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Correction du concours ENSAM Maroc 2016 — Mathématiques

Correction Concours ENSAM 2016 — Mathématiques

Sciences Mathématiques A/B — Session du 1er août 2016.

Correction pédagogique détaillée des 25 questions.

Cette page présente une correction complète de l’épreuve de mathématiques du concours ENSAM 2016. Les calculs, conditions d’application et conclusions sont explicités question par question.

Correction détaillée

Question 1 — Limite d’une somme de puissances

Énoncé

On suppose que \(a_n\ne1\) pour tout \(n\) et que :

\[ \lim_{n\to+\infty}a_n=1. \]

L’entier strictement positif \(k\) étant donné, calculer :

\[ Q_1= \lim_{n\to+\infty} \frac{a_n+a_n^2+a_n^3+\cdots+a_n^k-k}{a_n-1}. \]
Propriété utilisée

Pour tout entier \(j\ge1\) et tout réel \(a\ne1\),

\[ \frac{a^j-1}{a-1}=1+a+a^2+\cdots+a^{j-1}. \]
1. Décomposer le numérateur \[ a_n+a_n^2+\cdots+a_n^k-k =\sum_{j=1}^{k}(a_n^j-1). \]

Donc :

\[ \frac{a_n+a_n^2+\cdots+a_n^k-k}{a_n-1} = \sum_{j=1}^{k}\frac{a_n^j-1}{a_n-1}. \] 2. Passer à la limite

Comme \(a_n\to1\), pour chaque \(j\in\{1,\ldots,k\}\),

\[ \frac{a_n^j-1}{a_n-1} =1+a_n+\cdots+a_n^{j-1}\longrightarrow j. \]

La somme contient un nombre fixé de termes, donc :

\[ Q_1=\sum_{j=1}^{k}j=\frac{k(k+1)}{2}. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_1=\frac{k(k+1)}{2}\).

Question 2 — Suite récurrente

Énoncé

Soit \((u_n)_n\) une suite convergente telle que, pour tout \(n\in\mathbb N\) :

\[ \frac{1}{2}<u_n<1. \]

On considère la suite \((X_n)_n\) telle que :

\[ X_0=u_0 \qquad\text{et}\qquad \forall n\in\mathbb N,\quad X_{n+1}=\frac{X_n+u_{n+1}}{1+X_nu_{n+1}}. \]

Calculer :

\[ \lim_{n\to+\infty}X_n. \]
Idée utilisée

Étudier directement l’écart \(1-X_n\) et obtenir une contraction géométrique.

1. Encadrement de la suite

On a \(X_0=u_0\in\left]\frac{1}{2},1\right[\). Si \(0< X_n<1\), alors \(0< u_{n+1}<1\) et :

\[ 0< X_{n+1}=\frac{X_n+u_{n+1}}{1+X_nu_{n+1}}<1, \]

car :

\[ 1+X_nu_{n+1}-(X_n+u_{n+1}) =(1-X_n)(1-u_{n+1})>0. \]

Ainsi, par récurrence, \(0< X_n<1\) pour tout \(n\).

2. Étude de \(1-X_n\) \[ 1-X_{n+1} = \frac{(1-X_n)(1-u_{n+1})}{1+X_nu_{n+1}}. \]

Or \(u_{n+1}>\frac{1}{2}\), donc \(0<1-u_{n+1}<\frac{1}{2}\), et \(1+X_nu_{n+1}>1\). Par conséquent :

\[ 0<1-X_{n+1}\le\frac{1}{2}(1-X_n). \]

En itérant :

\[ 0<1-X_n\le\left(\frac{1}{2}\right)^n(1-X_0)\longrightarrow0. \]
Réponse finale : \(\displaystyle \lim_{n\to+\infty}X_n=1\).

Question 3 — Condition de réalité dans le plan complexe

Énoncé

Soit \(z\in\mathbb C\setminus\{1\}\). On pose :

\[ x=\operatorname{Re}(z) \qquad\text{et}\qquad y=\operatorname{Im}(z). \]

Déterminer la relation entre \(x\) et \(y\) telle que :

\[ z\notin\mathbb R \qquad\text{et}\qquad \frac{z^2+z+1}{z-1}\in\mathbb R. \]
Notations : si \(z=x+iy\), alors \(\operatorname{Re}(z)=x\) est la partie réelle et \(\operatorname{Im}(z)=y\) est la partie imaginaire. Pour calculer la partie imaginaire d’un quotient, on multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur.
Propriété utilisée

Un nombre complexe est réel si et seulement si sa partie imaginaire est nulle.

Écrivons \(z=x+iy\), avec \(y\ne0\) puisque \(z\notin\mathbb R\).

\[ z^2+z+1=(x^2-y^2+x+1)+iy(2x+1), \qquad z-1=(x-1)+iy. \]

La partie imaginaire du quotient vaut :

\[ \operatorname{Im}\left(\frac{z^2+z+1}{z-1}\right) = \frac{y\left[(2x+1)(x-1)-(x^2-y^2+x+1)\right]}{(x-1)^2+y^2}. \]

Après simplification :

\[ \operatorname{Im}\left(\frac{z^2+z+1}{z-1}\right) = \frac{y(x^2+y^2-2x-2)}{(x-1)^2+y^2}. \]

Le dénominateur est non nul. Comme \(y\ne0\), le quotient est réel si et seulement si :

\[ x^2+y^2-2x-2=0, \]

c’est-à-dire :

\[ (x-1)^2+y^2=3. \]
Réponse finale : \(\displaystyle (x-1)^2+y^2=3\) avec \(y\ne0\).

Question 4 — Lieu géométrique dans le plan complexe

Énoncé

Soit \(a\in\mathbb C\). Déterminer \(\Gamma\), l’ensemble des points du plan complexe dont les affixes \(z\) vérifient :

\[ |z-a|=|2z-a|. \]
Propriété utilisée

On élève l’égalité des modules au carré, puis on complète le carré.

\[ |z-a|^2=|2z-a|^2. \]

En développant :

\[ |z|^2-2\operatorname{Re}(z\overline a)+|a|^2 = 4|z|^2-4\operatorname{Re}(z\overline a)+|a|^2. \]

Donc :

\[ 3|z|^2-2\operatorname{Re}(z\overline a)=0. \]

En divisant par \(3\) et en complétant :

\[ \left|z-\frac{a}{3}\right|^2=\frac{|a|^2}{9}. \]
Réponse finale : \(\Gamma\) est le cercle de centre d’affixe \(\displaystyle\frac{a}{3}\) et de rayon \(\displaystyle\frac{|a|}{3}\). Si \(a=0\), ce cercle est réduit au point \(O\).

Question 5 — Domaine de définition

Énoncé

Déterminer le domaine de définition \(D\) de la fonction :

\[ f(x)=\tan\left(\pi\sin\left(\frac{\pi}{6}x\right)\right). \]
Condition de définition

La fonction \(\tan u\) est définie si et seulement si \(u\ne\frac{\pi}{2}+k\pi\), avec \(k\in\mathbb Z\).

Ici :

\[ u=\pi\sin\left(\frac{\pi x}{6}\right). \]

Comme \(\sin\left(\frac{\pi x}{6}\right)\in[-1,1]\), les seules valeurs interdites possibles sont :

\[ \sin\left(\frac{\pi x}{6}\right)=\frac{1}{2} \qquad\text{ou}\qquad \sin\left(\frac{\pi x}{6}\right)=-\frac{1}{2}. \]

Ces égalités sont vérifiées exactement pour :

\[ x=6k+1 \qquad\text{ou}\qquad x=6k+5, \qquad k\in\mathbb Z. \]
Réponse finale : \(\displaystyle D=\mathbb R\setminus\{6k+1,\;6k+5\mid k\in\mathbb Z\}\).

Question 6 — Partie entière et polynôme

Énoncé

Soit \(P\) un polynôme à coefficients strictement positifs.

Calculer :

\[ Q_6= \lim_{x\to+\infty} \frac{E(P(x))}{P(E(x))}. \]
Précision nécessaire : la réponse attendue \(Q_6=1\) suppose que \(P\) est un polynôme non constant. Pour un polynôme constant positif \(P(x)=c\), le quotient vaut \(\dfrac{E(c)}{c}\).
Encadrement utilisé

Pour tout réel \(t\), \(t-1< E(t)\le t\), où \(E(t)\) désigne la partie entière de \(t\).

Posons \(n=E(x)\). Alors \(n\le x< n+1\), donc :

\[ \frac{x}{n}\longrightarrow1. \]

Supposons désormais que \(P\) est non constant. Si \(P\) est de degré \(d\ge1\) et de coefficient dominant strictement positif, on obtient :

\[ \frac{P(x)}{P(n)}\longrightarrow1. \]

D’autre part :

\[ P(x)-1< E(P(x))\le P(x). \]

En divisant par \(P(n)>0\) pour \(x\) assez grand :

\[ \frac{P(x)}{P(n)}-\frac{1}{P(n)} < \frac{E(P(x))}{P(E(x))} \le \frac{P(x)}{P(n)}. \]

Or \(P(n)\to+\infty\), donc les deux bornes tendent vers \(1\).

Réponse finale : sous l’hypothèse nécessaire \(\deg(P)\ge1\), \(\displaystyle Q_6=1\).

Question 7 — Dérivée d’ordre n

Énoncé

Calculer la dérivée d’ordre \(n\) de la fonction :

\[ f(x)=\frac{\ln x}{x}. \]
Formule de Leibniz

Pour deux fonctions suffisamment dérivables :

\[ (uv)^{(n)}=\sum_{j=0}^{n}\mathrm{C}_n^j\,u^{(j)}v^{(n-j)}. \]
Notations : \(\mathrm{C}_{n}^{j}\) désigne le nombre de choix de \(j\) éléments parmi \(n\). De plus, \(\displaystyle H_n=1+\frac{1}{2}+\cdots+\frac{1}{n}\) désigne le \(n\)-ième nombre harmonique.

On écrit :

\[ f(x)=\ln x\cdot x^{-1}. \]

Pour \(j\ge1\) :

\[ (\ln x)^{(j)}=\frac{(-1)^{j-1}(j-1)!}{x^j}, \]

et pour \(r\ge0\) :

\[ (x^{-1})^{(r)}=\frac{(-1)^r r!}{x^{r+1}}. \]

La formule de Leibniz donne alors :

\[ f^{(n)}(x) = \frac{(-1)^n n!}{x^{n+1}}\ln x + \frac{(-1)^{n-1}n!}{x^{n+1}} \sum_{j=1}^{n}\frac{1}{j}. \]

Donc :

\[ f^{(n)}(x) = \frac{(-1)^n n!}{x^{n+1}} \left(\ln x-H_n\right). \]
Réponse finale : \(\displaystyle f^{(n)}(x)=\frac{(-1)^n n!}{x^{n+1}}\left(\ln x-\sum_{j=1}^{n}\frac{1}{j}\right)\).

Question 8 — Équation fonctionnelle

Énoncé

Trouver l’ensemble \(Q_8\) de toutes les fonctions dérivables :

\[ f:\mathbb R\longrightarrow\mathbb R \]

telles que :

\[ \forall(x,y)\in\mathbb R^2,\qquad f(x+y)=f(x)f(y). \]
Méthode

Commencer par déterminer \(f(0)\), puis dériver l’égalité fonctionnelle.

1. Valeur de \(f(0)\)

En prenant \(x=y=0\) :

\[ f(0)=f(0)^2. \]

Donc \(f(0)=0\) ou \(f(0)=1\).

Si \(f(0)=0\), alors pour tout \(x\) :

\[ f(x)=f(x+0)=f(x)f(0)=0. \]

On obtient la solution nulle.

2. Cas \(f(0)=1\)

Pour tout \(x\), \(f(x)f(-x)=f(0)=1\), donc \(f(x)\ne0\).

On dérive l’égalité \(f(x+y)=f(x)f(y)\) par rapport à \(y\), puis on prend \(y=0\) :

\[ f'(x)=f(x)f'(0). \]

Posons \(c=f'(0)\). Alors \(f'=cf\). La fonction \(g(x)=f(x)e^{-cx}\) vérifie \(g'(x)=0\), donc \(g\) est constante. Comme \(g(0)=1\), on a :

\[ f(x)=e^{cx}. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_8=\{f\equiv0\}\cup\{x\mapsto e^{cx}\mid c\in\mathbb R\}\).

Question 9 — Limite et dérivabilité en zéro

Énoncé

Soit \(f\) une fonction dérivable en \(0\) telle que \(f(0)=0\).

Pour \(k\in\mathbb N^\ast\), trouver :

\[ Q_9= \lim_{x\to0} \frac{1}{x} \left( f(x)+f\left(\frac{x}{2}\right)+f\left(\frac{x}{3}\right)+\cdots+f\left(\frac{x}{k}\right) \right). \]
Définition utilisée

Comme \(f\) est dérivable en \(0\) et \(f(0)=0\),

\[ \lim_{t\to0}\frac{f(t)}{t}=f'(0). \]

Pour chaque \(j\in\{1,\ldots,k\}\) :

\[ \frac{f\left(\frac{x}{j}\right)}{x} = \frac{1}{j} \frac{f\left(\frac{x}{j}\right)}{\frac{x}{j}}. \]

Lorsque \(x\to0\), on a \(\frac{x}{j}\to0\), donc :

\[ \frac{f\left(\frac{x}{j}\right)}{x} \longrightarrow \frac{f'(0)}{j}. \]

La somme contient un nombre fixé de termes :

\[ Q_9 = f'(0)\sum_{j=1}^{k}\frac{1}{j}. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_9=f'(0)\left(1+\frac{1}{2}+\cdots+\frac{1}{k}\right)\).

Question 10 — Équation différentielle

Énoncé

Soit \(y:x\longmapsto y(x)\) la solution de l’équation différentielle :

\[ y'\tan x=y\ln y, \qquad y(0)=\pi. \]

Calculer :

\[ Q_{10}= \lim_{x\to\frac{\pi}{2}}y(x). \]
Remarque sur l’énoncé original : la condition \(y(0)=\pi\) est incompatible avec l’équation différentielle au point \(x=0\). Cette formulation est reproduite telle qu’elle figure sur le sujet.
1. Vérification directe au point \(0\)

Si l’équation est supposée valable en \(0\), alors :

\[ y'(0)\tan0=y(0)\ln y(0). \]

Le membre de gauche vaut \(0\), tandis que le membre de droite vaut :

\[ \pi\ln\pi\ne0. \]

Il n’existe donc aucune solution dérivable satisfaisant simultanément l’équation et la condition initiale.

2. Même conclusion si l’équation est imposée seulement pour \(x>0\)

Près de \(0\), la condition \(y(0)=\pi\) impose \(y(x)>0\). Posons \(u(x)=\ln y(x)\). Alors :

\[ u'(x)\tan x=u(x), \qquad\text{donc}\qquad \frac{u'(x)}{u(x)}=\cot x. \]

Sur un intervalle où \(u\ne0\), l’intégration donne :

\[ u(x)=C\sin x, \]

où \(C\) est une constante réelle.

Ainsi \(u(x)\to0\) et \(y(x)=e^{u(x)}\to1\) lorsque \(x\to0^+\), ce qui contredit \(y(0)=\pi\).

Réponse finale : aucune solution ne satisfait les données ; par conséquent \(Q_{10}\) n’est pas définie.

Question 11 — Limite trigonométrique et exponentielle

Énoncé

Évaluer la limite :

\[ Q_{11}= \lim_{x\to+\infty} \left[ \frac{\pi}{2} - \left( \tan\left(\frac{\pi x}{2x+1}\right) \right)^{\frac{1}{x}} \right]. \]
Méthode d’encadrement

On transforme l’angle puis on encadre le logarithme, sans développement limité ni règle de l’Hôpital.

Posons :

\[ \theta_x=\frac{\pi}{4x+2}. \]

Alors :

\[ \frac{\pi x}{2x+1}=\frac{\pi}{2}-\theta_x, \qquad \tan\left(\frac{\pi x}{2x+1}\right)=\cot\theta_x. \]

Pour \(x\) assez grand, \(0<\theta_x<\frac{\pi}{4}\). Comme \(\tan t\ge t\) pour \(t\ge0\), on a :

\[ 1<\cot\theta_x\le\frac{1}{\theta_x}=\frac{4x+2}{\pi}. \]

Donc :

\[ 0\le \frac{1}{x}\ln(\cot\theta_x) \le \frac{1}{x}\ln\left(\frac{4x+2}{\pi}\right). \]

La borne de droite tend vers \(0\). Par encadrement :

\[ \frac{1}{x}\ln(\cot\theta_x)\longrightarrow0. \]

Ainsi :

\[ \left(\cot\theta_x\right)^{1/x} = \exp\left(\frac{1}{x}\ln(\cot\theta_x)\right) \longrightarrow1. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_{11}=\frac{\pi}{2}-1\).

Question 12 — Dérivée d’une fonction réciproque

Énoncé

Soit \(a<1\) et soit \(h\) une fonction définie sur \(]1,+\infty[\) par :

\[ h(x)=\log_a x-\log_x a. \]

Calculer :

\[ Q_{12}=(h^{-1})'(0). \]
Propriété utilisée

Si \(h(x_0)=y_0\) et \(h'(x_0)\ne0\), alors :

\[ (h^{-1})'(y_0)=\frac{1}{h'(x_0)}. \]

Pour que \(\log_a x\) soit définie, il faut \(a>0\) et \(a\ne1\). Comme l’énoncé donne \(a<1\), on a donc :

\[ 0< a<1. \]

Posons :

\[ L=\ln a<0, \qquad t=\ln x>0. \]

Alors :

\[ h(x)=\frac{\ln x}{\ln a}-\frac{\ln a}{\ln x} =\frac{t}{L}-\frac{L}{t}. \] 1. Justifier l’existence de \(h^{-1}\)

Pour \(x>1\) :

\[ h'(x) = \frac{1}{xL} + \frac{L}{x(\ln x)^2}. \]

Les deux termes sont strictement négatifs puisque \(L<0\). Ainsi \(h\) est strictement décroissante sur \(]1,+\infty[\).

De plus :

\[ \lim_{x\to1^+}h(x)=+\infty \qquad\text{et}\qquad \lim_{x\to+\infty}h(x)=-\infty. \]

La fonction \(h\), continue et strictement décroissante, réalise donc une bijection de \(]1,+\infty[\) sur \(\mathbb R\). Sa fonction réciproque \(h^{-1}\) existe. Le nombre \(h^{-1}(0)\) est l’unique antécédent de \(0\) par \(h\).

2. Déterminer \(h^{-1}(0)\) \[ h(x)=0 \iff \frac{t}{L}=\frac{L}{t} \iff t^2=L^2. \]

Comme \(t>0\) et \(L<0\), on a \(t=-L\). Ainsi :

\[ x_0=e^{-L}=\frac{1}{a}. \] 3. Calculer \(h'(x_0)\) \[ h'(x) = \frac{1}{xL} + \frac{L}{x(\ln x)^2}. \]

Pour \(x_0=\frac{1}{a}\), on a \(\ln x_0=-L\), donc :

\[ h'(x_0) = \frac{1}{x_0L}+\frac{1}{x_0L} = \frac{2a}{\ln a}. \]

Cette dérivée est non nulle. Par la formule de la dérivée de la réciproque :

\[ (h^{-1})'(0)=\frac{\ln a}{2a}. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_{12}=\frac{\ln a}{2a}\).

Question 13 — Équation logarithmique et trigonométrique

Énoncé

Trouver \(Q_{13}\), l’ensemble des solutions de l’équation :

\[ \ln|\sin x|+\ln|\tan x|=\ln|\cos x|. \]
Conditions de définition

Il faut \(\sin x\ne0\), \(\cos x\ne0\) et \(\tan x\ne0\).

Sur le domaine de l’équation :

\[ \ln|\sin x|+\ln|\tan x| = \ln\left(|\sin x|\,|\tan x|\right). \]

La fonction logarithme népérien étant injective sur \(\mathbb R_+^\ast\), l’équation équivaut à :

\[ |\sin x|\,|\tan x|=|\cos x|. \]

Or \(\displaystyle |\tan x|=\frac{|\sin x|}{|\cos x|}\), donc :

\[ \frac{\sin^2x}{|\cos x|}=|\cos x| \iff \sin^2x=\cos^2x. \]

Ainsi :

\[ \cos(2x)=0 \iff 2x=\frac{\pi}{2}+k\pi. \]

Les solutions obtenues respectent les conditions de définition.

Réponse finale : \(\displaystyle Q_{13}=\left\{\frac{\pi}{4}+\frac{k\pi}{2}\mid k\in\mathbb Z\right\}\).

Question 14 — Limite d’une intégrale

Énoncé

Calculer :

\[ Q_{14}= \lim_{x\to\pi} \int_{\frac{\pi}{2}}^{x} \frac{1}{1+\sin t-\cos t}\,dt. \]
Méthode

L’intégrande est continue sur \(\left[\frac{\pi}{2},\pi\right]\). La limite est donc l’intégrale jusqu’à \(\pi\), que l’on calcule par le changement de variable \(u=\tan\left(\frac{t}{2}\right)\).

\[ Q_{14} = \int_{\frac{\pi}{2}}^{\pi} \frac{dt}{1+\sin t-\cos t}. \]

Posons :

\[ u=\tan\left(\frac{t}{2}\right). \]

Alors :

\[ \sin t=\frac{2u}{1+u^2}, \qquad \cos t=\frac{1-u^2}{1+u^2}, \qquad dt=\frac{2\,du}{1+u^2}. \]

Le dénominateur devient :

\[ 1+\sin t-\cos t = \frac{2u(u+1)}{1+u^2}. \]

Lorsque \(t=\frac{\pi}{2}\), \(u=1\), et lorsque \(t\to\pi^-\), \(u\to+\infty\). Donc :

\[ Q_{14} = \int_1^{+\infty}\frac{du}{u(u+1)} = \int_1^{+\infty}\left(\frac{1}{u}-\frac{1}{u+1}\right)du. \] \[ Q_{14} = \left[\ln u-\ln(u+1)\right]_1^{+\infty} = \ln2. \]
Réponse finale : \(\displaystyle Q_{14}=\ln2\).

Question 15 — Divisibilité dans les entiers

Énoncé

Soit \(k\in\mathbb Z\setminus\{3\}\). On pose :

\[ A= \frac{(2k^2+5k-2)(4k^2+11k+4)}{k+3}. \]

Déterminer \(S\), l’ensemble des valeurs de \(k\) telles que :

\[ A\in\mathbb Z. \]
Remarque sur l’énoncé original : le sujet exclut \(k=3\), alors que le dénominateur \(k+3\) impose d’exclure \(k=-3\). La condition est reproduite telle qu’elle est imprimée.

Développons le numérateur :

\[ (2k^2+5k-2)(4k^2+11k+4) = 8k^4+42k^3+55k^2-2k-8. \]

La division euclidienne par \(k+3\) donne :

\[ 8k^4+42k^3+55k^2-2k-8 = (k+3)(8k^3+18k^2+k-5)+7. \]

Ainsi, pour \(k\ne-3\) :

\[ A=8k^3+18k^2+k-5+\frac{7}{k+3}. \]

Le premier terme est entier pour tout \(k\in\mathbb Z\). Donc :

\[ A\in\mathbb Z \iff k+3\ \text{divise}\ 7. \]

Les diviseurs entiers de \(7\) sont \(-7,-1,1,7\). On obtient :

\[ k=-10,\,-4,\,-2,\,4. \]
Réponse finale : \(\displaystyle S=\{-10,-4,-2,4\}\).

Question 16 — Partie entière et limite

Énoncé

Calculer :

\[ Q_{16}= \lim_{n\to+\infty} \frac{1}{n} E\left( \frac{\ln n}{n-\ln n} \right). \]
Notation : \(E(t)\) désigne la partie entière du réel \(t\), c’est-à-dire l’unique entier vérifiant \(E(t)\le t<E(t)+1\).
Idée utilisée

Montrer que l’expression située dans la partie entière appartient finalement à \([0,1[\).

Comme \(\displaystyle\frac{\ln n}{n}\to0\), on a, pour \(n\) assez grand :

\[ 0<\ln n<\frac{n}{2}. \]

Alors \(n-\ln n>0\) et :

\[ 0< \frac{\ln n}{n-\ln n} <1. \]

Par conséquent, pour tout \(n\) assez grand :

\[ E\left(\frac{\ln n}{n-\ln n}\right)=0. \]

La suite étudiée est donc finalement nulle.

Réponse finale : \(\displaystyle Q_{16}=0\).

Question 17 — Matrice non inversible

Énoncé

Pour quelles valeurs de \(m\) la matrice :

\[ \begin{pmatrix} 1-m & -3 & 4\\ 4 & -7-m & 8\\ 6 & -7 & 7-m \end{pmatrix} \]

n’est-elle pas inversible ?

A. \(-1\) et \(2\)
B. Uniquement \(-1\)
C. \(-1\) et \(-3\)
D. Aucune des trois réponses
Propriété utilisée

Une matrice carrée est non inversible si et seulement si son déterminant est nul.

Pour :

\[ M= \begin{pmatrix} 1-m & -3 & 4\\ 4 & -7-m & 8\\ 6 & -7 & 7-m \end{pmatrix}, \]

En développant le déterminant suivant la première ligne :

\[ \begin{aligned} \det(M) ={}&(1-m)\left[(-7-m)(7-m)+56\right]\\ &+3\left[4(7-m)-48\right]\\ &+4\left[-28+6(7+m)\right]. \end{aligned} \]

Après simplification :

\[ \det(M) = -m^3+m^2+5m+3 = -(m-3)(m+1)^2. \]

Ainsi :

\[ \det(M)=0 \iff m=3 \quad\text{ou}\quad m=-1. \]

Aucune des propositions A, B et C ne donne exactement ces deux valeurs.

Réponse finale : proposition D — aucune des trois premières réponses.

Question 18 — Étude locale d’une fonction

Énoncé

Soit \(f\) définie par \(f(0)=0\) et, pour \(x\ne0\) :

\[ f(x)=e^{x^2-x+\ln|x|}. \]

Alors :

A. \(C_f\) admet une tangente en \((0,0)\).
B. Sur \([0,1]\), \(C_f\) est au-dessus de la droite \(y=x\).
C. \(C_f\) admet au point \((1,1)\) une tangente de pente \(3\).
D. Aucune des trois réponses.

Pour \(x\ne0\) :

\[ f(x)=e^{x^2-x+\ln|x|} = |x|e^{x^2-x}. \] Proposition A

Les dérivées latérales en \(0\) valent :

\[ f'_d(0) = \lim_{x\to0^+}\frac{f(x)-f(0)}{x} = \lim_{x\to0^+}e^{x^2-x} =1, \] \[ f'_g(0) = \lim_{x\to0^-}\frac{f(x)-f(0)}{x} = \lim_{x\to0^-}(-e^{x^2-x}) =-1. \]

Elles sont différentes : \(f\) n’est pas dérivable en \(0\). La proposition A est fausse.

Proposition B

Sur \([0,1]\), \(f(x)=xe^{x^2-x}\). Or \(x^2-x\le0\), donc \(e^{x^2-x}\le1\), d’où :

\[ f(x)\le x. \]

La courbe est au-dessous de la droite \(y=x\). La proposition B est fausse.

Proposition C

Pour \(x>0\) :

\[ f'(x) = e^{x^2-x}\left[1+x(2x-1)\right]. \]

Donc :

\[ f'(1)=2\ne3. \]

La proposition C est fausse.

Réponse finale : proposition D — aucune des trois premières réponses.

Question 19 — Fonction dépendant d’un paramètre

Énoncé

Soit \(m\in\mathbb R^\ast\). Soit \(f_m\) définie par \(f_m(0)=m\) et, pour \(x\ne0\) :

\[ f_m(x)=\frac{m}{x^2}e^{\frac{1}{x}}+m. \]

Soit \(C_{f_m}\) sa courbe. Alors :

A. \(f_m\) n’est pas dérivable à gauche en \(0\).
B. \(C_{f_m}\) et \(C_{f_{-m}}\) sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées.
C. Pour \(m>0\), \(\displaystyle\max_{]-\infty,0]}f_m=m\left(\frac{2}{\sqrt2}+1\right)\).
D. Aucune des trois réponses.

Pour \(x\ne0\) :

\[ f_m(x)=m\frac{e^{1/x}}{x^2}+m. \] Proposition A

Lorsque \(x\to0^-\), posons \(t=-\frac{1}{x}\to+\infty\). Alors :

\[ \frac{f_m(x)-f_m(0)}{x} = m\frac{e^{1/x}}{x^3} = -mt^3e^{-t}\longrightarrow0. \]

La dérivée à gauche existe et vaut \(0\). La proposition A est fausse.

Proposition B \[ f_{-m}(x)=-f_m(x). \]

Les deux courbes sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses, et non par rapport à l’axe des ordonnées. La proposition B est fausse.

Proposition C

Pour \(x<0\), posons encore \(t=-\frac{1}{x}>0\). Alors :

\[ f_m(x)=m\left(t^2e^{-t}+1\right). \]

La fonction \(\varphi(t)=t^2e^{-t}\) vérifie :

\[ \varphi'(t)=te^{-t}(2-t). \]

Son maximum sur \(\mathbb R_+^\ast\) est atteint en \(t=2\) et vaut :

\[ \varphi(2)=\frac{4}{e^2}. \]

Donc, pour \(m>0\) :

\[ \max_{]-\infty,0]}f_m = m\left(1+\frac{4}{e^2}\right), \]

ce qui est différent de la valeur proposée. La proposition C est fausse.

Réponse finale : proposition D — aucune des trois premières réponses.

Question 20 — Probabilité de former le mot SMARA

Énoncé

Dans une boîte se trouvent \(14\) jetons portant chacun une lettre du nom « SAHARA MAROCAIN ».

Soit l’expérience : « tirer simultanément \(5\) jetons ». On répète cette expérience \(3\) fois en remettant à chaque tirage les \(5\) lettres tirées dans la boîte. On suppose que tous les tirages sont équiprobables.

Soit \(Y\) le nombre de fois où l’on forme le nom « SMARA » avec les \(5\) lettres tirées. Quelle est la probabilité pour que \(Y=3\) ?

A. \(\displaystyle\frac{1000}{(1001)^3}\)
B. \(\displaystyle\frac{1001}{(1001)^3}\)
C. \(\displaystyle\frac{1002}{(1001)^3}\)
D. \(\displaystyle\frac{1003}{(1001)^3}\)
Notation : \(\mathrm{C}_n^p\) désigne le nombre de choix de \(p\) objets parmi \(n\).

Dans « SAHARA MAROCAIN », on compte :

  • \(5\) lettres A ;
  • \(2\) lettres R ;
  • une lettre S et une lettre M.

Pour former « SMARA », il faut choisir S, M, deux A et un R. Le nombre de tirages favorables est :

\[ 1\times1\times\mathrm{C}_5^2\times\mathrm{C}_2^1 = 10\times2 = 20. \]

Le nombre total de tirages simultanés de \(5\) jetons parmi \(14\) est :

\[ \mathrm{C}_{14}^{5}=2002. \]

La probabilité de former « SMARA » lors d’une expérience est donc :

\[ p=\frac{20}{2002}=\frac{10}{1001}. \]

Les trois expériences sont indépendantes, car les jetons sont remis après chaque tirage. L’événement \(Y=3\) signifie trois réussites :

\[ P(Y=3)=p^3 = \left(\frac{10}{1001}\right)^3 = \frac{1000}{(1001)^3}. \]
Réponse finale : proposition A.

Question 21 — Probabilité et ellipse

Énoncé

Une boîte \(A\) contient \(3\) jetons numérotés \(1\), \(2\) et \(4\). Une boîte \(B\) contient \(6\) jetons numérotés \(0\), \(3\), \(3\), \(5\), \(5\) et \(5\).

On tire au hasard un jeton dans \(A\), on lit le nombre \(a\) porté sur le jeton, puis on remet ce jeton dans \(A\). On effectue la même opération pour \(B\), et l’on note \(b\) le numéro du jeton tiré de \(B\).

Au couple \((a,b)\), on associe le point \(M(a,b)\). Quelle est la probabilité pour que \(M(a,b)\) soit situé sur l’ellipse d’équation :

\[ \frac{x^2}{16}+\frac{y^2}{12}=1? \]
A. \(\displaystyle\frac{1}{6}\)
B. \(\displaystyle\frac{2}{6}\)
C. \(\displaystyle\frac{3}{6}\)
D. Aucune des trois réponses.

Les valeurs de \(a\) sont \(1\), \(2\) et \(4\), chacune avec la probabilité \(\frac{1}{3}\).

Dans la boîte \(B\) :

\[ P(b=0)=\frac{1}{6}, \qquad P(b=3)=\frac{2}{6}, \qquad P(b=5)=\frac{3}{6}. \]

On teste les couples possibles dans :

\[ \frac{a^2}{16}+\frac{b^2}{12}=1. \]
  • Pour \(a=1\), aucune valeur proposée de \(b\) ne convient.
  • Pour \(a=2\), il faut \(b^2=9\), donc \(b=3\).
  • Pour \(a=4\), il faut \(b=0\).

Ainsi :

\[ P(M\ \text{sur l’ellipse}) = P(a=2,b=3)+P(a=4,b=0). \] \[ P = \frac{1}{3}\cdot\frac{2}{6} + \frac{1}{3}\cdot\frac{1}{6} = \frac{1}{9}+\frac{1}{18} = \frac{1}{6}. \]
Réponse finale : proposition A — \(\displaystyle\frac{1}{6}\).

Question 22 — Intersection d’une sphère et d’un plan

Énoncé

Dans l’espace muni d’un repère orthonormé, on considère les deux points :

\[ A(1,1,1) \qquad\text{et}\qquad B\left(-\frac{1}{2},\frac{3}{2},0\right), \]

et les trois plans :

\[ (P):x+y+z-1=0, \qquad (Q):x-y+z+2=0, \]

et \((H)\), le plan passant par \(A\) et perpendiculaire à \((P)\) et à \((Q)\).

Soit \(S\) la sphère de centre \(B\) et passant par \(A\). Alors l’intersection de \(S\) et \((H)\) est :

A. Le cercle de centre \(\left(-\frac{1}{4},\frac{3}{2},\frac{1}{4}\right)\) et de rayon \(\sqrt{\frac{55}{8}}\).
B. Le plus grand cercle dans la sphère.
C. L’ensemble vide.
D. Aucune des trois réponses.
Méthode

Déterminer d’abord le plan \(H\), puis comparer la distance du centre de la sphère au plan avec le rayon de la sphère.

Les vecteurs normaux aux plans \(P\) et \(Q\) sont :

\[ \vec n_P=(1,1,1), \qquad \vec n_Q=(1,-1,1). \]

Si \(\vec n_H=(a,b,c)\) est normal à \(H\), les plans \(H\) et \(P\), puis \(H\) et \(Q\), étant perpendiculaires :

\[ a+b+c=0, \qquad a-b+c=0. \]

On obtient \(b=0\) et \(c=-a\). On choisit :

\[ \vec n_H=(1,0,-1). \]

Comme \(H\) passe par \(A(1,1,1)\), son équation est :

\[ H:\ x-z=0. \] Centre du cercle d’intersection

Lorsqu’un plan coupe une sphère suivant un cercle, le centre de ce cercle est le projeté orthogonal du centre de la sphère sur le plan. Ici, le centre recherché est donc le projeté orthogonal \(C\) de \(B\left(-\frac{1}{2},\frac{3}{2},0\right)\) sur \(H\). La droite orthogonale à \(H\) passant par \(B\) est :

\[ B+\lambda(1,0,-1). \]

La condition \(x=z\) donne \(\lambda=\frac{1}{4}\). Ainsi :

\[ C\left(-\frac{1}{4},\frac{3}{2},-\frac{1}{4}\right). \] Rayon du cercle

Le rayon \(R\) de la sphère vérifie :

\[ R^2=AB^2 = \left(\frac{3}{2}\right)^2 + \left(-\frac{1}{2}\right)^2 + 1^2 = \frac{7}{2}. \]

De plus :

\[ BC^2=\frac{1}{8}. \]

Dans le triangle rectangle formé par le centre \(B\), son projeté \(C\) et un point du cercle d’intersection, le théorème de Pythagore donne :

\[ r^2=R^2-BC^2 = \frac{7}{2}-\frac{1}{8} = \frac{27}{8}. \]

L’intersection est donc un cercle de centre \(C\left(-\frac{1}{4},\frac{3}{2},-\frac{1}{4}\right)\) et de rayon \(\sqrt{\frac{27}{8}}\). Elle ne correspond à aucune des propositions A, B ou C.

Réponse finale : proposition D — aucune des trois premières réponses.

Question 23 — Suite définie par une intégrale

Énoncé

Soit \(n\) un entier naturel non nul et \((I_n)_n\) la suite définie par :

\[ I_n=\int_1^0 x e^{-nx^2}\,dx. \]

Choisir la bonne réponse :

A. \(\displaystyle I_n=\frac{1}{2}\left(1-\frac{1}{e^n}\right)\left(1+\frac{1}{e^n}\right)\).
B. \((I_n)_n\) est minorée par \(-\dfrac{1}{2}\).
C. \((I_n)_n\) converge vers \(0\).
D. Aucune des trois réponses.
Remarque sur l’énoncé original : le barème annonce une seule réponse juste, mais les propositions B et C sont toutes les deux vraies.
\[ I_n=\int_1^0 xe^{-nx^2}\,dx. \]

Une primitive est :

\[ -\frac{1}{2n}e^{-nx^2}. \]

Donc :

\[ I_n = \left[-\frac{1}{2n}e^{-nx^2}\right]_1^0 = -\frac{1}{2n}+\frac{e^{-n}}{2n} = -\frac{1-e^{-n}}{2n}. \] Étude des propositions
  • La proposition A est fausse, car son expression est positive alors que \(I_n<0\).
  • Comme \(0<1-e^{-n}<1\), on a \(\displaystyle -\frac{1}{2n}< I_n<0\), donc \(I_n>-\frac{1}{2}\) : la proposition B est vraie.
  • Comme \(\displaystyle |I_n|\le\frac{1}{2n}\), on a \(I_n\to0\) : la proposition C est vraie.
Réponse finale : propositions B et C. Le QCM comporte ici deux réponses exactes.

Question 24 — Nombre de solutions d’une équation trigonométrique

Énoncé

Soit l’équation :

\[ (E):\quad \sin x=\cos(2x). \]

On cherche le nombre de solutions de \((E)\) appartenant à \([0,2\pi]\) :

A. Une solution.
B. Deux solutions.
C. Trois solutions.
D. Plus de quatre solutions.

On utilise :

\[ \cos(2x)=1-2\sin^2x. \]

L’équation devient :

\[ \sin x=1-2\sin^2x. \]

Posons \(s=\sin x\). Alors :

\[ 2s^2+s-1=0 \iff (2s-1)(s+1)=0. \]

Donc :

\[ \sin x=\frac{1}{2} \qquad\text{ou}\qquad \sin x=-1. \]

Dans \([0,2\pi]\) :

\[ \sin x=\frac{1}{2} \iff x=\frac{\pi}{6}\ \text{ou}\ x=\frac{5\pi}{6}, \] \[ \sin x=-1 \iff x=\frac{3\pi}{2}. \]

Il y a donc trois solutions.

Réponse finale : proposition C — trois solutions.

Question 25 — Dimension d’un espace vectoriel

Énoncé

Dans \(\mathbb R^4\) muni de sa base canonique \((\vec i,\vec j,\vec k,\vec l)\), on considère l’espace vectoriel \(F\) défini par :

\[ F= \left\{ \vec u(x,y,z,t)\ \middle|\ x+y+z+t=0 \right\}. \]

La dimension de \(F\), notée \(\dim(F)\), est :

A. \(1\)
B. \(2\)
C. \(3\)
D. \(4\)

L’équation de \(F\) est :

\[ x+y+z+t=0. \]

On peut écrire :

\[ x=-y-z-t. \]

Ainsi, tout vecteur de \(F\) s’écrit :

\[ (x,y,z,t) = y(-1,1,0,0) + z(-1,0,1,0) + t(-1,0,0,1). \]

Les trois vecteurs :

\[ v_1=(-1,1,0,0), \qquad v_2=(-1,0,1,0), \qquad v_3=(-1,0,0,1) \]

sont linéairement indépendants. En effet, si :

\[ \alpha v_1+\beta v_2+\gamma v_3=\vec0, \]

la deuxième coordonnée donne \(\alpha=0\), la troisième donne \(\beta=0\), puis la quatrième donne \(\gamma=0\). Ils forment donc une base de \(F\).

Réponse finale : proposition C — \(\dim(F)=3\).

Tableau récapitulatif des réponses

QuestionRéponse finale
Q1\(\frac{k(k+1)}{2}\)
Q2\(1\)
Q3\((x-1)^2+y^2=3,\ y\ne0\)
Q4Centre \(\frac{a}{3}\), rayon \(\frac{|a|}{3}\)
Q5\(\mathbb R\setminus\{6k+1,6k+5\}\)
Q6\(1\)
Q7\(\frac{(-1)^n n!}{x^{n+1}}(\ln x-H_n)\)
Q8\(f\equiv0\) ou \(f(x)=e^{cx}\)
Q9\(f'(0)\sum_{j=1}^{k}\frac{1}{j}\)
Q10Aucune solution ; limite non définie
Q11\(\frac{\pi}{2}-1\)
Q12\(\frac{\ln a}{2a}\)
Q13\(\frac{\pi}{4}+\frac{k\pi}{2}\)
Q14\(\ln2\)
Q15\(\{-10,-4,-2,4\}\)
Q16\(0\)
Q17D
Q18D
Q19D
Q20A
Q21A
Q22D
Q23B et C
Q24C
Q25C

Anomalies objectives du sujet

  • Q6 : la réponse attendue suppose que le polynôme \(P\) est non constant.
  • Q10 : l’équation différentielle est incompatible avec la condition \(y(0)=\pi\).
  • Q15 : le sujet exclut \(k=3\), alors que le dénominateur impose \(k\ne-3\).
  • Q23 : les propositions B et C sont toutes les deux vraies malgré l’annonce d’une seule réponse correcte.

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