x)^2\le0. \]

Donc \((C_f)\) est en dessous de \(\Delta:y=x\).

L'aire du domaine \(\mathcal D\) est :

\[ \mathcal A=\int_1^e\left(x-f(x)\right)\,dx. \]

Or :

\[ x-f(x)=(\ln x)^2. \]

Donc :

\[ \boxed{\mathcal A=\int_1^e(\ln x)^2\,dx.} \]

Calculons :

\[ I=\int_1^e(\ln x)^2\,dx. \]

On effectue une intégration par parties.

On pose :

\[ u=(\ln x)^2 \qquad\text{et}\qquad v'=1. \]

Alors :

\[ u'=\frac{2\ln x}{x} \qquad\text{et}\qquad v=x. \]

Donc :

\[ I=\left[x(\ln x)^2\right]_1^e-2\int_1^e\ln x\,dx. \]

Or :

\[ \left[x(\ln x)^2\right]_1^e=e. \]

De plus, une primitive de \(\ln x\) est :

\[ x\ln x-x. \]

Donc :

\[ \int_1^e\ln x\,dx=[x\ln x-x]_1^e=1. \]

Ainsi :

\[ I=e-2. \]

Donc :

\[ \boxed{\mathcal A=e-2.} \]

Partie III — Fonction réciproque et suite récurrente

1. Bijection et dérivée de la réciproque

On a montré que \(f\) est strictement croissante sur \(]0,+\infty[\).

De plus :

\[ \lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty \]

et :

\[ \lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. \]

Donc :

\[ \boxed{f\text{ réalise une bijection de } ]0,+\infty[ \text{ sur } \mathbb{R}.} \]

On cherche :

\[ (f^{-1})'(1). \]

On a :

\[ f(1)=1-(\ln1)^2=1. \]

Donc :

\[ f^{-1}(1)=1. \]

D’après la formule de dérivation de la fonction réciproque :

\[ (f^{-1})'(1)=\frac{1}{f'(f^{-1}(1))}. \]

Donc :

\[ (f^{-1})'(1)=\frac1{f'(1)}. \]

Or :

\[ f'(1)=\frac{1-2\ln1}{1}=1. \]

Ainsi :

\[ \boxed{(f^{-1})'(1)=1.} \]

2. Montrer que \(1\lt f(x)\lt x\) sur \(]1,e[\)

Soit \(x\in]1,e[\).

Comme \(f\) est strictement croissante et \(x\gt 1\), on a :

\[ f(x)\gt f(1). \]

Or :

\[ f(1)=1. \]

Donc :

\[ f(x)\gt 1. \]

D'autre part :

\[ f(x)=x-(\ln x)^2. \]

Comme \(x\in]1,e[\), on a :

\[ \ln x\gt 0. \]

Donc :

\[ (\ln x)^2\gt 0. \]

Ainsi :

\[ f(x)\lt x. \]

Finalement :

\[ \boxed{1\lt f(x)\lt x\quad\text{pour tout }x\in]1,e[.} \]

3. Encadrement et monotonie de la suite

On considère :

\[ u_0\in]1,e[ \]

et :

\[ u_{n+1}=f(u_n). \]

On montre par récurrence que :

\[ 1\lt u_n\lt e. \]

Pour \(n=0\), c'est vrai par hypothèse.

Supposons que :

\[ 1\lt u_n\lt e. \]

D’après le résultat précédent :

\[ 1\lt f(u_n)\lt u_n. \]

Comme :

\[ u_{n+1}=f(u_n), \]

on obtient :

\[ 1\lt u_{n+1}\lt u_n. \]

Comme \(u_n\lt e\), on a aussi :

\[ u_{n+1}\lt e. \]

Donc :

\[ 1\lt u_{n+1}\lt e. \]

Par récurrence :

\[ \boxed{1\lt u_n\lt e\quad\text{pour tout }n\in\mathbb{N}.} \]

De plus :

\[ u_{n+1}\lt u_n. \]

Donc :

\[ \boxed{(u_n)\text{ est décroissante}.} \]

4. Convergence et limite

La suite \((u_n)\) est décroissante et minorée par \(1\). Donc elle est convergente.

Notons :

\[ \ell=\lim_{n\to+\infty}u_n. \]

Comme :

\[ 1\lt u_n\lt e, \]

on a :

\[ 1\le \ell\le e. \]

En passant à la limite dans :

\[ u_{n+1}=f(u_n), \]

et puisque \(f\) est continue sur \(]0,+\infty[\), on obtient :

\[ \ell=f(\ell). \]

Donc :

\[ \ell=\ell-(\ln\ell)^2. \]

Ainsi :

\[ (\ln\ell)^2=0. \]

Donc :

\[ \ln\ell=0. \]

Par conséquent :

\[ \ell=1. \]

Finalement :

\[ \boxed{\lim_{n\to+\infty}u_n=1.} \]

FIN DU CORRIGÉ — S’ENTRAÎNER À L’EXAMEN NATIONAL (2) — 2e BAC PC/SVT

Correction PDF :
La correction complète de cet examen blanc est disponible en lecture directe ci-dessous.

Lecture de la correction PDF

Ouvrir la correction PDF en plein écran

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Correction — Examen national 2025 session de rattrapage — 2e Bac Sciences Mathématiques

Correction — Examen national 2025 Session de rattrapage — 2e Bac Sciences Mathématiques Ressource : correction détaillée de l’examen national 2025, session de rattrapage. Niveau : 2e Bac Sciences Mathématiques A/B. Contenu traité : analyse, suites, nombres complexes, arithmétique et structures algébriques. Total : 20 points. Objectif pédagogique : Cette page propose une correction écrite et progressive, destinée à aider les élèves à comprendre la méthode de résolution, la justification des passages importants et la rédaction attendue dans un sujet de type examen national. Les résultats sont présentés avec des explications détaillées afin de faciliter la révision autonome. Remarque importante : Cette correction est une production pédagogique personnelle. Elle ne remplace pas le document officiel du ministère, mais elle sert de support de travail pour les élèves de 2e Bac Sciences Mathématiques qui souhaitent comparer leur rédaction avec une correction struct...

Correction Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT

Correction Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Correction détaillée, soignée et prête pour Blogger. Les figures sont intégrées directement dans le code et les boutons de retour au menu principal sont ajoutés après chaque question. Matière : Mathématiques Filières : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre Session : Ordinaire 2026 Énoncé lié : Voir l’énoncé de l’examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Accès rapide aux exercices et parties Exercice 1 — Géométrie dans l'espace Exercice 2 — Nombres complexes Exercice 3 — Probabilités Problème — fonctions numériques, suites et calcul intégral Accès rapide aux questions Exercice 1 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 2.c. Exercice 2 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 3.a. 3.b. Exercice 3 1.a. 1.b. 2. 3.a. 3.b. Partie I 1.a. 1.b. 2.a. 2.b. 2.c. 2.d. Partie II 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 2.c. 3. 4.a. 4.b. 5.a. 5.b. 5.c. Partie III 1. 2. 3. Exercice 1 : Géométrie dans l...

Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT

Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Énoncé de l’examen national unifié du baccalauréat — session ordinaire 2026. Matière : Mathématiques Filières : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre Durée : 3 heures Coefficient : 7 PDF : un lien vers le fichier PDF de cet énoncé est disponible en bas de cette page. Instructions générales : L’utilisation d’une calculatrice non programmable est autorisée. Le candidat peut traiter les exercices et le problème suivant l’ordre qui lui convient. Il est recommandé d’éviter l’usage de la couleur rouge dans la rédaction des solutions. Accès rapide aux exercices Exercice 1 — 3 points Exercice 2 — 3,5 points Exercice 3 — 2,5 points Problème — 11 points Accès rapide aux questions Exercice 1 1.a 1.b 1.c 2.a 2.b 2.c Exercice 2 1.a 1.b 1.c 2.a 2.b 3.a 3.b Exercice 3 1.a 1.b 2 3.a 3.b Problème — Partie I 1.a 1.b ...