Accéder au contenu principal

Correction du problème 2 — Logarithme népérien — Al Moufid

Correction du problème 2

Équation exponentielle, étude de fonction et suites

Examen National 2003 — Session normale

Présentation :
Ce problème étudie les solutions positives de l’équation \[ (E):\quad e^x=x^n, \qquad n\in\mathbb N^*, \] à l’aide de la fonction \[ f(0)=0, \qquad f(x)=\frac{x}{\ln x} \] définie sur \(D=[0,1[\cup]1,+\infty[\). La première partie est consacrée à l’étude complète de \(f\). La deuxième partie exploite les deux solutions \(a_n\) et \(b_n\) afin d’étudier leur comportement lorsque \(n\to+\infty\).
Niveau : 2e Bac Sciences Mathématiques
Chapitre : Logarithme népérien
Manuel : Al Moufid
Rubrique : Se préparer aux examens
Problème : 2
Référence : Examen National 2003 — Session normale
Méthodes essentielles : transformer une équation exponentielle à l’aide du logarithme népérien, étudier une fonction par ses limites et ses dérivées, appliquer le théorème des valeurs intermédiaires avec la stricte monotonie, puis exploiter les relations \(f(a_n)=n\) et \(f(b_n)=n\) pour étudier deux suites.

Problème 2 Équation \(e^x=x^n\) et suites de solutions

Énoncé général

Première partie. On veut étudier les solutions positives de l’équation :

\[ (E):\quad e^x=x^n, \qquad n\in\mathbb N^*. \]

On considère la fonction \(f\) définie sur :

\[ D=[0,1[\cup]1,+\infty[ \]

par :

\[ f(x)=\frac{x}{\ln x}\quad\text{si }x\ne0, \qquad f(0)=0. \]

On note \(\mathcal C\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

Deuxième partie. On étudie la convergence des suites \((a_n)_{n\ge3}\) et \((b_n)_{n\ge3}\), où \(a_n\) et \(b_n\) sont les deux solutions obtenues dans la première partie.

Première partie — Étude de la fonction \(f\)

I-1 Transformation de l’équation \((E)\)
Vérifier que, pour tout \(x\in]0,1[\cup]1,+\infty[\), on a : \[ e^x=x^n\iff n=f(x). \]
Correction

Soit \(x\in]0,1[\cup]1,+\infty[\). Alors \(x>0\) et \(x\ne1\). Par conséquent, \(\ln x\) existe et \(\ln x\ne0\).

Les deux membres de l’égalité \(e^x=x^n\) étant strictement positifs, on peut appliquer le logarithme népérien :

\[ \begin{aligned} e^x=x^n &\iff \ln(e^x)=\ln(x^n)\\[2mm] &\iff x=n\ln x. \end{aligned} \]

Comme \(\ln x\ne0\), on peut diviser par \(\ln x\) :

\[ x=n\ln x \iff n=\frac{x}{\ln x}. \]

Or, pour \(x\ne0\) appartenant à \(D\) :

\[ f(x)=\frac{x}{\ln x}. \]

Toutes les transformations précédentes étant équivalentes, on obtient :

\[ \boxed{ e^x=x^n\iff n=f(x) } \]
Ainsi, les solutions positives de \((E)\), différentes de \(1\), correspondent exactement aux abscisses des points d’intersection de la courbe \(\mathcal C\) avec la droite horizontale d’équation \(y=n\).
I-2 Dérivabilité à droite en \(0\)
Montrer que \(f\) est dérivable à droite en \(0\).
Correction

Comme \(0\) est l’extrémité gauche de l’ensemble de définition, on étudie le taux d’accroissement lorsque \(x\to0^+\) :

\[ \frac{f(x)-f(0)}{x-0}. \]

Pour \(x\in]0,1[\), on a \(f(x)=\dfrac{x}{\ln x}\) et \(f(0)=0\). Ainsi :

\[ \begin{aligned} \frac{f(x)-f(0)}{x-0} &=\frac{\dfrac{x}{\ln x}}{x}\\[2mm] &=\frac1{\ln x}. \end{aligned} \]

Or :

\[ \lim_{x\to0^+}\ln x=-\infty. \]

Donc :

\[ \lim_{x\to0^+}\frac1{\ln x}=0. \]

La limite du taux d’accroissement existe et est finie. Par conséquent, \(f\) est dérivable à droite en \(0\), et :

\[ \boxed{f'_d(0)=0.} \]

Géométriquement, \(\mathcal C\) admet au point \(O(0,0)\) une demi-tangente à droite horizontale, d’équation :

\[ \boxed{y=0.} \]
I-3 Limites et interprétations géométriques
Calculer les limites suivantes : \[ \lim_{x\to1^-}f(x), \qquad \lim_{x\to1^+}f(x), \qquad \lim_{x\to+\infty}f(x), \qquad \lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}x. \] Puis interpréter géométriquement les résultats obtenus.
Correction

1. Limite lorsque \(x\to1^-\).

Lorsque \(x\to1^-\), on a \(x\to1\) et \(\ln x\to0^-\). Le numérateur tend vers \(1>0\), tandis que le dénominateur tend vers \(0\) par valeurs négatives. Donc :

\[ \boxed{ \lim_{x\to1^-}f(x)=-\infty. } \]

2. Limite lorsque \(x\to1^+\).

Lorsque \(x\to1^+\), on a \(x\to1\) et \(\ln x\to0^+\). Le numérateur tend vers \(1>0\), tandis que le dénominateur tend vers \(0\) par valeurs positives. Donc :

\[ \boxed{ \lim_{x\to1^+}f(x)=+\infty. } \]

Les deux limites précédentes montrent que la droite :

\[ \boxed{x=1} \]

est une asymptote verticale à la courbe \(\mathcal C\).

3. Limite lorsque \(x\to+\infty\).

On utilise la limite fondamentale :

\[ \lim_{x\to+\infty}\frac{\ln x}{x}=0. \]

Pour \(x>1\), on a \(\dfrac{\ln x}{x}>0\), et :

\[ f(x) =\frac{x}{\ln x} =\frac1{\dfrac{\ln x}{x}}. \]

Comme \(\dfrac{\ln x}{x}\to0^+\), on obtient :

\[ \boxed{ \lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. } \]

4. Limite de \(\dfrac{f(x)}x\).

Pour \(x>1\) :

\[ \frac{f(x)}x =\frac{\dfrac{x}{\ln x}}x =\frac1{\ln x}. \]

Or \(\ln x\to+\infty\). Par conséquent :

\[ \boxed{ \lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}x=0. } \]
\[ \boxed{ \begin{aligned} &\lim_{x\to1^-}f(x)=-\infty, \qquad \lim_{x\to1^+}f(x)=+\infty,\\[1mm] &\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty, \qquad \lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}x=0. \end{aligned} } \]
Au voisinage de \(+\infty\), on a simultanément \(f(x)\to+\infty\) et \(\dfrac{f(x)}x\to0\). La courbe \(\mathcal C\) admet donc une branche parabolique de direction l’axe des abscisses.
I-4 Variations de la fonction \(f\)
Étudier les variations de la fonction \(f\) sur chacun des intervalles \([0,1[\) et \(]1,+\infty[\), puis donner son tableau de variations.
Correction

Pour tout \(x\in]0,1[\cup]1,+\infty[\), la fonction \(f\) est dérivable et :

\[ \begin{aligned} f'(x) &=\frac{1\cdot\ln x-x\cdot\dfrac1x}{(\ln x)^2}\\[2mm] &=\frac{\ln x-1}{(\ln x)^2}. \end{aligned} \]

Ainsi :

\[ \boxed{ f'(x)=\frac{\ln x-1}{(\ln x)^2}. } \]

Comme \((\ln x)^2>0\), le signe de \(f'(x)\) est celui de \(\ln x-1\).

Sur \(]0,1[\).

On a \(\ln x<0\), donc \(\ln x-1<0\). Par conséquent :

\[ f'(x)<0. \]

La fonction \(f\) est strictement décroissante sur \(]0,1[\). De plus, pour tout \(x\in]0,1[\), \(f(x)<0=f(0)\). Elle est donc strictement décroissante sur \([0,1[\).

Sur \(]1,+\infty[\).

On résout :

\[ \ln x-1=0 \iff \ln x=1 \iff x=e. \]

Si \(1<x<e\), alors \(0<\ln x<1\), donc \(f'(x)<0\).

Si \(x>e\), alors \(\ln x>1\), donc \(f'(x)>0\).

Enfin :

\[ f(e)=\frac{e}{\ln e}=e. \]

Traduction textuelle du tableau de variations :

• Sur \([0,1[\), la fonction \(f\) est strictement décroissante de \(f(0)=0\) vers \(-\infty\) lorsque \(x\to1^-\).

• Sur \(]1,e]\), la fonction \(f\) est strictement décroissante de \(+\infty\) lorsque \(x\to1^+\) jusqu’à \(f(e)=e\).

• Sur \([e,+\infty[\), la fonction \(f\) est strictement croissante de \(e\) vers \(+\infty\).

La fonction \(f\) admet sur \(]1,+\infty[\) un minimum égal à \(e\), atteint pour \(x=e\). Le point correspondant de la courbe est \(A(e,e)\).
I-5 Point d’inflexion de \(\mathcal C\)
Montrer que la courbe \(\mathcal C\) admet un point d’inflexion dont on déterminera les coordonnées.
Correction

On a :

\[ f'(x)=\frac{\ln x-1}{(\ln x)^2}. \]

Pour calculer la dérivée seconde, on peut écrire :

\[ f'(x)=(\ln x-1)(\ln x)^{-2}. \]

Pour tout \(x\in]0,1[\cup]1,+\infty[\) :

\[ \begin{aligned} f''(x) &=\frac1x(\ln x)^{-2} -\frac{2(\ln x-1)}{x(\ln x)^3}\\[2mm] &=\frac{\ln x-2(\ln x-1)}{x(\ln x)^3}\\[2mm] &=\frac{2-\ln x}{x(\ln x)^3}. \end{aligned} \]

Ainsi :

\[ \boxed{ f''(x)=\frac{2-\ln x}{x(\ln x)^3}. } \]

Sur \(]0,1[\). On a \(2-\ln x>0\), \(x>0\) et \((\ln x)^3<0\). Donc \(f''(x)<0\), et \(\mathcal C\) est concave sur \(]0,1[\).

Sur \(]1,e^2[\). On a \(0<\ln x<2\). Ainsi \(2-\ln x>0\) et \((\ln x)^3>0\). Donc \(f''(x)>0\), et \(\mathcal C\) est convexe sur \(]1,e^2[\).

Sur \(]e^2,+\infty[\). On a \(\ln x>2\), donc \(2-\ln x<0\), tandis que le dénominateur est positif. Par conséquent \(f''(x)<0\), et \(\mathcal C\) est concave sur \(]e^2,+\infty[\).

La dérivée seconde s’annule pour :

\[ 2-\ln x=0 \iff \ln x=2 \iff x=e^2. \]

Elle change de signe de \(+\) vers \(-\) en \(e^2\). La courbe admet donc un point d’inflexion d’abscisse \(e^2\).

Son ordonnée vaut :

\[ f(e^2)=\frac{e^2}{\ln(e^2)}=\frac{e^2}{2}. \]
\[ \boxed{ I\left(e^2;\frac{e^2}{2}\right) } \]
I-6 Construction de la courbe \(\mathcal C\)
Construire la courbe \(\mathcal C\).
Correction

La construction repose sur tous les résultats précédents.

Branche sur \([0,1[\). La courbe passe par \(O(0,0)\), où elle admet la demi-tangente horizontale \(y=0\). Elle reste sous l’axe des abscisses, elle est strictement décroissante et concave, puis elle tend vers \(-\infty\) lorsque \(x\to1^-\).

Asymptote verticale. La droite \(x=1\) est une asymptote verticale. À gauche de cette droite, \(f(x)\to-\infty\), tandis qu’à droite, \(f(x)\to+\infty\).

Branche sur \(]1,+\infty[\). La courbe décroît de \(+\infty\) jusqu’au minimum \(A(e,e)\), où la tangente est horizontale d’équation \(y=e\). Elle croît ensuite vers \(+\infty\).

Concavité. La branche droite est convexe sur \(]1,e^2[\), passe par le point d’inflexion \(I\left(e^2;\dfrac{e^2}{2}\right)\), puis devient concave sur \(]e^2,+\infty[\).

Au voisinage de \(+\infty\). La courbe admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses.

Représentation qualitative de la courbe de f(x)=x sur ln(x) Deux branches séparées par l’asymptote verticale x égale 1, avec le point O, le minimum A et le point d’inflexion I. x y O x = 1 A(e,e) I(e²,e²/2) O(0,0) 𝒞

Schéma qualitatif de \(\mathcal C\), construit à partir des limites, des variations et de la concavité.

La courbe possède deux branches séparées par l’asymptote verticale \(x=1\). Les points remarquables nécessaires à la construction sont \(O(0,0)\), \(A(e,e)\) et \(I\left(e^2;\dfrac{e^2}{2}\right)\).
I-7 Nombre de solutions de l’équation \((E)\)
Montrer que, si \(n\ge3\), alors l’équation \((E)\) admet exactement deux solutions \(a_n\) et \(b_n\) telles que : \[ 1<a_n<e<b_n. \]
Correction

D’après la question 1 :

\[ e^x=x^n \iff f(x)=n. \]

On cherche donc les intersections de \(\mathcal C\) avec la droite horizontale d’équation \(y=n\).

Sur \([0,1[\).

On a \(f(0)=0\) et, pour tout \(x\in]0,1[\), \(\ln x<0\), donc :

\[ f(x)=\frac{x}{\ln x}<0. \]

Comme \(n\ge3>0\), l’équation \(f(x)=n\) n’admet aucune solution dans \([0,1[\).

Sur \(]1,e]\).

La fonction \(f\) est continue et strictement décroissante sur \(]1,e]\), avec :

\[ \lim_{x\to1^+}f(x)=+\infty \qquad\text{et}\qquad f(e)=e. \]

On sait que \(e<3\), et \(n\ge3\). Ainsi :

\[ e=f(e)<n<+\infty. \]

D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel \(a_n\in]1,e[\) tel que \(f(a_n)=n\). Comme \(f\) est strictement décroissante sur cet intervalle, cette solution est unique.

Sur \([e,+\infty[\).

La fonction \(f\) est continue et strictement croissante sur \([e,+\infty[\), avec :

\[ f(e)=e<n \qquad\text{et}\qquad \lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. \]

D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel \(b_n\in]e,+\infty[\) tel que \(f(b_n)=n\). La stricte croissance de \(f\) assure l’unicité de cette solution.

Pour tout entier \(n\ge3\), l’équation \((E)\) admet exactement deux solutions positives \(a_n\) et \(b_n\), vérifiant : \[ \boxed{ 1<a_n<e<b_n. } \]

Deuxième partie — Convergence des suites \((a_n)\) et \((b_n)\)

II-1 Limite de la suite \((b_n)\)
Montrer que, pour tout \(n\ge3\) : \[ b_n\ge n, \] puis en déduire la limite de la suite \((b_n)_{n\ge3}\).
Correction

Comme \(b_n\) est une solution de \((E)\), on a, d’après la première partie :

\[ f(b_n)=n. \]

Donc :

\[ \frac{b_n}{\ln(b_n)}=n, \]

ce qui donne :

\[ b_n=n\ln(b_n). \]

Or \(b_n>e\). La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur \(]0,+\infty[\), on obtient :

\[ \ln(b_n)>\ln e=1. \]

Comme \(n>0\), on peut multiplier cette inégalité par \(n\) :

\[ n\ln(b_n)>n. \]

Puisque \(n\ln(b_n)=b_n\), on a même :

\[ b_n>n. \]

En particulier :

\[ \boxed{b_n\ge n.} \]

Enfin, \(n\to+\infty\) et \(b_n\ge n\). D’après le théorème de comparaison :

\[ \boxed{ \lim_{n\to+\infty}b_n=+\infty. } \]
II-2-a Monotonie et convergence de \((a_n)\)
Montrer que la suite \((a_n)_{n\ge3}\) est décroissante, puis en déduire qu’elle est convergente.
Correction

Pour tout entier \(n\ge3\), on a :

\[ f(a_n)=n. \]

Au rang \(n+1\), on a également :

\[ f(a_{n+1})=n+1. \]

Par conséquent :

\[ f(a_{n+1})=n+1>n=f(a_n). \]

Or \(a_n\) et \(a_{n+1}\) appartiennent à \(]1,e[\), intervalle sur lequel \(f\) est strictement décroissante. L’ordre des images étant inversé par une fonction strictement décroissante, on en déduit :

\[ a_{n+1}<a_n. \]

Ainsi, la suite \((a_n)_{n\ge3}\) est strictement décroissante.

D’autre part, pour tout \(n\ge3\) :

\[ a_n>1. \]

La suite \((a_n)\) est donc minorée par \(1\). Toute suite décroissante et minorée est convergente.

\[ \boxed{ (a_n)_{n\ge3}\text{ est strictement décroissante et convergente.} } \]
II-2-b Encadrement de \(\ln(a_n)\) et limite de \((a_n)\)
Montrer que, pour tout \(n\ge3\) : \[ \frac1n<\ln(a_n)<\frac en, \] puis en déduire la limite de la suite \((a_n)_{n\ge3}\).
Correction

Comme \(f(a_n)=n\), on a :

\[ \frac{a_n}{\ln(a_n)}=n. \]

Puisque \(a_n>1\), on a \(\ln(a_n)>0\). L’égalité précédente peut donc s’écrire :

\[ a_n=n\ln(a_n), \]

puis :

\[ \ln(a_n)=\frac{a_n}{n}. \]

Or, d’après la première partie :

\[ 1<a_n<e. \]

Comme \(n>0\), la division par \(n\) conserve le sens des inégalités :

\[ \frac1n<\frac{a_n}{n}<\frac en. \]

En utilisant \(\dfrac{a_n}{n}=\ln(a_n)\), on obtient :

\[ \boxed{ \frac1n<\ln(a_n)<\frac en. } \]

Or :

\[ \lim_{n\to+\infty}\frac1n=0 \qquad\text{et}\qquad \lim_{n\to+\infty}\frac en=0. \]

D’après le théorème des gendarmes :

\[ \lim_{n\to+\infty}\ln(a_n)=0. \]

Comme \(a_n=e^{\ln(a_n)}\) et que la fonction exponentielle est continue en \(0\), on en déduit :

\[ \boxed{ \lim_{n\to+\infty}a_n=1. } \]
II-2-c Limite de \(a_n^n\)
Montrer que : \[ \lim_{n\to+\infty}a_n^n=e. \]
Correction

Pour tout entier \(n\ge3\), le nombre \(a_n\) est une solution de l’équation :

\[ e^x=x^n. \]

En remplaçant \(x\) par \(a_n\), on obtient :

\[ e^{a_n}=a_n^n. \]

D’après la question précédente :

\[ \lim_{n\to+\infty}a_n=1. \]

La fonction exponentielle étant continue sur \(\mathbb R\), on a :

\[ \lim_{n\to+\infty}e^{a_n} =e^{\lim\limits_{n\to+\infty}a_n} =e^1 =e. \]

Comme \(a_n^n=e^{a_n}\), il vient :

\[ \boxed{ \lim_{n\to+\infty}a_n^n=e. } \]

Méthodes à retenir

  • Pour transformer une équation contenant une exponentielle et une puissance positive, on peut appliquer le logarithme népérien aux deux membres.
  • Le théorème des valeurs intermédiaires donne l’existence d’une solution ; la stricte monotonie permet ensuite d’établir son unicité.
  • Une étude complète de fonction rassemble les limites, les asymptotes, la dérivée, les variations, la dérivée seconde et la concavité.
  • Les relations \(f(a_n)=n\) et \(f(b_n)=n\) permettent de transformer l’étude des suites en égalités et en encadrements simples.
  • Pour déterminer \(\lim a_n^n\), il est ici préférable d’utiliser directement l’équation vérifiée par \(a_n\) : \(a_n^n=e^{a_n}\).
Préparé par :
Hammou Boudraa — Enseignant des mathématiques
Lycée Oum Rabiaâ — M’rirt

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Correction — Examen national 2025 session de rattrapage — 2e Bac Sciences Mathématiques

Correction — Examen national 2025 Session de rattrapage — 2e Bac Sciences Mathématiques Ressource : correction détaillée de l’examen national 2025, session de rattrapage. Niveau : 2e Bac Sciences Mathématiques A/B. Contenu traité : analyse, suites, nombres complexes, arithmétique et structures algébriques. Total : 20 points. Objectif pédagogique : Cette page propose une correction écrite et progressive, destinée à aider les élèves à comprendre la méthode de résolution, la justification des passages importants et la rédaction attendue dans un sujet de type examen national. Les résultats sont présentés avec des explications détaillées afin de faciliter la révision autonome. Remarque importante : Cette correction est une production pédagogique personnelle. Elle ne remplace pas le document officiel du ministère, mais elle sert de support de travail pour les élèves de 2e Bac Sciences Mathématiques qui souhaitent comparer leur rédaction avec une correction struct...

Correction Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT

Correction Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Correction détaillée, soignée et prête pour Blogger. Les figures sont intégrées directement dans le code et les boutons de retour au menu principal sont ajoutés après chaque question. Matière : Mathématiques Filières : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre Session : Ordinaire 2026 Énoncé lié : Voir l’énoncé de l’examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Accès rapide aux exercices et parties Exercice 1 — Géométrie dans l'espace Exercice 2 — Nombres complexes Exercice 3 — Probabilités Problème — fonctions numériques, suites et calcul intégral Accès rapide aux questions Exercice 1 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 2.c. Exercice 2 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 3.a. 3.b. Exercice 3 1.a. 1.b. 2. 3.a. 3.b. Partie I 1.a. 1.b. 2.a. 2.b. 2.c. 2.d. Partie II 1.a. 1.b. 1.c. 2.a. 2.b. 2.c. 3. 4.a. 4.b. 5.a. 5.b. 5.c. Partie III 1. 2. 3. Exercice 1 : Géométrie dans l...

Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT

Examen national 2026 — Mathématiques — PC/SVT Énoncé de l’examen national unifié du baccalauréat — session ordinaire 2026. Matière : Mathématiques Filières : Sciences Physiques et Sciences de la Vie et de la Terre Durée : 3 heures Coefficient : 7 PDF : un lien vers le fichier PDF de cet énoncé est disponible en bas de cette page. Instructions générales : L’utilisation d’une calculatrice non programmable est autorisée. Le candidat peut traiter les exercices et le problème suivant l’ordre qui lui convient. Il est recommandé d’éviter l’usage de la couleur rouge dans la rédaction des solutions. Accès rapide aux exercices Exercice 1 — 3 points Exercice 2 — 3,5 points Exercice 3 — 2,5 points Problème — 11 points Accès rapide aux questions Exercice 1 1.a 1.b 1.c 2.a 2.b 2.c Exercice 2 1.a 1.b 1.c 2.a 2.b 3.a 3.b Exercice 3 1.a 1.b 2 3.a 3.b Problème — Partie I 1.a 1.b ...