Examen national 2026 — Session ordinaire : correction détaillée
2e Bac Sciences Mathématiques A/B · Option française · Mathématiques · 20 points
Cette correction de l’examen national unifié de mathématiques 2026, session ordinaire, s’adresse aux élèves de deuxième année du baccalauréat Sciences Mathématiques A et B. Les quatre exercices mobilisent le raisonnement en analyse, le calcul intégral, les suites numériques, la géométrie complexe, l’arithmétique, les probabilités et les structures algébriques. Chaque question est présentée avec son énoncé complet et son barème, puis une correction que vous pouvez ouvrir séparément. Avant les calculs, la méthode indique la notion à reconnaître et les conditions qui permettent d’utiliser le résultat du cours. Les démonstrations détaillent les transformations et conduisent à une conclusion identifiable. Pour progresser, cherchez d’abord la question sans consulter la solution, puis vérifiez chaque justification et les dépendances entre les questions.
Conseil de travail. Les 56 corrections sont fermées par défaut. Repérez d’abord la propriété du cours, vérifiez ses hypothèses, puis ouvrez la correction pour comparer votre démarche.
Énoncé national 2026 SM · PDF de la correction · Examens nationaux SM
Exercice 1 : 10 points · Exercice 2 : 3,5 points · Exercice 3 : 3 points · Exercice 4 : 3,5 points. Total : 20 points.
Exercice 1 — Analyse — exponentielle, intégrales, fonctions et suites
Repère de cours — Analyse et calcul intégral
Une fonction continue sur un intervalle peut être étudiée à l’aide des signes de sa dérivée. À une borne, continuité et dérivabilité sont contrôlées par des limites unilatérales. Pour encadrer une intégrale, on compare ses intégrandes sur un même segment orienté ; pour calculer une intégrale de produit, l’intégration par parties est pertinente. Le théorème des accroissements finis permet d’obtenir une majoration des écarts d’une suite définie par itération, après vérification des hypothèses.
Partie I
Question 1-a — 0.25 pt
Montrer que : \[ \forall x\in\mathbb R,\qquad 1+x\le e^x. \]
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Méthode. Pour établir une inégalité exponentielle valable sur ℝ, étudier la différence entre ses deux membres. Le signe de sa dérivée et sa valeur en 0 donnent un minimum global.
Résolution.
Interprétation. La méthode fournit aussi le cas d'égalité : la différence est nulle lorsque x=0.
Question 1-b — 0.25 pt
En déduire que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad \frac{x^2}{2}+1+x\le e^x. \]
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Méthode. Sur [0,x] avec x positif, l'inégalité précédente reste vraie en remplaçant x par t. Intégrer membre à membre, en respectant l'ordre des bornes.
Résolution.
Interprétation. L'intégration sert ici à renforcer une inégalité ponctuelle en faisant apparaître le terme quadratique.
Question 2-a — 0.25 pt
Montrer que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad I(x)\le \frac{x^2}{2}. \]
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Méthode. Pour majorer une intégrale positive, encadrer d'abord son intégrande. Sur [0,x], e⁻ᵗ est compris entre 0 et 1 ; la multiplication par t≥0 conserve l'ordre.
Résolution.
Question 2-b — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad I(x)=-xe^{-x}-e^{-x}+1. \]
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Méthode. Reconnaître une intégrale d'un produit t·e⁻ᵗ. L'intégration par parties s'applique sur [0,x] à deux fonctions de classe C¹.
Résolution.
Question 3-a — 0.5 pt
En utilisant les résultats des questions \(1\)-b) et \(2\)-b) de la partie I, montrer que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad \frac12\le g(x)\le \frac{e^x}{2}. \]
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Méthode. Réutiliser la minoration de la question 1-b et l'expression obtenue pour I(x). Diviser uniquement par x² strictement positif pour construire un double encadrement.
Résolution.
Question 3-b — 0.25 pt
En déduire que : \[ \lim_{x\to0^+}g(x)=\frac12. \]
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Méthode. La limite de g à droite en 0 se déduit directement des deux bornes établies. Vérifier que celles-ci ont la même limite.
Résolution.
Interprétation. La limite découle de l'encadrement, sans formule de développement limité.
Partie II
Soit \(f\) la fonction numérique de la variable réelle \(x\), définie sur \([0,+\infty[\) par : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad f(x)=\frac{x}{e^x-e^{-x}}, \qquad f(0)=\frac12. \] Soit \((C)\) la courbe représentative de la fonction \(f\) dans un repère orthonormé \((O,\vec i,\vec j)\).
Question 1 — 0.5 pt
Calculer : \[ \lim_{x\to+\infty}f(x), \] puis interpréter graphiquement le résultat obtenu.
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Méthode. Pour x>0, mettre eˣ en facteur au dénominateur, puis utiliser les limites usuelles de x/eˣ et de e⁻²ˣ. La limite nulle caractérise une asymptote horizontale.
Résolution.
Question 2 — 0.25 pt
Montrer que \(f\) est continue à droite en \(0\).
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Méthode. La continuité à droite impose de retrouver f(0) par une limite. Réécrire le quotient pour faire apparaître la limite usuelle (eˣ−1)/x.
Résolution.
Interprétation. La limite à droite rejoint exactement la valeur choisie au point 0.
Question 3-a — 0.25 pt
Montrer que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad \frac{f(x)-f(0)}{x} = -e^{-x}f(x)\left(\frac{e^{2x}-2xe^x-1}{2x^2}\right). \]
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Méthode. Calculer le taux d'accroissement de f en 0 à partir de sa définition, puis mettre les deux expressions au même dénominateur. Vérifier l'identité pour x>0.
Résolution.
Question 3-b — 0.25 pt
Montrer que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad \frac{e^{2x}-2xe^x-1}{2x^2} = 2g(2x)-\frac{e^x-1}{x}. \]
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Méthode. Développer g(2x) en utilisant sa définition, puis réduire au même dénominateur. Cette identité prépare le calcul de la dérivée à droite.
Résolution.
Question 3-c — 0.25 pt
En déduire que \(f\) est dérivable à droite en \(0\) et que : \[ f'_d(0)=0. \]
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Méthode. Lier le taux d'accroissement à g(2x) grâce aux deux questions précédentes. Vérifier la limite de chaque facteur avant de conclure sur la dérivabilité à droite.
Résolution.
Interprétation. La demi-tangente au point d'abscisse 0 est horizontale, puisque la dérivée à droite vaut zéro.
Question 4-a — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad 0\le I(x)\le J(x). \]
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Méthode. Sur [0,x], comparer te⁻ᵗ et teᵗ puisque t≥0. L'intégration conserve les inégalités et fournit un encadrement de I par J.
Résolution.
Question 4-b — 0.25 pt
Montrer que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad J(x)=(x-1)e^x+1. \]
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Méthode. Choisir une intégration par parties de t·eᵗ, avec la primitive eᵗ. Évaluer les termes aux bornes 0 et x.
Résolution.
Question 4-c — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad f'(x)=\frac{I(x)-J(x)}{(e^x-e^{-x})^2}. \]
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Méthode. Dériver f par la règle du quotient pour x>0. Identifier ensuite le numérateur obtenu à I(x)−J(x) à l'aide de leurs expressions explicites.
Résolution.
Question 4-d — 0.25 pt
En déduire le sens de variation de la fonction \(f\) sur \([0,+\infty[\).
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Méthode. Le dénominateur de f' est positif sur ]0,+∞[. La comparaison stricte des intégrandes de I et J pour t>0 donne le signe de I−J et donc les variations.
Résolution.
Interprétation. La fonction décroît dès l'origine et reste positive ; ces deux propriétés seront utilisées ensuite.
Question 5 — 0.25 pt
Montrer que la fonction \(f\) réalise une bijection de \([0,+\infty[\) vers un intervalle à déterminer. On note \(f^{-1}\) la bijection réciproque de la fonction \(f\).
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Méthode. Pour montrer que f est bijective, réunir continuité, stricte monotonie et valeurs aux extrémités. Déterminer son image en tenant compte du fait que la limite 0 n'est pas atteinte.
Résolution.
Interprétation. La stricte décroissance garantit qu'une même valeur de l'image ne possède qu'un seul antécédent.
Question 6-a — 0.5 pt
Montrer que l'équation \[ f(x)=x \] admet une unique solution \(\alpha\), à déterminer dans \([0,+\infty[\).
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Méthode. Isoler d'abord le cas x=0, qui ne convient pas. Pour x>0, diviser par x puis poser X=eˣ>0 afin de résoudre une équation du second degré.
Résolution.
Question 6-b — 0.5 pt
Représenter graphiquement la courbe \((C)\) et la courbe \((C')\) de la fonction \(f^{-1}\) dans le repère orthonormé \((O,\vec i,\vec j)\). On prendra : \[ \|\vec i\|=\|\vec j\|=2\,\mathrm{cm}. \] On admet que le point \(P(x_0,f(x_0))\) est un point d'inflexion pour la courbe \((C)\), avec : \[ x_0\simeq1,6 \qquad\text{et}\qquad f(x_0)\simeq0,3. \]
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Méthode. Utiliser les variations, le point initial et l'asymptote pour tracer C. La courbe de f⁻¹ est l'image de C par la symétrie d'axe y=x : inverser les coordonnées des points.
Résolution.
Interprétation. Le point d'intersection avec y=x reste inchangé par la symétrie donnant la courbe réciproque.
Question 7-a — 0.25 pt
Montrer que : \[ (\forall n\in\mathbb N),\qquad 0\le u_n\le \frac12. \]
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Méthode. On étudie la stabilité de [0,1/2] sous f. Initialiser au rang 0, puis exploiter la positivité et la décroissance de f pour réaliser la récurrence.
Résolution.
Question 7-b — 0.5 pt
Montrer que : \[ (\forall n\in\mathbb N),\qquad |u_{n+1}-\alpha|\le \frac12 |u_n-\alpha|. \] On admet que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad -\frac12\lt f'(x)\lt 0. \]
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Méthode. Appliquer le théorème des accroissements finis à f entre uₙ et son point fixe α. L'intervalle est inclus dans [0,1/2], et l'estimation donnée de f' contrôle l'écart après itération.
Résolution.
Question 7-c — 0.5 pt
Montrer par récurrence que : \[ (\forall n\in\mathbb N),\qquad |u_n-\alpha|\le \left(\frac12\right)^n. \]
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Méthode. Pour une majoration géométrique, établir d'abord l'initialisation, puis utiliser l'inégalité de contraction précédente dans l'hérédité de la récurrence.
Résolution.
Question 7-d — 0.25 pt
En déduire que la suite \((u_n)_{n\in\mathbb N}\) converge vers \(\alpha\).
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Méthode. Une valeur absolue non négative, majorée par une suite géométrique de raison 1/2, tend vers zéro par encadrement. Interpréter cette limite en termes de convergence.
Résolution.
Interprétation. L'estimation géométrique quantifie aussi la vitesse de rapprochement de uₙ vers α.
Partie III
On considère la fonction \(F\), définie sur \([0,+\infty[\) par : \[ F(x)=\int_x^{2x}f(t)\,dt. \]
Question 1-a — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall x\in[0,+\infty[,\qquad 0\le F(x)\le xf(x). \]
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Méthode. Sur [x,2x], la fonction f est positive et décroissante pour x≥0. En intégrant 0≤f(t)≤f(x), on obtient l'encadrement de F.
Résolution.
Question 1-b — 0.25 pt
En déduire : \[ \lim_{x\to+\infty}F(x). \]
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Méthode. Appliquer l'encadrement précédent. Montrer que x·f(x) tend vers zéro en factorisant eˣ ; le théorème d'encadrement donne la limite de F.
Résolution.
Question 1-c — 0.25 pt
Interpréter graphiquement le résultat obtenu.
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Méthode. Traduire la limite finie de F en +∞ dans le langage géométrique des asymptotes horizontales.
Résolution.
Interprétation. La courbe de F se rapproche de l'axe horizontal lorsque x devient grand.
Question 2-a — 0.25 pt
Montrer que \(F\) est dérivable sur \(]0,+\infty[\).
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Méthode. La continuité de f et la dérivabilité des fonctions bornes x et 2x sont les hypothèses du théorème de dérivation d'une intégrale à bornes variables.
Résolution.
Question 2-b — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall x\in]0,+\infty[,\qquad F'(x)=\frac{-f(x)}{e^{2x}+1}\left(e^{2x}-4e^x+1\right). \]
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Méthode. Dériver F(x)=∫ₓ²ˣ f(t)dt, puis transformer 2f(2x)−f(x) en factorisant f(x). Le signe de la dérivée devient alors facile à étudier.
Résolution.
Question 2-c — 0.5 pt
Montrer que : \[ F\left(\ln(2+\sqrt3)\right) \] est un extremum de la fonction \(F\) sur \([0,+\infty[\).
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Méthode. Pour identifier l'extremum, étudier le signe de e²ˣ−4eˣ+1 en posant X=eˣ>1. Le signe de F' est opposé à celui du trinôme car f(x)>0.
Résolution.
Interprétation. La dérivée change de signe de positif à négatif : l'extremum est donc un maximum.
Exercice 2 — Nombres complexes et géométrie
Repère de cours — Nombres complexes et géométrie
Les écritures algébrique et exponentielle d’un complexe permettent de calculer les modules, les arguments et les transformations du plan. Le quotient de deux affixes de vecteurs est réel pour des directions colinéaires et imaginaire pur pour des directions perpendiculaires, à condition que le dénominateur soit non nul. Une rotation de centre O et d’angle π/2 correspond à la multiplication par i.
Soit le nombre complexe : \[ m=\sqrt2e^{i\theta} \qquad\text{où}\qquad \theta\in\mathbb R-\{k\pi\mid k\in\mathbb Z\}. \]
Partie I
On considère, dans l'ensemble des nombres complexes \(\mathbb C\), l'équation \((E_m)\) d'inconnue \(z\) : \[ (E_m):\qquad \overline m z^2-2z+m=0. \]
Question 1 — 0.25 pt
Étant donné que le nombre complexe : \[ z_1=\frac{m(1-i)}2 \] est une solution de l'équation \((E_m)\), déduire que sa deuxième solution est : \[ z_2=\frac{m(1+i)}2. \]
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Méthode. Dans une équation du second degré à coefficient dominant non nul, le produit des racines vaut c/a. Il suffit d'en déduire la racine manquante et de rationaliser.
Résolution.
Interprétation. Le produit des racines permet de trouver z₂ sans résoudre à nouveau tout le polynôme.
Question 2 — 0.25 pt
Écrire \(z_1\) sous forme exponentielle.
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Méthode. Combiner la forme exponentielle de m et celle de 1−i. Les modules se multiplient et les arguments s'additionnent.
Résolution.
Partie II
Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct \((O,\vec u,\vec v)\), on considère les points \(A,B,M,M_1\) et \(M_2\), d'affixes respectives : \[ a=1,\qquad b=-1,\qquad m,\qquad z_1,\qquad z_2. \] Soit \(R\) la rotation de centre \(O\) et d'angle \(\dfrac{\pi}{2}\).
Question 1 — 0.25 pt
Montrer que : \[ R(M_1)=M_2. \]
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Méthode. Une rotation de centre O et d'angle π/2 multiplie les affixes par i. Comparer l'affixe obtenue avec celle de M₂.
Résolution.
Question 2-a — 0.5 pt
Montrer que : \[ (MM_1)\perp(OM_1) \qquad\text{et}\qquad (MM_2)\perp(OM_2). \]
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Méthode. Utiliser z₁+z₂=m pour exprimer les affixes des vecteurs. Un quotient d'affixes imaginaire pur non nul traduit la perpendicularité.
Résolution.
Question 2-b — 0.25 pt
Vérifier que : \[ OM_1=OM_2=1. \]
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Méthode. La distance à l'origine est le module de l'affixe. Les expressions exponentielles de z₁ et z₂ donnent directement le module 1.
Résolution.
Question 2-c — 0.25 pt
Déterminer la nature du quadrilatère \(OM_1MM_2\).
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Méthode. Montrer que les côtés opposés définissent les mêmes vecteurs : on obtient un parallélogramme. Ajouter perpendicularité et égalité de deux côtés consécutifs.
Résolution.
Interprétation. Le quadrilatère possède à la fois la propriété d'un rectangle et celle d'un losange : c'est un carré.
Question 3-a — 0.5 pt
Montrer que : \[ \operatorname{Re}(m-\overline h)=0 \qquad\text{et}\qquad \operatorname{Re}(1-h\overline m)=0. \]
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Méthode. Calculer séparément les parties réelles de m, h et h·conj(m). L'hypothèse sin θ≠0 garantit que les quotients intervenant dans h sont définis.
Résolution.
Question 3-b — 0.25 pt
Montrer que : \[ \operatorname{Re}\left(\frac{a-h}{m+1}\right)=0. \]
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Méthode. Rationaliser par multiplication par le conjugué de m+1, dont le module n'est pas nul. Réutiliser ensuite les deux parties réelles nulles de la question précédente.
Résolution.
Question 3-c — 0.5 pt
En déduire que : \[ (MH)\perp(AB) \qquad\text{et}\qquad (AH)\perp(MB). \]
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Méthode. Identifier les affixes des vecteurs de chaque droite. Une différence ou un quotient de partie réelle nulle fournit le critère de perpendicularité.
Résolution.
Interprétation. Les deux droites obtenues sont deux hauteurs du triangle géométrique étudié.
Question 4-a — 0.25 pt
Montrer que : \[ \frac{h-z_1}{z_2-z_1} = \frac12\left(1-\operatorname{cotan}(\theta)\right). \]
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Méthode. Écrire z₂−z₁ et simplifier le quotient. Exprimer eⁱᶿ/sin θ sous la forme cotan θ+i en utilisant sin θ≠0.
Résolution.
Question 4-b — 0.25 pt
En déduire que les points \(H,M_1\) et \(M_2\) sont alignés.
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Méthode. Un quotient (h−z₁)/(z₂−z₁) réel caractérise la colinéarité des deux vecteurs correspondants, car z₂≠z₁.
Résolution.
Interprétation. Le caractère réel du quotient conclut directement à l'alignement demandé.
Exercice 3 — Arithmétique et probabilités
Repère de cours — Arithmétique et probabilités
Le théorème de Bézout et le lemme de Gauss sont utilisés dans les équations diophantiennes. Dans les congruences modulo un nombre premier, le petit théorème de Fermat réduit les exposants lorsqu’il y a coprimalité. En probabilités, un dénombrement nécessite d’identifier un univers équiprobable ; avec remise, la probabilité d’au moins un succès se calcule facilement par l’événement contraire.
Partie I
A. On considère, dans \(\mathbb Z^2\), l'équation suivante : \[ (F):\qquad 5u-9v=1. \]
Question 1 — 0.25 pt
Donner une solution particulière \((u_0,v_0)\in\mathbb N^2\) de \((F)\).
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Méthode. Chercher deux entiers naturels u et v tels que 5u−9v=1. Une substitution directe suffit pour trouver une solution particulière.
Résolution.
Question 2 — 0.25 pt
Déterminer l'ensemble des solutions de l'équation \((F)\).
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Méthode. Soustraire la solution particulière à une solution générale. Utiliser la coprimalité de 5 et 9 et le lemme de Gauss, puis vérifier la réciproque.
Résolution.
Interprétation. La paramétrisation décrit toutes les solutions entières, et pas seulement un couple particulier.
Question 3 — 0.25 pt
Vérifier que : \[ 5^{u_0}\equiv 6\ [19]. \]
Afficher la correction
Méthode. Remplacer u₀ par sa valeur connue puis effectuer une division euclidienne modulo 19.
Résolution.
B. On considère dans \(\mathbb Z^*\) l'équation suivante : \[ (E):\qquad x^{2026}\equiv 5\ [19]. \] Soit \(x\) une solution de l'équation \((E)\).
Question 1-a — 0.5 pt
Montrer que \(x\) et \(19\) sont premiers entre eux et que : \[ x^{18}\equiv1\ [19]. \]
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Méthode. La congruence imposée exclut les multiples de 19. Le petit théorème de Fermat s'applique alors car 19 est premier et x est premier avec 19.
Résolution.
Question 1-b — 0.25 pt
Montrer que : \[ x^{10}\equiv5\ [19]. \]
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Méthode. Décomposer 2026 en un multiple de 18 plus un reste. Exploiter la congruence x¹⁸≡1 modulo 19.
Résolution.
Question 1-c — 0.25 pt
En déduire que : \[ x^2\equiv6\ [19]. \] On pourra utiliser les résultats de la partie A.
Afficher la correction
Méthode. Élever la congruence précédente à la puissance u₀=2, puis réduire l'exposant grâce à x¹⁸≡1. On obtient une congruence quadratique.
Résolution.
Question 1-d — 0.25 pt
Montrer que : \[ x\equiv5\ [19] \qquad\text{ou}\qquad x\equiv-5\ [19]. \]
Afficher la correction
Méthode. Écrire x²−25 comme produit (x−5)(x+5). Le caractère premier du module 19 permet d'appliquer le lemme d'Euclide.
Résolution.
Question 2 — 0.5 pt
Montrer que si : \[ x\equiv5\ [19] \qquad\text{ou}\qquad x\equiv-5\ [19], \] alors \(x\) est solution de l'équation \((E)\).
Afficher la correction
Méthode. Pour établir la réciproque, élever ±5 à la puissance paire 2026, réduire l'exposant modulo 18 et calculer la puissance restante modulo 19.
Résolution.
Interprétation. Les deux classes de congruence suffisent et sont aussi nécessaires pour résoudre l'équation.
Partie II
On considère une urne contenant \(100\) boules numérotées de \(1\) à \(100\), indiscernables au toucher. On tire une boule au hasard de cette urne. On considère l'événement : \[ V:\ \text{« Le numéro de la boule tirée est solution de l'équation }(E)\text{ »}. \]
Question 1 — 0.25 pt
Montrer que la probabilité de l'événement \(V\) est : \[ p=0,11. \]
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Méthode. Compter dans {1,…,100} les entiers congrus à 5 ou à −5 modulo 19. Ces deux classes disjointes définissent les cas favorables dans une situation équiprobable.
Résolution.
Interprétation. Sur 100 numéros équiprobables, les 11 numéros admissibles donnent une probabilité de 11/100.
Question 2 — 0.25 pt
Soit \(n\in\mathbb N^*\). On effectue \(n\) tirages successifs avec remise de la boule dans l'urne. Déterminer la valeur minimale de \(n\) pour que la probabilité de réalisation de l'événement \(V\) au moins une fois soit strictement supérieure à \(0,95\).
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Méthode. Avec remise, les tirages sont indépendants et la probabilité d'aucun succès vaut 0,89ⁿ. Résoudre 1−0,89ⁿ>0,95 en inversant le sens de l'inégalité après division par ln(0,89)<0.
Résolution.
Interprétation. Avec 25 tirages, le seuil n'est pas atteint ; 26 est le premier entier qui convient.
Exercice 4 — Structures algébriques et matrices
Repère de cours — Matrices et structures algébriques
Pour vérifier un homomorphisme, on contrôle la compatibilité avec les lois. Un groupe exige stabilité, associativité, élément neutre et symétrique pour chaque élément. Un corps commutatif possède deux lois compatibles, avec une multiplication distributive sur l’addition et des inverses pour les éléments non nuls. Les identités matricielles doivent être établies avant d’être réutilisées.
On rappelle que \((M_3(\mathbb R),+,\times)\) est un anneau unitaire et non commutatif, de zéro la matrice : \[ O= \begin{pmatrix} 0&0&0\\ 0&0&0\\ 0&0&0 \end{pmatrix} \] et d'unité la matrice : \[ I= \begin{pmatrix} 1&0&0\\ 0&1&0\\ 0&0&1 \end{pmatrix}. \]
On considère l'ensemble : \[ E=\left\{ M(x)= \begin{pmatrix} 1&0&0\\ x^2&1-x&x\\ x^2+2x&-x&x+1 \end{pmatrix} \ \middle|\ x\in\mathbb R \right\}. \]
Question 1 — 0.5 pt
Montrer que : \[ \forall(x,y)\in\mathbb R^2,\qquad M(x)\times M(y)=M(x+y). \]
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Méthode. Calculer le produit des deux matrices ligne par colonne. Regrouper les coefficients selon x+y et reconnaître la matrice M(x+y).
Résolution.
Interprétation. La relation matricielle transforme un produit en addition des paramètres : c'est la clé de la suite.
On considère l'application \(\varphi\) définie de \(\mathbb R\) vers \(M_3(\mathbb R)\) par : \[ \forall x\in\mathbb R,\qquad \varphi(x)=M(x). \]
Question 2-a — 0.5 pt
Montrer que \(\varphi\) est un homomorphisme de \((\mathbb R,+)\) vers \((M_3(\mathbb R),\times)\) et que : \[ \varphi(\mathbb R)=E. \]
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Méthode. Un homomorphisme doit conserver les lois : comparer φ(x+y) et φ(x)φ(y). Pour l'image, utiliser explicitement la définition de E.
Résolution.
Question 2-b — 0.25 pt
En déduire que \((E,\times)\) est un groupe commutatif.
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Méthode. L'image d'un groupe commutatif par un homomorphisme est un groupe commutatif pour sa loi image. On peut aussi vérifier directement la commutativité avec M(x+y)=M(y+x).
Résolution.
On munit \(E\) de la loi de composition interne \(T\) définie par : \[ \forall(x,y)\in\mathbb R^2,\qquad M(x)\,T\,M(y)=M(2xy). \]
Question 3-a — 0.75 pt
Montrer que \((E-\{I\},T)\) est un groupe commutatif.
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Méthode. Vérifier successivement la stabilité sur x≠0, l'associativité, le neutre M(1/2), les symétriques et la commutativité de la loi T définie par M(x)T M(y)=M(2xy).
Résolution.
Question 3-b — 0.5 pt
Montrer que \((E,\times,T)\) est un corps commutatif.
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Méthode. Pour reconnaître un corps commutatif, on combine les deux structures de groupe, puis il reste à démontrer la distributivité de T sur la multiplication matricielle.
Résolution.
Interprétation. La loi T joue le rôle de la multiplication et la loi matricielle × celui de l'addition dans le corps.
Soit \(x\in\mathbb R\). On pose : \[ (M(x))^n= \underbrace{M(x)\times M(x)\times\cdots\times M(x)}_{n\ \text{fois}}, \qquad n\in\mathbb N^*. \]
Question 4-a — 0.5 pt
Montrer que : \[ (\forall n\in\mathbb N^*),\qquad (M(x))^n=M(nx). \]
Afficher la correction
Méthode. Effectuer une récurrence sur n≥1. La relation M(nx)M(x)=M((n+1)x) fournit immédiatement l'hérédité.
Résolution.
Question 4-b — 0.5 pt
Résoudre dans \(E\) l'équation : \[ X^3-X^2= \begin{pmatrix} 0&0&0\\ 5&1&-1\\ 3&1&-1 \end{pmatrix}. \]
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Méthode. Écrire X=M(x), exprimer X³ et X² grâce à la question précédente, puis identifier les coefficients matriciels. Vérifier que le paramètre obtenu satisfait toutes les égalités.
Résolution.
Interprétation. L'identification matricielle donne une valeur unique du paramètre, et la substitution confirme son admissibilité.
À retenir
Une correction complète ne se limite pas à un calcul : on choisit le résultat du cours, on vérifie ses hypothèses, on justifie la transformation algébrique et on interprète la conclusion. Dans ce sujet, les exercices s’enchaînent autour de relations déjà établies : inégalités intégrales et variations, points fixes et convergence, quotients d’affixes et propriétés géométriques, congruences et probabilités, puis identités matricielles et structures algébriques.
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